Infos sur Amusement Parks on Fire
amusement_parks_on_fire.jpg 11/09/07 AMoF : 3e ! : Amusement Parks on Fire entrera en studio d'ici quelques jours pour y débuter les sessions d'enregistrement de son troisième album.
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amusement_parks_on_fire.jpg 14/01/07 Amusement EP of Fire : Amusement Parks on Fire va sortir un nouvel EP intitulé A star is born courant février. Il se composera d'un titre éponyme déjà paru sur l'album Out of(...)
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amusement_parks_on_fire.jpg 31/10/06 APOF en plein vol : Amusement Parks on Fire a sorti il y a quelques jours un single 12'' du titre "In flight". L'objet est dispo en import et édition limitée.
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Amusement Parks on Fire discographie sélective
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rock Rock

Amusement Parks on Fire

Biographie > Un petit feu dans le parc

On est en 2003, à peine sorti du jardin d'enfants (j'exagère, je sais...), Michael Feerick, à peine seize printemps au compteur, décide de jouer au grand garçon et de faire un tour au parc d'attraction du coin. Après une (courte) jeunesse passée à bouffer du My Bloody Valentine et Ride au petit déj, tout ça pour se coller dans les écoutilles un bon petit Sewerdriver au goûter, Michael, le shoegazing, il connaît. Et comme il a envie de faire mumuse avec un projet musical lui rappelant ses premiers émois musicaux, il monte Amusement Parks on Fire, sorte de grand-huit post-rock/ pop/ indie/ shoegaze dont il compose les premiers titres dans sa petite chambre de Nottingham. Et comme, le Michael, en plus c'est un multi-instrumentaliste doué, il enregistre ça tout seul dans un petit studio avec l'aide d'un ingénieur du son et néanmoins ami : Dan Knowles. Et là, un truc énorme se produit pour ce jeune surdoué, le premier album éponyme d'Amusement Parks on Fire sort chez Invada Records, le label monté par Geoff Barrow (si si vous avez bien lu, le mec de Portishead). Et là, voici Michael Feerick devant un problème assez innatendu, car alors que les offres de concert(s) se multiplient à vitesse exponentielle, il doit monter un vrai groupe. Débarquent alors Jez Cox (basse) et Peter Dale (batterie) et Amusement Parks on Fire se retrouve à quatre (Dan Knowles y tenant également la gratte). Le quartet va alors tourner pendant deux ans entre l'Europe, l'Amérique du Nord et son Royaume-Uni avant de se poser de nouveau pour enregistrer un deuxième effort studio très attendu par les spécialistes du genre : Out of the Angeles qui voit le jour au mois de juin 2006 via Cooperative Music.
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aureliO
Juillet 2006

Amusement Parks on Fire / Chronique LP > Out of the Angeles

apof_out_of_the_angeles.jpg Après un excellent premier essai discographique, Amusement Parks on Fire est maintenant devenu un véritable groupe à part entière et n'est donc plus le seul projet de Michael Feerick. Le quartet a écumé les salles du vieux continent et d'outre-Atlantique et a un peu plus façonné son style. Celui-ci est à l'heure du premier titre éponyme de Out of the Angeles plus brut de décoffrage, plus rock, urgent et incisif. En clair, moins de retenue, plus de matûrité artistique, de mélodies noisy-pop fiévreuses et de riffs puissamment envoûtants.
Et cela fonctionne, le groupe ne perd rien de la spontanéité du premier album tout y gagnant en densité ("A star is born", "In flight"). Moins complexe dans ses lignes de guitares, les atmosphères un peu moins oppressantes, le groupe livre ici une musique sans doute plus accessible, plus immédiate sans jamais céder aux sirènes du mainstream.
On sent encore l'influence primordiale qu'ont eu les icônes du mouvement shoegaze sur les backgrounds musicaux des membres d'Amusement Parks on Fire, mais, encore plus que sur le premier effort, les anglais parviennent à mettre de la distance entre leur album et des ombres potentiellement encombrantes. Il en ressort des titres tantôt énergiques alliant allégremment la puissance du rock et l'élégance mélodique de la pop indie ("To the shade", l'incadescent "Blackout"), tantôt des morceaux plus calmes et éthérés, plus shoegaze en somme et déployant mille nuances pour ménager ses effets de manche ("So mot it be"). Entre l'urgence pop-rock et les ambiances nébuleuses hypnotisantes du shoegazing, APOF semble avoir trouvé sa voix. Dans les deux registres, la formation anglo-saxonne excelle, que ce soit au moyen d'arrangements à cordes ou de guitares enflammées, elle livre un album riche et varié auquel il manque encore un petit quelque chose.
Un petit "truc" qui en fera un excellent album et qui vient justement à partir du huitième titre de cet Out of the Angeles. "Await lightning", puis "No lite no sound" et enfin "Cut to future shock", trois titres très longs (7'14 pour le plus court), trois compositions complexes, labyrinthiques et intenses comme jamais. Rythmiques compactes, saturation omniprésente, nappes de guitares glissant vers l'infini, mélodies aériennes, les anglais s'échappent de la cité des anges pour rejoindre des hauteurs plus propices à l'épanouissement des sens. Aux confins du post-rock, Amusement Parks on Fire fait entrer son deuxième album dans une autre dimension, démontrant sans contestation possible qu'il s'agit là, d'un futur grand de la scène européenne. La classe.
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aureliO
Juillet 2006

Amusement Parks on Fire / Chronique LP > Amusement Parks on Fire

amusement_parks_on_fire.jpg Il y a des gens qui sont précoces et pressés, doués également. Michael Feerick est de ceux là. Exceptionnellement doué même en ce qui le concerne. Du moins c'est ce que laisse supposer l'introductif "23 jewels" puis l'intense "Venus in cancer". Une intro lente et brumeuse prétexte à des nappes de post-rock mélancoliques, puis Feerick nous fait entrer dans le vif de son sujet. Guitares noise-rock, saturation omniprésente, mélodies indie-pop, pas de doute, on est en territoire shoegaze et jusque là, le jeune anglais ne s'en sort pas si mal, au contraire même. Urgent, intense et puissant, "Venus in cancer" est un titre rentre-dedant, manquant parfois un peu de patience mais inventif et particulièrement inspiré. La suite sera sensiblement du même acabit. Tout en saturation et éléctricité, les compositions de Amusement Parks on Fire dévoilent leurs mélodies sans jamais sacrifier aux instrumentations toujours empreinte d'une étonnante matûrité technique.... Evidemment, My Bloody Valentine et Slowdive sont passés par là bien avant, mais dans l'énergie qu'il insufle à ses compositions autant que la qualité du songwriting, l'homme orchestre d'APOF, parvient à éviter l'écueil du revival qui ne fait que reprendre les fondements du succès de ses prédécesseurs, il arrive parfaitement à en assumer l'héritage pour s'inscrire dans leur lignée. Michael Feerick est influencé par ses modèles, mais sa musique n'est pas pour autant étouffée par l'ombre de ses maîtres, c'est là tout l'intérêt de cet Amusement Parks on Fire. Entre un "Eighty eight" saturé au possible mais cette fois plus posé et un "Venosa" plus indie-rock dans l'âme (on pense parfois à My Vitriol, Michael Feerick nous offre le morceau de bravoure de son album : "Wiper" et ses huits minutes d'un énormissime mur de son, d'explosions de guitare d'une puissance rare, que le jeune architecte d'APOF fait contrebalancer avec un clavier aux accords de velour. La grande classe. Un piano tout en retenue et élégance que l'on retrouve sur l'excellent "Asphalt", titre sur lequel Feerick fait parler la douceur, sans jamais perdre une once d'intensité qui fait toute la beauté de sa musique. Pop-rock song énergisante ("Smokescreen") ou ode mélancolique au lyrisme appuyé et guidée par un clavier transcendant et un chant au diapson ("The Ramones book"), Michael Feerick prépare le terrain pour un "Local boy makes God" lent, solennel et irrésistiblement envoûtant. Homme à tout faire sur ce premier album d'Amusement Parks on Fire, ce jeune anglais n'en livre pas moins un disque qui, s'il n'est pas dépourvu de quelques défauts et erreurs de jeunesse, n'en demeure pas moins un album d'une maîtrise formelle étonnante et d'une matûrité remarquable. A suivre, assurément.
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aureliO
Juillet 2006