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Annita Babyface & The Tasty Poneys est un quatuor agissant du coté de Serrière, la ville du rock. Le groupe, formé originellement par Annita Babyface et Benoît il y a un an et demi voit dans ses rangs l'infatigable chef de chantier du punk rock, Forest (Sons of buddha, BZP, The Pookies) à la guitare et Le Bazile (No Guts No Glory, UMFM en dépannage) à la batterie. Faisant du punk power pop son cheval de bataille, Annita Babyface & The Tasty Poneys a quelques concerts à son actif, partageant la scène avec UK Subs, UMFM, BZP,...Quatre morceaux ont été mis en boite chez Kris Arnaud et Alex "Ambré" Borel et font l'objet d'une sortie par le sympathique label Dirty Witch Records.

Annita Babyface and the Tasty Poneys / Chronique LP > Kiss the moustache

Annita Babyface And The Tasty Poneys  - Kiss the moustache "Papa ! papa ! on veut faire un groupe de punk rock !" C'est ainsi que démarre Kiss the moustache. Et bien on aura tout vu !!! Mais si un jour, un de mes mioches veut envoyer du bois avec un band, je veux bien qu'il joue à la mode Tasty Poneys. Playing punk rocky pop is not a crime, voilà ce qu'on devrait apprendre à l'école à nos chères têtes blondes. Et l'école d'Annita Babyface and the Tasty Poneys est au poil (de moustache). Après un premier maxi single qui avait de la gueule, voilà notre quatre compagnons de Serrières qui viennent semer la zizanie et les bonnes vibrations rock 'n' roll.

Kiss the moustache, premier effort longue durée d'Annita Babyface and the Tasty Poneys est à la fois fun, rafraîchissant, enrichissant et bien burné. Et oui, un disque de rock 'n' roll peut être tout ça à la fois. Juré, craché, envoyez le bassinet, c'est pour la bonne cause. Encore une fois, l'ami mexicano Lolo Dirty Witchh ne s'est pas planté en sortant ce premier skeud qui risque d'en réjouir plus d'un. Enregistré durant l'été 2008 au Warmaudio, studio qui commence à devenir un vrai repère de brigands (UMFM, Flying Donuts, Dirty Fonzy,...) Kiss the moustache prouve en 14 plages que le rock 'n' roll n'est pas mort. L'ami Forest nous conte l'histoire des 1001 riffs tandis que le basse/batt' est parfaitement inspiré pour mettre en valeur la voix tantôt douce, tantôt triturée de la miss Annita. On retrouve parmi les nombreux brûlots de nouvelles versions de "Sex on the Balconey" et "Why was I here ?" présents sur le premier maxi. Un excellent premier maxi d'ailleurs, qui a déboulé comme ça, sans rien dire, la prochaine fois, ça serait bien de prévenir les gars . Histoire qu'on se prépare, car franchement, pour une carte de visite, c'était plus un CV carabiné ! Quatre titres courts tellement bons qu'on aurait aimé une suite directe. Et ce premier album tant attendu comble largement mes espérances. Les morceaux sont plus aboutis sans perdre leur fraîcheur. Vous avez capté le truc ? Vous commencez à me connaître, on peut parfois avoir l'impression que je m'enflamme assez vite, mais sur ce coup ci, c'est mûri, Complètement digéré. En même temps, c'est ça le rock, prendre des claques dans la gueule et ne pas avoir envie de riposter tellement c'est bon. Annita Babyface et sa clique explore pas mal de pistes, passant en une pirouette du punk rock pur (toujours) et dur (parfois) ("No problem for good sex" oh oh oh accents Ramoniens), au punk pop aux accents hautement mélodiques ("Why was I where?") en passant par le rock qui tâche ("Why won't you marry me?", on se le demande), sans occulter quelques touches de hardcore ("I don't want to listen anymore") et même quelques accents Pookiesiens ("Egg lady"). Vous connaissez la récitation par coeur, j'adore, un point c'est tout. Quand on me présente un disque abouti, avec une pochette sympa (merci Chester), à la prod efficace, aux compos recherchées et énergiques, et qui plus est agrémenté d'une voix féminine et d'arrangements en place, je n'y vais pas par quatre chemins : jetez une putain d'oreille là dessus et passez commande, Dieu vous le rendra !!! Oli, celle là, elle est pour toi.

Annita Babyface and the Tasty Poneys / Chronique EP > Annita Babyface and the tasty poneys

Annita Babyface and the Tasty Poneys Annita Babyface and the Tasty Poneys est assurément une excellente surprise. Ce genre de surprise au goût rafraîchissant, qui se laisse consommer sans réflexion ni modération. Le quatuor mené d'une main de maîtresse par Annita Babyface respire la fraîcheur, la bonne humeur et la classe. Ce premier maxi (Annita Babyface and the Tasty Poneys) déboule sans crier gare, à peine huit minutes de son, mais un moment terriblement excitant !! "Cindy", premier titre de ce maxi éponyme, met tout de suite les choses en place : couplet punk jusqu'au bout du vernis à ongle, refrain et mélodie power pop à s'en taper la tête contre les murs, et cette voix féminine légèrement saturée qui en impose déjà. 168 secondes de bonheur, guitare efficace, batterie en place, du très bon. "Bad Taste" enfonce le clou en durcissant la donne par la vitesse et la rage. Pas de fioritures, Annita Babyface and the Tasty Poneys va indéniablement à l'efficace. "Sex on the balcony" (les (h)a(rd)mateurs apprécieront !) est quant à lui un bijou de power pop qui voit débouler très rapidement un refrain très accrocheur avec toujours cette voix attachante et affirmée. Mais le meilleur est pour la fin avec ce "Why was I here ?". La transition entre les deux derniers titres de la galette est finement exécutée, et on se retrouve avec un riff de guitare simpliste mais bien envoyé, un couplet efficace et un couplet qui n'est pas en reste. Forest y va de son intervention vocale (ce qui n'est pas pour me déplaire, ce mec est vraiment bon !) pour servir au mieux ce petit bijou. Quatre titres, ça peut paraître très peu pour se forger une opinion sur un groupe, mais quand on se retrouve avec quatre chansons de qualité, brillamment exécutées et, de surcroît, efficaces à souhait, on ne peut pas se tromper. On ne peut que prêter à Annita Babyface and the Tasty Poneys un avenir brillant. Maintenant qu'ils nous ont mis l'eau à la bouche, un album est exigé par votre serviteur, et le plus vite possible. Pour vous faire une idée sur ce groupe et vérifier que vous n'êtes pas en train de vous faire entuber par Monsieur de Champi himself (ce qui resterait toutefois un honneur, admettez le), la totalité de ce maxi est en écoute intégrale sur le Myspace du groupe.