Bad Siam Cat - ...radio plays the Grand Funk Comme les The Black Flowers, les Bad Siam Cat sont lyonnais, aiment les félins (cf. set free the devil inside) et font dans le rock qui déboite les rotules, sauf qu'ici on ne lorgne pas vers la Suède mais plutôt de l'autre coté de l'Atlantique (Zeke, New Bomb Turks : les groupes de cette trempe...) avec pour résultat du rock hi-energy brut de décoffrage avec des consonances punk garage où la fioriture n'a pas lieu d'être au milieu de cette débauche d'énergie caractérisée. La première piste, "Sonic bus" prend des allures de bus scolaire lancé à toute allure dans un célèbre navet hollywoodien avec Keanu Reeves : riff électrisant, voix débraillée, rythme soutenu chevauché par un refrain qui tacle les neurones. ...radio plays the Grand Funk sent à plein nez le trip de musiciens habités à mort par le rock vintage et "U stole my gun" achèvera de nous convaincre avec son déluge sonique saccadé motivé par un désir omniprésent de te filer l'envie de bouger de la tête frénétiquement. Bad Siam Cat marque des points mais ne s'arrête pas là pour autant en continuant son entreprise de contamination massive du virus rock'n'roll avec quelques patates chaudes lancées à la vitesse du service d'Andy Roddick, notamment le particulièrement réussi "Sick to my guts" qui se la joue plus incisif ou le titre éponymique "Bad Siam Cat" qui voit le groupe toujours dans ce registre du "on marche sur des charbons ardents, pas de temps à perdre". Comme en plus, les Bad Siam Cat terminent l'EP sur un "I buzz around" à la basse tonitruante, on ne peut que saluer ce ...radio plays the Grand Funk comme une belle découverte de plus en matière de rock'n'roll qui pulse. Ça manque peut-être parfois d'un poil de singularité qui les extirperait d'une masse de groupes du genre mais c'est bien fait, suffisamment grisant et c'est déjà carrément pas mal. Les encouragements sont donc de mises : adoptez un Bad Siam Cat, vous ne le regretterez sans doute pas.