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Ape Machine / Chronique EP > Coalition of the unwilling

Ape Machine - Coalition of The Unwilling La planète des singes, l'armée des douze singes et maintenant pourquoi pas la Machine de Singe. C'est le nom qu'un groupe de rock tout droit venu de l'Oregon a choisi comme une promesse de sauvagerie. Troisième opus du groupe, Coalition of the unwilling est sorti en septembre 2015 sous des allures psychédéliques. L'artwork est une digne illustration des seventies avec ses couleurs pastelles et son visage multiface qui sourit béatement à la vie.
Avec six nouveaux titres dans la boîte, Ape Machine vient gentiment agrémenter une recette vieille de quarante petites années. Sur une base hard rock psyché, la formation américaine tente de faire peau neuve. Une fois repris les belles démonstrations de solo et les cris suraigus parsemés au fil de l'EP, que nous reste-t-il ? Et bien, un esprit sauvage, un rythme survolté et quelques riffs bien lourds qui tous ensemble font plaisir à entendre. Pour se démarquer, les cocos auraient besoin d'une touche plus personnelle épicée, un brin de foufou. En tous les cas, l'énergie et le talent pour faire du bon son-old school sont réunis. C'est le moins que l'on puisse dire.

Ape Machine / Chronique EP > Coalition of the unwilling

Ape Machine - Coalition of The Unwilling Certains groupes font dans le revival classiciste et nous emmerdent, d'autres le font aussi mais de manière super fun. On ne saura pas vous expliquer où commence l'un et où s'arrête l'autre, mais Ape Machine fait clairement partie de la deuxième catégorie. On a beau avoir entendu ça cinquante fois y a un petit grain de folie qui accroche l'oreille tout de suite, probablement grâce à ce coté jam déchaînée qui part dans tout les sens. On traverse un melting pot de hard-rock, de desert-rock, de riff rock, de blues et de psychédélique plus que généreux. Un melting pot tout aussi haut en couleur que sa (chouette) pochette, mais également un melting pot totalement imprévisible avec des structures alambiquées. A l'écoute de certains morceaux, il semble qu'aucun des musiciens n'ait envie de s'arrêter de jouer. On hoche la tête aussi souvent qu'on hallucine et on se laisse embarquer facilement à travers un ensemble tout sauf homogène qui contrairement à nombre de ces confrères a sut mettre du rythme dans son EP. Même la power-ballad de rigueur qui clôture ce sympathique effort s'avère vachement amusante. Si ce n'est qu'un EP, on en prend suffisamment dans la gueule pour croire à un album. Voilà qui doit être absolument jouissif en live !