rock Rock > Audrey Horne

Biographie > Audrey Horne

Audrey Horne La Norvège est pleine de surprises, terre d'accueil par défaut du Black métal, elle héberge aussi quelques groupes rock, grunge, voir soft-metal, de fort bonne facture, par exemple El Caco, Ribozyme, ou plus récemment Audrey Horne. Ainsi le guitariste d'Audrey Horne n'est autre que Ice Dale jouant au sein de Enslaved, et le précédent bassiste de la formation Tom Cato Visnes joue dans Gorgoroth.
Personnage emprunté à Twin Peaks, Audrey Horne vient de Bergen et délivre un rock qui oscille entre Faith No More, Alice In Chains ou encore A Perfect Circle. Après un premier album à l'accueil torride en 2005, No hay banda (à ne pas confondre avec le groupe du même nom No Hay Banda), mixé par Joe Barresi (Queens of the Stone Age, Tool), le groupe reçoit deux prix pour "Meilleur groupe métal" et "Meilleur espoir". Sorti le 27 aout 2007, Le Fol sur Indie Recordings est le deuxième album du groupe et celui là à des prétentions bien plus européennes que son prédécesseur.

Audrey Horne / Chronique LP > Le Fol

Audrey Horne : Le Fol Produit par Ice Dale (guitariste du groupe et également de Enslaved), Le Fol a un son irréprochable et un mix soigné, une production un peu trop lissée même, qui laisse entrevoir un Audrey Horne un peu trop formaté. Compositions rock, un peu grunge, Audrey Horne sort son épingle du jeu par des riffs dynamiques et un vocaliste excellent.
Arrangement pour cordes et une basse boostée en intro, "In the end" démarre lentement et monte en crescendo régulier, voix en demi-teinte, plombée par une basse à l'inertie incroyable, couplet un tantinet benêt. Intro du même accabit pour l'explosif "Bright lights", atmosphère calme et légèrement dépressive, batterie épurée, qui attaque le bord de la caisse claire plutôt que son centre, guitare légère, voix en avant, le titre enfle soudainement avec des guitares plus métal et un synthé un peu glauque, la batterie enclenche la double pédale et c'est ici que le titre franchit le point de non-retour, montée d'adrénaline, accélération du pouls, la pulsation se fait intense, le chant monte au créneau, ne laisse aucun répit pour un titre qui explose avec fracas.
Audrey Horne alterne plan rock bien carré et bien senti avec quelques déluges sonores qui laisse des séquelles imprévues, "Jaws" surfe de manière endiablée, sur un océan infesté de requins mélodiques, palm-mutings qui sont autant d'ailerons menaçants, couplet sur une guitare qui coule comme des gouttes d'eau, "Monster" commence sur une guitare très sage, un chant introspectif, le tout sonne très sage jusqu'au refrain un peu trop pop, un peu "Nickelback-like". "Pretty girls make graves" (encore à ne pas confondre par le groupe du même nom Pretty Girls make graves) annonce la couleur dès le début avec cet arrangement harmonique particulier, que l'on retrouve sur "So long, euphoria" et sa routine mélodique envoutante, aux couplets magiques, mais encore où les refrains manquent d'un peu de couleur, d'un peu d'épices pour les rendre percutant.