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Composé de Josh McCauley (Maserati) et du duo Bryant Williamson / Matt Nelson Cinemechanica, un trio complété par Jeremy Harbin, A.Armada, est un projet qui doit beaucoup à leurs compatriotes d'Explosions in the Sky, Mono et aures Maserati. Né en 2005, le groupe publie un premier essai, baptisé Albatros EP et signe deux ans plus tard chez Golden Antenna Records (Daturah, From Monument to Masses) et sort à l'été 2008 son deuxième effort, un EP baptisé : Anam cara.

A.Armada / Chronique LP > Anam Cara

A.Armada - Anam Cara Il y a des disques que l'on regrette d'avoir enfourné dans le lecteur quelques minutes après avoir débuté l'écoute, d'autres qu'on enrage de ne pas avoir déballé plus tôt... Il y a des disques dont on se dit qu'ils sont franchement dispensables malgré la somme de travail qu'a sans doute nécessité leur élaboration, d'autres qui tourneront en boucle dans notre tête même plusieurs heures après leur écoute et ce même s'ils ont été composés et couchés sur CD en quelques jours. A.Armada avait le choix entre les deux possibilités, fort heureusement, le groupe a choisi la seconde... "The dam was split but the city was saved" débute et on découvre un quartet qui, s'il partage avec Red Sparowes un goût tout particulier pour les titres de morceaux à rallonge (cf : tracklist), vogue plutôt vers les territoires de Mono et Explosions in the Sky. Envolées typiquement post-rock, densité mélodique et expérimentations atmosphériques sont ici de mise, comme dans tout bon album du genre qui se respecte. Sauf, que là encore, il y a ceux qui suivent le mouvement et ceux qui tapent dans le haut du panier.
Et A.Armada fait assurément partie des groupes qui parviennent à composer des morceaux aux constructions subtiles et mélodies enfiévrées sans pour autant jouer les suiveurs. Nous emmenant visiter la stratosphère, les américains ne font pas comme bon nombre de leur contemporains. Avec eux l'ascension est aussi immédiate qu'irrésistible. Et pour cause, les morceaux figurant sur Anam cara sont de formats relativement courts, pour du post-rock s'entend (autours de cinq minutes en moyenne), ce qui permet au groupe d'éviter l'écueil du crescendo interminable inséré dans des titres d'un quart d'heure et ainsi, d'aller directement à l'essentiel. Ce qui est assez rare dans le genre, mais n'empêche pas le groupe de distiller une musique contemplant panoramas idylliques ("Into days & nights & years & months"). Entre douceur et frénésie, le quartet dévoile un à un ses apparats pour nous faire succomber aux charmes d'un mini-album réglée comme du papier à musique. Chez A.Armada, tout semble orchestré comme une horloge suisse et aucun détail n'est ici à négliger. Post-rock précieux et gracile, "If You only new what the lost soldiers did to me", cinquième et dernier morceau de cet EP, s'envole une dernière fois dans les cieux, sans jamais plus toucher terre...