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girls in hawaii : plan your escape 20/04/08 Le rock dans tous ses états 08 : L'édition 2008 du Festival Le Rock dans tous ses états (Evreux, 27 et 28 juin) accueillera notamment Ez3kiel, Dälek, 65daysofstatic, Envy, The Elektrocution(...)
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65daysofstatic_one_time_for_all_time 08/04/08 65daysofstatic en image : L'artwork (très sobre) du nouvel EP des 65daysofstatic est visible dans notre agenda... L'objet est dispo depuis quelques heures via Monotreme Records(...)
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65daysofstatic : The destruction of small ideas 23/03/08 65daysofstatic en Mp3 bonux : Aujourd'hui le mp3 de la semaine voit double ou presque avec le titre "Goodbye 2007" qui figurera au tracklisting de The Distant and mechanised glow of(...)
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Oceansize : Brillantissime !
Explosions in the sky : Moins éléctro, tout aussi intense...
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rock Rock

65daysofstatic

Biographie > Electro (post-rock) statique

MP3 de la semaine en décembre dernier sur le W-Fenec, 65Daysofstatic est enfin chroniqué dans ces pages.
Connu des spécialistes du genre comme l'une des formations post-rock les plus intéressantes du moment, un groupe à situer entre Slint, Explosions in the Sky et Mogwai, 65Daysofstatic a la particularité de mélanger avec un certain talent post-rock et éléctronica. De l'inédit ou presque. en provenance de Sheffield, d'où sont originaires les quatre membres du groupe. Après plusieurs EP (Hole, Stumble stop repeat), le groupe sort son premier album (The fall of math) en 2004 avant de remettre ça l'année suivante avec One time for all time ( Monotreme Records).
Une fois la scène post-rock mise à genou, les inconditionnels de musique indépenante conquis par ce cocktail inventif et unique, 65Daysofstatic poursuit sa route mêlant habilement et avec un talent certain productivité et intégrité artistique. Sans jamais se répéter, toujours avec le souci constant de faire évoluer sa musique, le groupe continue de surprendre avec son troisième opus studio : The destruction of small ideas, qui voit le jour au printemps 2007 via Monotreme Records / Differ-Ant.
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aureliO
Février 2006

Review Concert : 65daysofstatic, First day of static in France (8 mai 2006)
Interview : 65daysofstatic, 65 minutes of interview

65daysofstatic / Chronique EP > The Distant and mechanised glow of eastern european dance parties

65daysofstatic_ep.jpg Le choc... oui le truc qu'on n'imaginait même pas, The Distant and mechanised glow of eastern european dance parties, le nouvel EP de 65Daysofstatic est un EP purement électronique (ou presque). Dès les premières secondes "Dance parties" [Distant]" démontre que son titre que l'on croyait ironique n'est en rien usurpé. Les anglais se sont branchés en mode électro épileptique et envoient du beat plein la nacelle. Les rythmiques sont effrénées, le chant (et oui), chargé en effets old-school, 65Daysofstatic semble à deux doigts de virer dance-floor mais on se doute quand même qu'il s'agit là plus d'un essai, que s'est permis le groupe avec ces quatre titres réalisés hors-albums, plutôt que d'une nouvelle et définitive orientation musicale. Après tout pourquoi pas, mais quid des guitares alors ? On rassure tout le monde, elles sont progressivement de retour dès "Dance parties" [Mechanised], le remix électro-rock de son prédecesseur, ou peut-être le premier titre était-il la version "clubbing" de celui-ci... Toujours est-il que les arrangements sont toujours très électro, bien plus que ce à quoi le groupe nous a jusqu'à maintenant habitué tant il semble ici délaisser les nappes post-rock pour une musique complètement rentre-dedans, hallucinée et foutrement électrisante. Décidément en quête de nouvelles sensations musicales, les 65Daysofstatic enchaînent alors avec "Goodbye, 2007" et son cocktail détonnant électro/indus/rock à la mécanique implacable truffée de petites trouvailles sonores (les cliquetis presque enfantins...). Saturation, bruitages qui s'entrechoquent, une mélodie qui tente de se frayer un chemin au beau milieu de ce maelström digital, ça part un peu dans tous les sens et on comprend que les anglais ont fait de cet EP un véritable laboratoire d'expérimentations musicales avant de passer à leur prochain album. Heureux qu'ils nous en aient fait profiter car, si à la première écoute, cela peut paraître déroutant, après trois ou quatre "listening sessions" intensives, The Distant and mechanised glow of eastern european dance parties n'en finit plus de nous vriller le cerveau. Nappes synthétiques sorties tout droit des 80's, beats lâchés en rafale, une nouvelle fois la mélodie qui s'extrait du magma sonique pour planer sur "Antique Hyper Mall1 : another code against the gone" et nous scotcher sur place, le groupe a tenté un pari un peu fou, mais l'a réussi haut la main. 65Daysofstatic : one point.
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aureliO
Avril 2008

65daysofstatic / Chronique LP > The destruction of small ideas

65daysofstatic : The destruction of small ideas Discrètement prolifiques, les 65Daysofstatic sont sans aucun doute moins connus que leurs confrères de chez Mogwai, Mono, Explosions in the Sky ou Godspeed You! Black Emperor mais n'en demeurent pas moins l'un des groupes "post-rock" les plus innovants du vieux continent. Après deux albums et une poignée d'EP, le tout en l'espace de trois ans, les anglais ont d'ores et déjà démontré qu'ils étaient plutôt du genre rapide et inventeurs, bien plus que suiveurs. A leur actif et toujours bien à l'abri des regards et d'une hype un peu trop encombrante, la collision des influences musicales afin d'aboutir à un sémillant crossover post-rock éléctronique. Et après un premier album qui posait les bases de leur griffe inimitable, un deuxième qui imposait définitivement leur style, unique et innovant, voici que les 65Daysofstatic décident une nouvelle fois de mettre à mal leur confort artistique en repartant de zéro. D'où le titre de ce troisième album : The destruction of small ideas. Un nom où l'on perçoit l'humilité d'un groupe qui a conscience des limites de son art, en même temps qu'il essaie de les dépasser afin de repousser ses propres limites musicales.
Et ça pour les dépasser, ce nouvel album, les atomise... Intro en forme de véritable démonstration de force, "When we were younger & better" impressionne avant d'hypnotiser avec une maestria technique hallucinante et une certaine propension à livrer des lignes mélodiques inventives et originales. Evidemment, on est jamais loin de l'exercice de style virtuose, aliéné et ébourriffant, mais l'affolante maîtrise formelle des anglais et leur capacité à accoucher de morceaux labyrinthiques, aux nombreuses ruptures de rythmes (deux batteries oblige), aux breaks salvateurs et aux mélodies éléctro-post-rock psychotiques ne peut laisser de marbre. Dantesque. On prend la suite comme elle vient, c'est à dire en pleine face, à la manière d'un TGV sonore lancé à pleine vitesse avec une surprise à la minute, un rebondissement à chaque morceau. Le scénario musical de ce The destruction of small ideas est incroyablement bien troussé. Sur un tempo ultra-enlevé, les 65Daysofstatic nous jettent en patûre des compos épileptiques et souvent insaisissables ("A failsafe", "Wax futures"). Arrangements éléctro complexes, rafales de guitares tectoniques et tortueuses, magma sonore impénétrable, on en prend plein les conduits auditifs mais on en redemande.
Entretemps, le combo de Sheffield réfrène un temps ses ardeurs afin d'obéir à la stricte loi du single, chose qui pourrait paraitre impensable, au vu des premiers morceaux de l'album. Parce qu'honnêtement, un single de 7 minutes d'un math-éléctro-post-rock qui part dans tous les sens, sans une ligne mélodiques toujours précise mais plutôt des fulgurances harmoniques explosives et un tempo quasiment épuisant... pas facile de passer ça en radio. Pourtant "Don't go down to sorrow" est effectivement ce qui se rapprocherait le plus d'un single en ce qui concerne cet album... même si on est loin des tubes qui cartonnent les charts anglo-saxons façon Coldplay ou The Kooks. Ici, rien n'est jamais simple, la musique des 65Daysofstatic respire la complexité et nécessite de faire un petit effort pour ne pas se laisser décrocher tant elle peut parfois paraître déroutante ("These things you can't unlearn"). Telle est l'essence même de l'oeuvre du groupe : une plongée sans filin au coeur d'un maëlstrom sonique hyper-technique ("Lyonesse"). Quelques notes de piano qui pleuvent autours de nous, "Music is music as devices are kisses is everything" est sans doute l'un des morceaux les plus faciles d'accès de l'album... et pourtant pas le moins inventif. Preuve qu'avec suffisamment de talent, on peut également être original, sans être abscon et perdre l'auditeur par pure prétention intellectualisante... Sans cesse sur la corde raide ("Little victories", "White peak, dark peak"...), 65Daysofstatic finit le travail en jouant les funambules et parvient à relever le défi, avec une classe folle et une maîtrise de tous les instants. Bluffant.
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aureliO
Juillet 2007

65daysofstatic / Chronique LP > One time for all time

65daysofstatic_one_time_for_all_timeAprès avoir marqué les esprits de la critique anglo-saxonne et du public avec son premier album The fall of math, et notamment le single "Retreat ! retreat !", 65Daysofstatic sort ce deuxième album composé entre deux tournées. Epuisement, tension palpable, nappes synthétiques et omniprésence du piano, "Drove through ghosts to get here", est symptomatique de l'état d'esprit du groupe au moment de l'écriture de ce One time for all time. Hypnotique dans ses cliquetis éléctroniques, rageur et désespéré dans ses crescendo de guitare, ce premier titre ne fait pas dans la demi-mesure et son intensité évoque en filigrane ce que peut être le son de l'inéluctabilité.
Laquelle trouverait alors son prolongement dans "Await rescue", puis "23kid", deux titres à l'occasion desquels le groupe déploie ses saturations de guitares aussi puissantes que fascinantes. Plus terrien, moins mélancolique, "Welcome to the times" vient rappeler que le quartet de Sheffield est également passé maître dans l'art délicat de composer des mélodies aussi fouillées qu'envoûtantes. Tout en nuances, la musique de 65Daysofstatic manie l'expérimentation sans, fait assez rare, jamais dérouter son auditeur. Si certains compositions peuvent paraître assez déstructurées, elles n'en restent pas moins paradoxalement d'une incroyable maîtrise ("Mean love water"). Magma sonore ("Climbing on roofs") dans la veine d'un Explosions in the Sky, ou post-rock atmosphérique et feutré façon Sigur Ros ("The big afraid" et ses sonorités aqueuses hypnotisantes), les quatre Anglais passent de l'un à l'autre sans une seule faute de goût.
Energie purement rock, arrangements éléctroniques hallucinés, "65 doens't understand you" lâche les chevaux et rend le morceau d'éléctro-math-rock ultime, un titre complètement en roue libre où le quartet anglais fait preuve d'une véritable maestria formelle. Une claque virtuose avant de refermer ce One time for all time avec la mélancolie douce du single "Radio protector". Une mélodie post-classique au clavier, des effluves rock et quelques boucles éléctro à l'image de ce qu'est ce disque, un très grand album de post-rock. Chapeaux bas.
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aureliO
Février 2006