arno futur - cannibal Un médiator, deux mélodies, trois idées et quatre accords, voilà à peu près tout ce qu'il faut à Arno Futur pour écrire un album, la seule bonne excuse qu'il ait trouvé pour ensuite écumer les salles, remuer les foules, rencontrer des gens et faire la fête avec eux. Ex-leader des Sales Majestés, qu'il a quitté en 2014, il a un temps officié sous le nom de Juge Fulton (en duo), d'ailleurs certains titres sur cet opus ont été composé pour ce projet ("Je suis un problème") mais se retrouve désormais seul aux commandes (mais avec des amis à l'écriture) pour présenter une dizaine de ritournelles punks à l'ancienne avec en sous-titre "Tout ce qui nous dévore". Les textes enquillent les problèmes sociétaux et politiques mais laissent de la place à la déconne et au quotidien, notamment celui du groupe ("Garage band" : On se branche sur Midi même quand il est minuit). Musicalement, pas de surprise si tu connais un peu l'histoire du lascar, là où il se démarque, c'est quand l'écriture devient poético-punk ("Junk food"), quand le rythme se pose ("Black spider"), quand il revisite en douceur le titre "Serial killer" (vraiment classe cette version avec Cassandre) ou lorsque, sur scène, il rend hommage à "La révolution" de Mano Solo avec Les Hurlements d'Leo. Et pour tout ça, le gars a encore de l'avenir.