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Rock
Angel City Outcasts
Biographie > Whisky rebels in L.A
Natifs de Los Angeles, les Angel City Outcasts se sont formés en 2002. Alex Brugge (chant), Alex Zabolotsky (basse), Tak Browen (guitare, chant), Bob Zamudio (guitare) et Ryan "Scotchy" Markley (batterie) décident alors de mettre le boxon dans la Cité des anges en mélangeant les backgrounds musicaux de chacun des membres du groupe pour un résultat à tremper dans le whisky pur malt. Punk, hardcore, hardrock et un même un soupçon de country/ rockabilly (et oui...), Angel City Outcasts se retrouve alors avec un cocktail furieusement alcoolisé, que le groupe baptise lui-même "Street-punk-rock'n roll". Armé d'un son hérité des Guns N'Roses et de toute la mouvance hard rock des 80's, ACO fait ses premières armes discographiques avec l'EP 5 titres Pints and going strong puis l'album Let it ride. Le groupe se fait connaître outre-Atlantique en écumant les salles américaines aux côtés des U.S Bombs, The Adolescents et surtout des Dead Kennedys, avant de franchir un nouveau cap au début de l'été 2006, celui de la confirmation avec son deuxième album studio : Deadrose Junction.
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Angel City Outcasts / Chronique LP > Deadrose Junction
Heavy et mélodique, c'est la première chose qui vient à l'esprit de tout bon amateur de rock'n roll survolté qui se respecte, à l'écoute de "Made for this" et "Down spiral". Les deux premiers titres de Deadrose Junction annoncent d'ailleurs fièrement la couleur : vous voulez un petit revival hard old-school, une bonne rasade de rock'n roll velu et hormoné branché 80's, vous allez être servis... Angel City Outcasts c'est tout ça, voire un peu plus. Les californiens aiment rentrer dans le lard des ses auditeurs et ne se privent pas de nous faire le coup du "euh, y'en a un peu plus, je vous le mets quand même?", ce qui donne à cet album un côté couillu et rugueux mais également assez provoc autant dans le style rock que dans le feeling punk. En même temps, lorsque l'on est signé sur un label tel que People Like You Records (Adam West, Roger Miret and The Disasters, Born to lose...), ça doit aider. Une petite explication s'imposant alors : il faut savoir que le vrai nom de la structure californienne est en réalité : I use to fuck people like you Records, ce qui donne tout de suite un autre aperçu du truc. Petite déception tout de même à l'écoute de Deadrose Junction, on s'attendait à quelque chose de très corrosif, irrévérencieux et donc pas du tout consensuel, au lieu de ça, Angel City Outcasts a parfois tendance à calibrer un peu ses mélodies salvatrices. Les rendants par là-même assez mainstream pour tout amateur de rock pur et dur. Le groupe se révèle bien moins carnivore qu'un Artimus Pyledriver par exemple et arrache moins les gencives qu'Adam West, signé sur le même label. Et ce n'est pas forcément plus mal du reste, vu que pour suivre ces pilonneurs de caisse claire et bulldozers du pit précités, il faut pas mal s'accrocher. Attention quand même, Deadrose Junction est un album à réserver de préférences aux mamies hardcores (sic), car, hormis un petit instrumental à la guitare acoustique, des morceaux tels que "Outcast rock'n roll" ou "Take the town" ne font pas vraiment dans la dentelle. Angel City Outcasts adopte pour ses morceaux des structures classiques, tendant vers le hard F.M de luxe, mais a suffisament de maîtrise formelle pour nous lâcher ça sur la platine un bon sens du riff qui frappe sec et un chant bien rugueux à la rage pas du tout contenue. En deux mots, un album de hard-rock classieux mais efficace, hormoné et foutrement bien gaulé...
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