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1=0 / Chronique LP > Non-deux

1=0 - Non-Deux On vous avait présenté 1=0 en 2012 avec leur troisième EP Forteresse. Ce groupe francilien, pas mal inspiré par Diabologum et ses progénitures Experience et Programme, mais également par la scène US post-math-hardcore (Fugazi comme Shellac), sort son premier album (si l'on considère que Sec est un maxi). Cette sortie arrivée courant 2015 n'est autre que la compilation de 4 EPs plus des bonus. Pas de grosse surprise donc si tu connais déjà le groupe, à part ces titres inédits proposés dans ce digipak à 4 volets gardant la thématique des illustrations noires et blanche propre à l'identité visuelle de 1=0 : une nouvelle version d'"Atcha" (extrait de Sec, les versions instrumentales de "Produit" (Sec) et "Forteresse", et un morceau intitulé "Siva nature". Non-deux est donc une occasion supplémentaire pour te (re)plonger dans l'univers assez singulier de cette formation pas assez reconnue sur la scène française à mon sens. 19 titres forgés de textes fortement appuyés qui sentent le vécu, exprimés à la manière d'une pièce théâtrale, vivants mais aussi sombres, qui font de 1=0 un groupe à découvrir absolument.

1=0 / Chronique EP > Forteresse

1=0 - Forteresse Des lyrics acerbes et tranchantes lâchées en mode spoken word sur des instrumentations noise aux nerfs saillants, c'est ce que nous propose 1=0 sur ce deuxième EP (le précédent : Sec en 2010) intitulé Forteresse. Dès le premier titre, la comparaison avec Experience nous paraît plus que pertinente, surtout que la ressemblance entre les intonations de voix est assez troublante. Cela n'empêche pas 1=0 de sortir un EP réussi surtout que le groupe s'extirpe de cette ombre dans un registre plus sec et aride, à la manière d'un Shellac dont il s'inspire d'ailleurs sur le 3e titre, "Tue-le".
Les 2 premières pistes évoluent dans le même registre, vindicatif et efficace. On apprécie particulièrement le travail du guitariste qui les permet de se démarquer et les coups de sang sur un ensemble assez agressif qui leur donne un relief pas négligeable. On apprécie également les textes bien foutus qui claquent dans les oreilles et (rai)sonnent particulièrement bien.
Curieusement, c'est lorsque le groupe s'écarte de ce registre agressif, la tension se fait plus diffuse et que des velléités de chant apparaissent, comme sur "Tue-le", qu'il s'avère moins marquant, tout en gardant néanmoins un quelque-chose de vénéneux assez savoureux. Et il faut ajouter que l'écrin cartonné de cet EP et la pochette en font un bien bel objet qui ne fera pas taches au milieu de vos disques d'Experience, justement et de Shellac, si tu as la bonne idée, comme ton humble serviteur, de ne pas ranger tes disques par ordre alphabétique.