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Avec des influences comme Machine Head, Fear Factory ou Slipknot, revendiquées haut et fort, il ne faut pas s'étonner que Zuul Fx pète à la gueule.
Le concept de Zuul Fx germe depuis 2001 dans l'esprit de Steeve, chanteur du groupe de thrash No Return de 1999 à 2003. Dans ses conaissances, le groupe suisse Rain, rencontré aux cours des différentes tournées, c'est donc tout naturellement que Steeve les contacte pour mettre en place son projet, Blast le guitariste rejoint alors Zuul Fx, le groupe Rain quant à lui se dirige vers l'entité Sybreed. Se joignent à cette entreprise musicale, Shag et Aurélien, pour forger un métal new school, aux influences sectorielles.
En mars 2007, on remet le couvert avec encore plus de puissance via Live free or die, entre temps, Blast a été remplacé par Karim (ex-Kooma)...

Interview : Zuul Fx, Interview Fx (avril 2007)

Interview : Zuul Fx, Zuul Fx-terview

Zuul Fx / Chronique DVD > Live in Japan

Zuul Fx - Live in Japan Vraiment sympa que cette nouvelle sortie de Zuul Fx parce que dans ce digipak se cache un DVD pas vraiment comme les autres. Parce que ce n'est pas tout à fait un documentaire sur leur tournée au Japon, ce n'est pas vraiment non plus l'intégralité d'un concert enregistré au pays du soleil levant, non, c'est plutôt l'histoire de Zuul Fx racontée face caméra par son fondateur, frontman et seul membre originel encore présent : Zuul. A travers différents chapitres (sept au total) qui retracent la discographie du groupe jusqu'à aujourd'hui, on (re)découvre l'évolution du combo (et quelques anecdotes) avec Zuul mais aussi des photos, des petites vignettes vidéo d'archives et des coupures de presse. Chaque partie est accompagnée d'un morceau live capté au Japon. Les clubs ne sont pas grands, le public n'est pas franchement bouillant mais le quatuor se démène et balance ses compos avec un son énorme. Du point de vue de la vidéo, les salles étant assez petites, c'est filmé "près des corps" donc les cadrages sont approximatifs et ça bouge pas mal, il y a toujours au moins 2 caméras ce qui donne un rendu plus correct que la simple vidéo souvenir. Le monteur a fait ce qu'il a pu avec les rushes (ça n'a pas toujours du être facile, en témoigne ce qui est gardé sur le "Beat the crap out" de Nagoya). Les lieux dans lesquels le groupe a joué n'étant pas les plus belles salles du Japon, les éclairages sont à l'avenant, très décevants, et limitent le light-show à ... quasi rien... même à Tokyo sur cette scène à damier magique. Mais peu importe, ce DVD n'est pas là pour graver pour l'éternité un concert de folie mais bien pour permettre à Zuul Fx de faire le point après une dizaine d'années d'existence et, surtout, de se faire plaisir en compulsant l'album photos de sa vie comme de ses dernières vacances.

Euh, un DVD live avec uniquement 6 titres et du blabla, y'a moquage non ? Non. Parce que dans le digipak se cache aussi un CD (bon, "se cache" c'est vite dit vu qu'on le trouve tout de suite aussi) et au final, on se demande si le DVD ce n'est que le bonus du CD. A moins que ce ne soit l'inverse... En tout cas, les deux réunis, ça devient un must have de Zuul Fx.

Alors, dis, c'est quoi ce CD ? Ce CD, c'est pour commencer les fameux 6 titres mastocs captés au pays du soleil levant ("rising sun" en anglais pour ceux qui s'intéressent aux sous-titres, d'ailleurs, ils sont dispos en anglais si ton correspondant ne parle pas bien le français). Six morceaux, ok, c'est juste bon pour un EP alors les gars ont envoyé du bonus sur le bonus avec les trois titres de Ass music, la toute première démo (quasi introuvable aujourd'hui). Le son a beau être signé Francis Caste, on est loin de la qualité des dernières prods du groupe mais toute leur rage et leur puissance sont déjà bien là (les trois morceaux dont l'inusable "Behind the light" seront retravaillés pour le premier album). Et si tes oreilles ne saignent pas encore, monte un peu le son, il te reste 9 plages pour arranger ça car tu as le droit aux versions démos de 9 titres de By the cross. Live in Japan c'était donc "hier" (septembre 2014) mais c'est un véritable bond dans le passé qu'on s'offre avec cette double rondelle puisque tous les premiers enregistrements du groupe s'y trouvent et même si, là encore, le son des démos n'est pas énormissime, ça s'écoute très bien et démontre, s'il le fallait, que le groupe n'a pas attendu longtemps avant d'être au taquet pour envoyer son bon gras métal-indus.

Zuul Fx / Chronique LP > Unleashed

Zuul Fx - Unleashed Depuis 2007 et Live free or die, on n'avait pas reçu de nouvelles de Zuul Fx qui a pourtant sorti un DVD Live in the house en 2009 et un album studio en 2011 : The torture never stops, troisième album du combo et premier pour leur nouveau batteur Clément (One Way Mirror, T.A.N.K, Lyzanxia...). Peut-être mécontent de la promo réalisée en France pour ce dernier album (qui sait ?), le groupe signe chez le label qui monte (Verycords) pour une nouvelle déflagration nommée Unleashed.

Avant d'attaquer le bestiau, il faut signaler que la prod "fait maison" est assez énorme ! Gros son et petites finesses sont parfaitement rendus, le groupe a eu raison de se faire confiance ! Il a également eu raison de mettre encore davantage de mélodies dans certains passages, ça ne donne que plus de puissance à l'ensemble power thrash qui défouraille. Certaines intonations graves et rythmiques diaboliques rappellent les meilleures heures (les premières donc) de Coal Chamber ("Under the mask"), une fois couplées à des moments plus harmonieux puis des solos de guitare, on a quelque chose de plus personnel et donc très intéressant ! Les refrains mélodieux et puissants comme celui de "Unleashed" ne ralentissent pas les titres et ne devraient donc pas trop gêner les inconditionnels du bourrinage constant. D'ailleurs sur la composition suivante ("Betrayed"), si on peut faire un reproche, c'est sur le côté "plombé" des quelques samples qui marquent les mesures. Celles-ci passent à vitesse grand V sur "The fight" et si la rythmique est au taquet pour envoyer la sauce, la guitare n'est pas en reste et s'offre une escapade en solitaire dans les aiguës qui impressionne. Pour extrapoler, je pense que les Zuul Fx ont vraiment voulu se faire plaisir avant tout sur Unleashed, sans calculer, sans réfléchir, sans penser en terme d'attente ou de pression, ils ont juste enquillé les plans qui les faisaient tripper et se sont arrangés pour les amalgamer et sortir une douzaine de titres percutants et accrocheurs. Leur côté industriel est un peu mis en retrait même si les cadences sont assez martiales, les machines sont très discrètes (par exemple "Battlefield" pourrait fonctionner sans la boucle qui tapisse l'arrière-plan) sauf durant les trois petits "Interlude" qu'elles s'offrent histoire de rajouter un peu de tension glauque dans l'atmosphère.

Totalement déchaînés mais surtout libérés, Zuul Fx se permet un petit peu de hors piste avec la dernière, "Life in me" ou comment un groupe réputé bien saignant au rayon métal pourrait être apprécié de ta grand-mère ! Et ouais, c'est un morceau acoustique sans une once de brutalité et cette conclusion tout en délicatesse réussit le tour de force de clore l'album sans qu'on ne soit choqué par une telle accalmie, presque une évidence après une aussi intense tempête.

Zuul Fx / Chronique LP > Live free or die

Zuul Fx - Live free or die 2 ans aprés le remarqué et remarquable By the cross, Zuul Fx a changé de gratteux et s'il a perdu Blast, le quatuor n'a rien perdu de sa capacité à blaster avec l'arrivée de Karim ! Francis Caste s'est encore occupé du son et le résultat est tout simplement gigantesque !
Prends ta respiration avant de lacher la bête car tu n'auras pas l'occasion de souffler avant "I never forget", ensuite quelques secondes de répit pour un titre bonus "Fuck them all !!!" puis beaucoup d'autres jusque la piste 69 et un long morceau "caché". Avant ça, tu auras subi les attaques en règle d'une section rythmique qui a activé l'option "tapis de bombes dans ta face" et qui l'a laissée enclenchée, des guitares lourdes, puissantes, précises qui font dans la dentelle de plomb et un chant aussi à l'aise dans les mélodies que dans l'arrachage de glotte. Live free or die pourrait être le rejeton de Machine Head et Fear Factory mais c'est bien Zuul Fx qui en est le père, un parent qui ne fait pas que mettre des baffes énormes pour élever sa progéniture ("14 years old" avec en plus du côté "bourrin jouissif" des harmoniques et des riffs qui serpentent à toute vitesse) car il sait aussi cajoler et laisse, de temps à autres, parler les douces mélodies ("French kisses", "Honey") pour mieux se faire entendre.
Tu n'a pas trop la pêche ? Tu juges le métal héxagonal moribond ? Tu veux prendre une jolie claque ? Mets toi Live free or die dans les oreilles et laisse Zuul Fx prendre le contrôle de ton esprit qui headbangera à ta place. S'ils entendent cet opus (distribué chez eux donc...), certains ricains doivent nous envier... et on peut s'attendre à ce que le groupe poursuive une trajectoire "à la Gojira", c'est tout ce qu'on leur souhaite...

Zuul Fx / Chronique LP > By the cross

Zuul Fx : by the Cross Les premières notes de By the cross sont caractéristiques de Zuul Fx et restent implémentées en mémoire : métal massif et puissant : American Head Charge, Fear Factory viennent en tête, avec une pointe de Rob Zombie (sur "Devil star" par exemple). Sorti en mars 2005 sur Equilibre Music (Crack ov Dawn, MXD, Lycosia), By the cross grouille de titres organiques, dégoulinant de riffs puissants.
Beaucoup moins industriel que Sybreed, Zuul Fx met en avant l'aspect organique de sa musique, même si quelques samples sont présents, l'ambiance de "Blessed" doit ainsi beaucoup aux nappes électroniques camouflées en arrière plan.
Le groupe ratisse large sur le plan métal, "Get away" ou "Behind the light" suffisent pour s'en convaincre, et est doté d'une bonne production, mais c'est l'identité du groupe qui est parfois mise de côté avec des titres américanisés, le rouleau compresseur du métal n'a pas de frontières. Qu'à celà ne tienne, "Punisher" surgit, perfore l'écorce terrestre, refrain massif, couplet et break salvateurs, donne la réplique à un "Nothing is real" absolument dantesque, très Coal Chamber dans l'esprit du refrain, mais un couplet qui part aux antipodes, et atterit sur un accelerando Soulflyien.
Des titres forgés sous la sueur et une amplification boostée, Zuul Fx met un maximum de chances de son côté, "I 8 U" groove comme un beau diable, "Devil star" mérite bien son nom, le tout est bien empaqueté, il manque juste un petit truc en plus pour en faire une bombe énorme.