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Biographie > Ben Harper

Nom : Harper
Prénom : Ben
Date de naissance : 28 octobre 1969
Lieu de jeunesse : Claremont, désert Mohave, Californie
Père : Leonard, percussioniste
Mère : Ellen, chanteuse et guitariste
Grands-parents : fondateurs du "Folk Music Center" de Claremont en 1958
Activité actuelle : discrète star du rock/folk
Groupe ami : The Innocent Criminals
Discogrpahie simplifiée : Pleasure and pain (Cardas Records, 1992, épuisé), Welcome to the cruel world (Virgin, 1994), Fight for your mind (Virgin, 1995), The will to live (Virgin, 1997), Burn to shine (Virgin, 1999), Live from Mars (Virgin, 2001, double live), Diamonds on the inside (Virgin, 2003).

Ben Harper / Chronique LP > Call it what it is

Ben harper - call it what it is Au fil de sa carrière musicale, Ben Harper s'est entouré de trois groupes. Dans les années 90, il se fait découvrir par l'album Welcome to the cruel world (1994) accompagné des Innocent Criminals. Le succès de cette époque se confirme avec Burn to shine (1999) et Live from Mars (2001). Ben Harper prend ensuite d'autres directions musicales avec notamment The Blind Boys Of Alabama puis Relentless7. En 2007, le chanteur renoue brièvement avec The Innocent Criminals pour Life line. Plusieurs années se passent ensuite sans qu'ils ne se produisent ensemble. L'année dernière, Harper rappelle ses vieux copains. Bien sûr, ils pourraient tout aussi bien faire une tournée sur leurs tubes. Mais ils ne veulent plus. Alors direction les studios...

Le retour d'un groupe que l'on a aimé est toujours perturbant. La nostalgie nous rappelle à ces disques que l'on peut écouter toute une vie, à cette heure où pour nous, il existait chez le musicien un génie qui lui avait permis d'atteindre des sommets. Le nouvel opus devient une menace dans laquelle réside le pouvoir de détrôner une icône. Pour autant, la curiosité l'emporte toujours. Alors, on se risque à tendre une oreille...

Première piste de la galette : "When the sex was dirty". Ben Harper avait mis ce titre de côté en pensant le jouer avec The Innocent Criminals. C'est effectivement un rock classique bien senti qui correspond tout à fait à la formation. Guitares, percussions, basses se mélangent pour signer intensément le come back dès les premières minutes. Le côté pop des refrains - dirigé par des "NaNa, NaNa, NaNa" à la voix - parait un peu facile mais le titre est suffisamment entraînant pour que cela passe au second plan. Sur "Deeper and deeper", Le clavier est de sorti et tranquillise son monde qui est bientôt bercé par la mélodie chanté par Mr Harper. Sur le titre suivant, c'est une teinte plus bluesy qui pointe le bout de son nez. Puis l'album prend un virage et décolle sincèrement. "How dark is gone" part et le rythme colle à la peau des musiciens. Les percussions africaines claquent et l'âme du chanteur est enfin mise à nu : c'est beau de simplicité. Par ses apports funky et soul, "Shine" répond véritablement à son titre par une ambiance plus lumineuse. Justement, "All that has grown" radoucit les mœurs. Cette fois-ci, c'est Ben et sa guitare qui nous invite à fermer les yeux pour nous offrir un voyage. L'esprit joyeux qui habite "Pink ballon" relance la machine. Plutôt pop, La dynamique de ce morceau lui permettra certainement d'être diffusé largement. Si "Finding our way" détone par son reggae, "Bones" nous remet dans le bain d'un son made in Innocent Criminals. Sur la fin de l'album vient l'entraînant "Dance with fire" qui pourrait être une chanson des débuts.

Alors ce retour avec The Innocent Criminals ? Les premières écoutes souffraient certainement de comparaison avec les premières productions de la formation. Cela dit, Call it what it is est un album qui convainc dans le temps. La formation garde son identité en affichant la diversité de ses premières influences et une note de fraîcheur. Dans tous les cas, ce disque m'aura donné envie de ré-écouter les anciens. C'est un bon indicateur...

Ben Harper / Chronique LP > Diamonds on the inside

Ben Harper : Diamonds on the inside Ben Harper est un touche à tout, depuis une base folk et rock, il s'amuse à décliner les styles avec une facilité déconcertante, sur Diamonds on the inside, nouvel opus qui offre plus d'une heure de musique, il commence par nous surprendre avec "With my own two hands" un titre reggae au rythme jamaïcain que Bob Marley aurait applaudi avec ses deux mains. Surprenant à la première écoute, ce morceau qui pourrait apparaître comme un intrus trouve en fait sa place dans l'hétérogénéité de l'album puisque Ben Harper n'hésite pas une seconde à le faire suivre par "When it's good" qui laisse remonter à la surface ses influences country/blues. Et c'est tout le CD qui est comme ça, chaque titre est porté par des inspirations différentes très marquées mis à part quelques titres très "Harperiens" comme la piste qui donne son nom à l'album, un "Diamonds on the inside" et bonne facture. Sur "Touch from your lust" le guitariste ressort sa pédale d'effet et son style aérien puis calme le jeu sur "When she believes", après la guitare et les orchestrations mélancolico-nostalgiques, c'est à la quatre cordes de faire parler d'elle, d'abord sur "Brown eyed blues" puis sur "Bring the fuck" qui met en valeur une basse forcément ... funky. Changement de registre ensuite avec le bluesy "Everything" et deux titres très rock'n'roll, "Temporary remedy" et "So high so low" raviront les amateurs de Lenny Kravitz alors que ceux qui apprécient les percus écouteront plus attentivement "Blessed to be a witness". L'album se termine au ralenti et si Diamonds on the inside manque parfois d'unité, c'est un très bon album puisque le seul "Picture of Jesus" n'est pas très inspiré alors qu'on a à l'intérieur une petite brochette de diamants à savoir la succession de "Everything", "Amen Omen" et des deux titres rock très électriques. "Amen Omen" restant mon titre préféré, à l'image de Ben Harper, il est simple, chaleureux, mélodieux, maîtrise différents instruments et sans trop se faire remarquer s'installe durablement dans l'histoire du rock.