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Alaska Pipeline > Chronique EP / Alaska pipeline demo
Que c'est court ! 3 petits titres, moins de 8 minutes 30, c'est bien evidemment trop court pour cerner Alaska Pipeline et pour en faire des tartines... Le pipe-line venu d'Alaska nous envoie à haut débit du pop-rock ennivrant chanté-parlé en anglais et malgré le relatif minimalisme de l'affaire (le trio n'a pas surchargé ses compos), on est tout de suite emballé par les accords sombres qui viennent trancher des rythmes titubants. Leur approche de la musique est axée sur les instruments, la voix semble n'être qu'un supplément, un accessoire et en aucun cas le groupe espère transmettre un message particulier ("Rather die than write the lyrics" !). Quelques passages donnent dans le rock expérimental lorgnant vers les constructions jazzy et dés que la pédale de disto est enfoncée, on revient aux bases purement rock'n'roll super accrocheuses.
Timide, la première approche se fait via "Jeff Goldblum" (qui a droit à leurs honneurs certainement bien plus pour sa participation active dans Les aventures de Buckaroo Banzaï à travers la 8ème dimension que pour ses rôles dans Jurassic Park, Neuf mois aussi ou Independence day !) où se murmure un Alaska pipeline histoire de faire les présentations en douceur. La glace est rompue avec une superbe dynamique et une envie d'accélérer l'aventure, la transition avec l'intro toute calme de "Rather die than write the lyrics" n'en est que plus intéressante. Le schéma est le même pour la suite, on s'emballe dans la deuxième partie du titre pour exploser en vol et repartir calmement avec "Free 12'' rythm", là, les ex-The Last Day of Icarus attendent moins longtemps pour passer les vitesses et appuyer sur la pédale mais c'est pour mieux pouvoir revenir dans la douceur par la suite. Et c'est déjà fini.
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