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Amusement Parks on Fire > Chronique LP / Amusement Parks on Fire
Il y a des gens qui sont précoces et pressés, doués également. Michael Feerick est de ceux là. Exceptionnellement doué même en ce qui le concerne. Du moins c'est ce que laisse supposer l'introductif "23 jewels" puis l'intense "Venus in cancer". Une intro lente et brumeuse prétexte à des nappes de post-rock mélancoliques, puis Feerick nous fait entrer dans le vif de son sujet. Guitares noise-rock, saturation omniprésente, mélodies indie-pop, pas de doute, on est en territoire shoegaze et jusque là, le jeune anglais ne s'en sort pas si mal, au contraire même. Urgent, intense et puissant, "Venus in cancer" est un titre rentre-dedant, manquant parfois un peu de patience mais inventif et particulièrement inspiré. La suite sera sensiblement du même acabit. Tout en saturation et éléctricité, les compositions de Amusement Parks on Fire dévoilent leurs mélodies sans jamais sacrifier aux instrumentations toujours empreinte d'une étonnante matûrité technique.... Evidemment, My Bloody Valentine et Slowdive sont passés par là bien avant, mais dans l'énergie qu'il insufle à ses compositions autant que la qualité du songwriting, l'homme orchestre d'APOF, parvient à éviter l'écueil du revival qui ne fait que reprendre les fondements du succès de ses prédécesseurs, il arrive parfaitement à en assumer l'héritage pour s'inscrire dans leur lignée. Michael Feerick est influencé par ses modèles, mais sa musique n'est pas pour autant étouffée par l'ombre de ses maîtres, c'est là tout l'intérêt de cet Amusement Parks on Fire. Entre un "Eighty eight" saturé au possible mais cette fois plus posé et un "Venosa" plus indie-rock dans l'âme (on pense parfois à My Vitriol, Michael Feerick nous offre le morceau de bravoure de son album : "Wiper" et ses huits minutes d'un énormissime mur de son, d'explosions de guitare d'une puissance rare, que le jeune architecte d'APOF fait contrebalancer avec un clavier aux accords de velour. La grande classe. Un piano tout en retenue et élégance que l'on retrouve sur l'excellent "Asphalt", titre sur lequel Feerick fait parler la douceur, sans jamais perdre une once d'intensité qui fait toute la beauté de sa musique. Pop-rock song énergisante ("Smokescreen") ou ode mélancolique au lyrisme appuyé et guidée par un clavier transcendant et un chant au diapson ("The Ramones book"), Michael Feerick prépare le terrain pour un "Local boy makes God" lent, solennel et irrésistiblement envoûtant. Homme à tout faire sur ce premier album d'Amusement Parks on Fire, ce jeune anglais n'en livre pas moins un disque qui, s'il n'est pas dépourvu de quelques défauts et erreurs de jeunesse, n'en demeure pas moins un album d'une maîtrise formelle étonnante et d'une matûrité remarquable. A suivre, assurément.
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[-] Re: Amusement Parks on Fire / Amusement Parks on Fire
Ted - 4565 msg
Terrier : Paris
Je suis en train de découvrir ce groupe, c'est vraiment envoutant. Du trés bon post-indie-blabla-rock.
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This song is an example of construction, development and climax. A perfect accord of words and sounds in time.
[-] Re: Amusement Parks on Fire / Amusement Parks on Fire
Ted - 4565 msg
Terrier : Paris
Bon, je confirme cet album est monstrueux !
Ca me rappelle un peu du Engine Down mélangé à je sais pas quel autre groupe.
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This song is an example of construction, development and climax. A perfect accord of words and sounds in time.