metal Métal > Young and in the Way

Biographie > Young, armed & dangerous

Ils viennent de Charlotte (la ville aux USA, pas la notre hein...) et pratiquent un mix hautement viscéral de hardcore, de crust-punk, de death et de black metal qui ravagent les enceintes et les tympans avec. Eux ce sont les Young and in the Way et depuis 2009 et la sortie de leur premier EP Newborn, enchaînent les sorties à un rythme effréné. L'album Amen et l'EP Cloven Hoof en 2010, l'album I am not what I am, un split 7'' avec leurs compatriotes de Torch Runner et l'EP V. Eternal depression en 2011. Une fréquence de sorties plus que soutenue, mais une haine féroce et nihiliste qui transpire à travers leur musique et ne se dément jamais.

Young and in the Way / Chronique LP > I am not what I am (Amen)

Young And In The Way - I am not what I am (Amen) Sorti deux fois cette année, une première en mars aux USA par le groupe lui-même, une seconde un peu plus tard en Europe par le biais du frenchy Swarm of Nails Records (Arms of Ra, Donkey Punch, Hexis, The Phantom Carriage et quelques autres sorties bien brûlantes...), I am not what I am, l'est cette fois dans une version "extended" puisqu'en mode 2.0, il comprend également l'album Amen, paru en 2010. Soit une double ration de blackened hardcore crust de l'enfer (elle est classe l'étiquette là hein ?) made by Young and in the Way, lesquels se plaisent à en mettre littéralement plein le lecteur CD. Mais alors vraiment plein. Et partout.

11 titres + 7 (donc 18 pour ceux qui suivent...), le groupe dégueule littéralement sa haine sur des titres très courts (rarement plus de deux minutes), compactant à l'extrême cette violence abrupte qui assaille les tympans sans discontinuer, à tel point que tout écouter d'une seule traite a tendance à rendre un peu irascible. Juste un peu, voire beaucoup... Parce que dans le même temps Young and in the Way ne conçoit son expression musicale que par l'explosion viscérale, la noirceur malsaine qui prend à la gorge et l'immersion métaphorique de l'auditeur dans un bain d'acide. Vous l'aurez compris, à l'image de ces brûlots haineux qui ne manquent pas d'expliciter un peu plus leur propos (genre pour le cas où l'on serait sourd), les américains nous jettent à la gueule des titres comme, au hasard, "They should greet me with howls of execration", "Love and terror laid the stone" ou "Leaving nothing but the absence of everything".

Vaut mieux pas être dépressif sinon on sombre définitivement dans le nihilisme forcené qui amènera un jour à vivre reclus dans son deux-pièces, limite retranché dans sa cave avec des kilotonnes de conserves pour seule ration de survie. Par conséquent, Young and in the Way brutalise les écoutilles, enfonce à chaque nouveau titre un peu plus les clous dans la chair et endommage sérieusement nos mécaniques intérieures....