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Aeria Microcosme
LP : 8 Label : Autoproduit Style : Rock atmosphérique Date de sortie : 03/2007 |
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Après une première démo inédite et des louanges unanimes dans la presse dite "spécialisée" (ce qui ne veut pas forcément dire grand chose), les cinq toulousains d'Aeria Microcosme passent à l'étape suivante : ce fameux premier album, écueil redouté, obstacle infranchissable ou consécration artistique collective pour un groupe qui n'attendait que ça ? Comme souvent, les paris sont ouverts. D'autant plus qu'ici, le groupe a tendance à s'éloigner de plus en plus de son modèle (en l'occurence The Gathering, pour tendre vers quelque chose de plus personnel et affirmé. Et, du coup prendre le risque, en s'affranchissant de ses influences d'évoluer un peu dans les contrées de l'incertitude.
Pourtant, c'est justement là, que 8, premier album studio complètement autofinancé par le groupe réussi à convaincre. En faisant d'entrée le lien entre leur première démo et cet album, avec une version magnifiquement réorchestrée du déjà très beau "Ambition illusoires" ; puis en jouant avec les ambiances, brumeuses, ouatées, assez cinématographique d'un "A l'heure ou s'égraine le sable". Un piano qui joue les métronomes avec une élégance rare materne affectueusement le chant, une mélodie voluptueuses, des instrumentations baignant dans une douce quiétude, puis une montée en puissance rock vers au coeur de la stratosphère musicale, un decrescendo, puis à nouveau, un éclair rageur, avant que le calme ne viennent définitivement balayer la tempête. Véritable grand huit musical, 8 est un album aux multiples contrastes.
Mélopées atmosphériques, pop douceureuse, orchestrations suaves, nappes de guitares massives, section rythmique mouvante, Aeria Microcosme repousse ses propres limites. Pas toujours à bon escient : un "Seul" inabouti (mais avec la participation du Psykup et Manimal Julien Cassarino), un " Noï", un peu trop abscon et bizarrement torturé. Mais malgré ses quelques défauts, ce premier album du quintet toulousains, est un magnifique écrin recelant en son sein quelques pépites à la richesse infinie ("L'envol", le très pur "Métamorphose", déjà présent sur la démo mais dans une version légèrement différente). Sonorités aquatiques à la Maple Bee avec qui Aeria Microcosme partage un goût prononcé pour les mélodies organiques et sensibles, "Moi et même" nous offre à admirer la facette la plus "trip-rock" de la formation toulousaine... pour un morceau en forme de climax idéal de cet album sans cesse changeants et aux mille nuances. On pense aux univers musicaux de Lisa Germano, K'S Choice et Anathema, on est soufflé par l'efficacité de "L'autre c'est nous" (single évident pour cartonner les charts si une major avait laissé sa chance au groupe...), mais surtout, on reste troublé par les émotions brutes qui se dégagent des onze titres composant 8. La grande classe.
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