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alice_in_chains_best_of.jpg 17/05/08 In studio with Alice : Alice in Chains enregistre actuellement un nouvel album studio, avec William Duvall (ex-Comes With The Fall) comme chanteur.
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Third eye machine : Coolness festival 2005 09/10/07 Tribute live à AIC : Ce vendredi (12 octobre) aura lieu un concert hommage à Alice In Chains à la Brasserie du Mont Blanc (La Motte Servolex, 73), c'est gratuit et les musiciens(...)
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alice_in_chains_best_of.jpg 11/08/07 Alice rééditée : L'Unplugged d'Alice in Chains fera l'objet d'une réédition accompagnée d'un DVD bonus. Sortie fixée au 18 septembre.
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Alice in Chains

Biographie > Alice enchaîne...

alice_in_chains_promo.jpg En 1987, Jerry Cantrell et Layne Staley se rencontrent dans une soirée. Les atomes crochus sont nombreux, les deux musiciens sympathisent assez rapidement et Jerry décide alors d'embaucher Layne au poste de chanteur dans son groupe, Diamond Lie. La basse est confiée à Mike Starr, un ami de Cantrell. Ce-dernier recrutera Sean Kinney, le petit copain de sa soeur, au poste de batteur. Le groupe compose très vite des morceaux et tourne dans les clubs de Seattle. Ils optent pour un nouveau nom et baptisent le groupe Alice in Chains (AIC) en réaction à un ancien combo de Layne Staley : Alice N' Chainz. Les désormais AIC décrochent un contrat chez Columbia en 1989 et publient leur premier maxi We die young en 1990. La chanson titre connaît un certain succès dans les radios mais c'est véritablement avec "Man in the box" qu'AIC décrochera une renommée plus importante. Le groupe part en tournée avec Van Halen et Iggy Pop. Facelift est certifié disque d'or aux Etats-Unis. Layne Staley commence à avoir quelques problèmes d'addictions, notamment à l'héroïne.
En 1992, le groupe explore un autre visage de sa musique en proposant un maxi Sap contenant uniquement des morceaux acoustiques. Cette même année sort Dirt. L'album est un franc succès. Mike Starr quitte le groupe et est remplacé par Mike Inez alors bassiste chez Ozzy Osbourne. Le succès de cet album leur permet d'être invité au prestigieux festival Loolapalooza aux cotés de Primus, Tool, Rage Against the Machine et Babes in Toyland. En 1994, Alice in Chains publie le maxi Jar of flies qui exploite de nouveau cette facette acoustique. Là encore, le mini-album est un double succès : populaire et critique. Le groupe ne fera pas de tournée pour cet album, ce qui alimentera les rumeurs concernant le mauvais état de santé de Layne Staley. Entre temps, celui-ci participe malgré tout à un projet parallèle avec Mike McCready (guitariste de Pearl Jam) et Barrett Martin (batteur des Screaming Trees, ancien groupe de Mark Lanegan). Ce projet se concrétisera sous le nom de Mad Season. En 1995, Alice in Chains sort un album éponyme souvent nommé Tripod par les fans en raison de la pochette qui contient un chien amputé d'une des pattes avant. L'album connaît également un certain succès mais l'état de santé de Staley ne permet pas aux AIC de tourner comme ils le souhaitent. Le groupe fait un retour très remarqué en 1996 pour un MTV unplugged de haute volée. Layne Staley y apparaît très affaibli mais livre pourtant une prestation vocale assez incroyable. Cette même année, sa petite amie décède des suites d'une endocardite infectieuse, ce qui l'enfonce encore un peu plus dans les abîmes de la dépression et de l'usage de substance prohibées. En 1998, Jerry Cantrell sort son premier album solo, Boggy depot, d'ailleurs considéré par beaucoup comme un album d'AIC à part entière car tous les membres du combo y participent sauf Layne Staley.
La même année, le groupe vivra ce qui sera sa dernière collaboration avec Staley en enregistrant 4 morceaux "Get born again", "Fear the voices", "Lying season" et "Died", lesquels figureront au menu du coffret Music Bank sorti en 1999. Le coffret en question contient 48 titres dont des raretés et des démos qui visent à retracer la carrière du groupe.
En 2000, Les AIC sortent un live intitulé sobrement Live. Deux ans plus tard, le 20 avril 2002, le corps sans vie de Layne Staley est retrouvé dans son appartement : celui-ci n'a pas survécu à un énième shoot mélange de cocaïne et d'héroïne. Jerry Cantrell, très affecté, lui rendra hommage en lui dédiant son deuxième album solo Degradation trip. En 2005, le groupe refera parler de lui avec notamment un concert de charité aux profits des victimes du Tsunami. C'est Pat Lachman du groupe Damageplan qui occupa le poste laissé vacant par Staley. Le 10 mai 2006, AIC réapparaît avec cette fois Phil Anselmo au chant lors du Decades rock lives donné en l'honneur du groupe Heart. S'ensuivra une grosse tournée de festivals avec William DuVall au chant (Ex-Comes with the fall). En 2008, il semblerait que Jerry Cantrell n'exclut pas la sortie d'un nouvel album.
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Cactus
Mars 2008

Alice in Chains / Chronique LP > Sap

aic_sap.jpgAprès un Facelift résolument orienté vers les compositions empreintes d'électricité, le groupe de Seattle prend son public à contre-pied en sortant un E.P acoustique où les guitares électriques ne feront quelques rares apparitions ("Got me wrong" entre autres). Et quand on scrute le background de Jerry Cantrell, ce choix n'est finalement pas si étonnant : le guitariste ayant fait ses premières armes adolescent sur la guitare acoustique offerte par ses parents en reprenant ses idoles d'alors, Ted Nugent, Fleetwood Mac et Kiss. Il a probablement gardé ce goût pour les ambiances apaisées durant cette époque. Sap est donc une collection de quatre ballades évoluant dans un registre folk mais toujours trempé de cette noirceur contagieuse qui caractérise désormais la musique du groupe. Les Alice in Chains sont ils-aussi à l'aise dans un répertoire plus calme et introspectif ? On ne peut que répondre par l'affirmative tant les morceaux sont d'une beauté souvent vénéneuse et contiennent quelques moments d'anthologies. Parmi ceux-là, "Brother" qui commence sur un riff et des percussions aux consonances orientales et raisonne comme un clin d'oeil au Black Sabbath de "Planet caravan". Ou bien "Right turn" qui est un des sommets de cet EP : le morceau voit la participation de Chris Cornell (Soundgarden vient de sortir Badmotorfinger et Mister Cornell avait encore du coffre à cette époque) et de Mark Arm (chanteur de Mudhoney) pour une ballade poignante qui pourrait résumer à elle seule ce qu'était la scène de Seattle à l'époque : une bande de potes qui s'auto-émulaient dans la création musicale.
Les EPs sont souvent synonymes de récréation et de laboratoire pour les groupes et celui-ci ne dérogera pas à cette règle. Sap est une belle exploration d'une facette, alors inconnue, d'AIC. Le groupe continue de se chercher une identité et étend le spectre de ses possibilités : ils passent d'une noirceur extravertie à des ambiances plus introverties avec une facilité déconcertante. Cet EP est une étape qu'il ne faut pas négliger dans la discographie et dans le processus d'élaboration du son AIC qui atteindra une de ses multiples apogées sur Dirt.
Un dernier mot sur l'artwork qui à la mérite d'inciter à la réflexion tout en étant assez évocateur. En ces temps de dématérialisation massive, on ne dira jamais assez combien les pochettes et les livrets de manière générale sont des éléments supplémentaires qui aident à la compréhension de la musique d'un groupe. Et c'est d'autant plus le cas avec Alice in Chains.
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Cactus
Avril 2008

Alice in Chains / Chronique LP > Facelift

aic_facelift.jpg Facelift est le premier album d'Alice in Chains, fruit de quelques années de gestation. Cet opus a incontestablement contribué à faire d'AIC un groupe à part dans cette scène "grunge" qui rétrospectivement, n'avait que très peu de pertinence, mis à part le fait de rassembler des groupes d'une même provenance géographique. Les intéressés eux-mêmes étaient d'ailleurs assez dubitatifs quant au fait d'être associés dans cette étiquette "grunge" avec les joyeux drilles des Presidents of USA, avec lesquels ils n'avaient pas grand chose en commun musicalement parlant. Les AIC se distinguaient de la masse de groupes proliférant à l'époque par une noirceur globale et des ambiances bien plus pesantes. Les guitares y sont résolument plus métalliques, les influences différentes (Black Sabbath, le glam rock), la violence des maux (des mots ?) est exacerbée. Les deux architectes du son made in AIC que sont Jerry Cantrell et Layne Staley y ont trouvé le moyen d'exorciser leurs démons en explorant les divers abîmes de la condition humaine.
Les hostilités démarrent avec un "We die young" percutant et incisif. Les ingrédients qui feront le succès d'AIC sont dores et déjà présent : le sens inné du riff racé pour le classieux Jerry Cantrell et le timbre de voix de Layne Staley qui s'avère malsain à souhait. Mettre en doute de la sincérité de Layne et d'ailleurs impossible tant cette voix est empreinte de désespoir et de souffrance : un garçon littéralement habité par les textes qu'il chante. On songerait volontiers à un Ozzy Osbourne (de la belle époque de Black Sabbath, d'ailleurs influence majeure de Layne) brut de décoffrage et décomplexé osant s'aventurer aux frontières d'un certain lyrisme (probablement grâce à cet héritage glam rock) Le résultat est édifiant et souvent d'un morbide savoureux. Les AIC poursuivent cette lente descente dans les profondeurs avec un "Man in the box" qui fait partie des classiques du groupe. La voix métallique de Layne et les riffs acérés de Jerry ne font souvent qu'un lors de belles envolées et rendent le propos du groupe d'autant plus riche en émotion. Les morceaux exceptionnels s'enchaînent sans véritable temps mort. Une énumération est vaine et fastidieuse tant les moments de bravoures sont extrêmement nombreux et font de ce Facelift une véritable succession de perles métalliques.
Les Alice in Chains mettent le niveau très haut pour un premier essai : l'album est une collection de moments sombres d'anthologie (prodigieux "Love hate love") et une minorité d'autres finalement plus banals (entre autres "Confusion"). Cet album est probablement le plus humain, à l'image d'une vie de groupe parsemée de hauts et de bas. C'est d'ailleurs dans cette recherche d'une "hauteur" constante et d'une production d'endorphines effrénée que Layne Staley finira par se brûler les ailes à petit feu tout en rendant AIC incontournable dans la galaxie du rock torturé.
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Cactus
Mars 2008