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Biographie > Anka

Rock énergique à la rythmique implacable, une basse qui gronde, sème la panique dans les dernières cellules rétives, une mélodie bien travaillée au corps, Anka c'est un mélange de l'énergie power-pop à la Dolly, et du rock bien tassé à la Virago pour l'assise carré des fondations. A l'instar de ces derniers, Anka vient de Grenoble et le rock qu'ils concoctent est d'un effet dévastateur sur la santé. Les rythmiques sont puissantes, carrés, énergiques, avec un groove entre blues saturé et rock'n'roll déjanté, et laissent une belle place aux mélodies vivantes et matures, mais qui restent sages parfois.

Anka / Chronique LP > A peine arrivé

anka : à peine arrivé Enfin le voilà, le premier album de Anka, A peine arrivé est sorti dans les bacs il y a trois mois, et diffuse avec énergie sa power-pop aux influences multiples. "Comme tu respires" exhale les mélodies légères et vibrantes, "Une étoile" se propulse dans la stratoshpère, une mélodie simple et efficace, une atmosphère millimétrée, la mise en orbite à lieu sur une explosion de guitare dopé aux propergols.
Anka sonne parfois un peu Mamguz, mais s'enflamme à la moindre étincelle, le brasier brûle alors avec véhémence, "Un amour amer" roule à tombeaux ouverts sur un riff avec un grain qui gratte à la peau et sussure à l'oreille, une basse qui claque lentement contre le manche, la reprise du riff une octave plus haute est classique,mais démentielle (Hé, Metallica ?).
Anka fait résonner son pop-métal, avec entre autre "Encore une fois" ou "X", harmoniques, effets stéréo, échos lointains, un truc bétonné, avec un chant en français qui alterne avec des parties musclées, Anka maîtrise son style et offre avec A peine arrivé un album homogène.
Enregistré au studio des Forces Motrices par Ludo Ze Fish (Virago, Paraffine), cet album de 11 titres vole de titres pêchus à des titres plus introspectifs. A chemin entre les deux, "Le cirque des clones" ondule sous les spasmes, les mélodies sont excellentes, tout du moins, une fois que l'on a dompté l'effet un peu particulier qui semble à la mode sur la voix.

Anka / Chronique EP > Antibiotique


Anka : Antibiotique Antibiotique est la deuxième démo d'Anka, les 4 titres sont intenses, un concentré du potentiel du groupe. Coup de chapeau à l'artwork de la démo, avec son couvercle de boîte à gélules, qui n'est autre que le CD, et la gélule coincé sur le bord. Mélodie enfantine en ouverture, la boîte à musique égrène lentement ses notes, et s'éteint doucement pour laisser place à une basse bien ronde, aux attaques franches et radieuses, qui font penser à Dolly, les guitares arrivent sans compromis, rythmique béton, bientôt suivie d'une mélodie menée du bout des doigts, s'infiltrant entre les rideaux de saturation tendus, les fils électriques, une batterie binaire, et un chant contenu. "Vive Versa" continue sans vergogne son travail de sape, les paroles s'insinue lentement dans la tête, aidé par l'attaque continue des guitares, changement de relief, guitare étouffée esquise, l'annonce d'un refrain plus énervé, Nostradamus se prend sa claque, le 2-4 de la caisse claire devient un peu répétitif sur certains passages, mais les riffs de guitare sont d'une rare énergie malgré leur simplicité, complexification de l'atmosphère, quelques harmoniques, accros de guitares, des perles de bonheur enfouis sous des strates d'un rock rondement mené.
Montée délicieuse, batterie aigüe, lointaine, basse cradingue, acide et fine, rétablissement de l'équalizeur et un riff de guitare destructeur, glissant, ondulant, vibrant, qui s'intensifie en se raréfiant, passage doux, guitare étouffée, des notes qui roulent, s'écoulent lentement, avec sensualité, reprennent vigueur et accompagne avec grâce un chant un peu distant. Chant mélodique, un peu étiré, sacadé, qui prend son envol sur le refrain de "Mine de Rien", qui n'accapare pas le premier plan.
Harmonies claires de guitares qui s'entremèlent, mélodies qui se rapprochent et se séparent, indispensable l'une à l'autre, chant radiophonique, craquelé, le refrain de "Antibiotique", titre éponyme de la démo, est d'une facture plus classique, symbiose chant-guitare, un bon soutien de la basse, -Donnes moi un antibiotique-, le chant ose quelques excursions hors sentiers du plus bel effet, -que je puisses me défiler-, la magie de la mélodie d'intro produit son effet, claquement de batterie, basse imperturbable, chant saturé, structure pop plus un solo pas désagréable, break, passage étroit, guitares légères, chant introspectif -Maintenant trop tard, tu vas broyer du noir-, la fin s'enflamme entre blues et punk déhanché.
Une minute d'adrénaline pour le morceau du même nom, un blues au groove endiablé, aux guitares accérées, aux motorisations huilés, avec des montés sur le manche, limite Clawfinger dans l'esprit sonore, un petit claquement de slap, décharge d'adrénaline, une minute de bon son. Anka délivre Antibiotique, mais pas la posologie : matin, midi et soir !