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yob_logo.jpg YOB voit le jour en 2000 à Eugene, Oregon (Etats-Unis), sous l'impulsion du guitariste-chanteur Mike Scheidt, principal compositeur et seul membre permanent de ce trio qui a connu pas mal de changements de line-up mais dont le noyau dur hormis l'ami Mike aura été Travis Foster (batterie) et Isamu Sato (basse). Ce groupe aura connu une carrière aussi courte qu'intense, enchainant quatre albums en quatre ans. Quatre albums d'un stoner-doom (teinté de post-hardcore) extrêmement inspiré, délicieusement accrocheur et original (c'est que l'originalité n'est pas monnaie courante de ce genre musical...), et surtout incroyablement lourd, qui en toute logique aurait du leur valoir une place de choix au panthéon du rock pointure éléphant, aux cotés des monstres sacrés (n'ayons pas peur des mots) tels que Electric Wizard, Sleep ou encore Neurosis. Cependant, malgré une base de fans fidèles, acquise suite à d'interminables tournées marathons à travers les Etats-Unis, ce groupe n'aura jamais vraiment eu la reconnaissance qu'il méritait, et c'est bien dommage.
Les YOB se séparent hélas en 2006, suite au départ de Foster et Sato qui ne supportaient plus le rythme effréné des tournées. Mike Scheidt décida alors de continuer l'aventure avec Middian, dans un esprit assez similaire et toujours aussi bon ! Toujours est-il que tout fan de musique lourde se doit réellement de poser une oreille sur YOB sous peine de passer à côté de quelque chose de grand. Car leur musique est un voyage passionnant, une expérience unique et épique dont il serait dommage de se priver...

YOB / Chronique LP > Clearing the path to ascend

YOB - Clearing the path to ascend Après un Atma très décevant, YOB a pris le temps (3 ans) pour non seulement remettre les choses au point mais aussi se faire désirable ! Leur récente signature chez label Neurot Recordings (le label de Neurosis qui n'a pas pour habitude de signer les oreilles fermées) et un artwork, pour une fois, vraiment classe (signé Orion Landau, responsable de pas mal de jolies choses pour Red Fang mais aussi Mumakil, Nile, Pig Destroyer...) nous permettaient d'envisager le meilleur... Et le son qui surgit des enceintes nous donne raison, lourd et dense à souhait, YOB fait son mea culpa et revient sérieusement aux affaires.

4 titres, plus d'une heure de musique, le trio prend toujours son temps pour développer ses idées et construit bien souvent ses compositions en suivant les règles du post rock mais le tout est bien sûr orienté stoner doom ("In our blood", "Marrow"), post hardcore ("Nothing to win") et sludge ("Unmask the spectre"). Ca, ça vaut pour les grandes largeurs parce que Clearing the path to ascend est à digérer comme un tout, autant que faire ce peu car ce bloc massif, dense et lourd n'est pas facile à ingurgiter. Faut avoir l'estomac accroché car l'ambiance est assez malsaine, avec ce chant option Led Zeppelin sous tranquillisant qui hante les titres, une rythmique qui donne dans le tellurique et remue les tripes tandis que les riffs boueux sont à rattacher au genre reptilien. Oppressant, pesant et marécageux la plupart du temps (on peut alors penser à Tusk ou certains morceaux de Down), quand les Américains accélèrent et éclairent (un petit peu) leurs notes, on obtient du très grand post HxC avec riffs hypnotiques taillés pour le live. Tout l'inverse du "Unmask the spectre" qui s'embourbe quelque peu à trop vouloir ralentir le rythme et découpé les mesures, dommage car les deux autres morceaux plus "calmes" sont bien plus réussis (même si j'émets quelques réserves sur le chant clair de "Marrow").

Digipak classieux, production impeccable, qualité d'ensemble bien au-dessus de la moyenne, Clearing the path to ascend marque le retour de YOB au premier plan et c'est une bonne nouvelle car le petit monde doom/stoner/sludge a besoin de patrons dans le genre de la bande de Mike Scheidt.

YOB / Chronique LP > Songs of Townes Van Zandt Vol.II

Songs of Townes Van Zandt Vol.II Il y a à peu près deux ans, trois musiciens de renom, Scott Kelly, Steve Von Till et Scott "Wino" Weinrich s'étaient réunis sous l'égide de My Proud Mountain et Neurot Recordings afin de donner naissance à un "tribute album" au cultissime (mais encore trop méconnu de ce côté de l'Atlantique) songwriter américain Townes Van Zandt. Le résultat étant une véritable pépite du genre et ayant récolté une constellation d'éloges plus que méritées, les deux labels se sont associés pour remettre le couvert le temps d'un deuxième volet sobrement baptisé Songs of Townes Van Zandt Vol.II pour lequel ils ont changé le casting originel, ouvrant ainsi l'hommage à d'autres voix et sensibilités.

Confiés cette fois aux bons soins d'un nouveau trio de curateurs soit John Baizley (Baroness), Nate Hall (US Christmas) et Mike Scheidt (YOB, Middian, Lumbar, VHÖL...), lesquels se sont entourés de quelques musiciens additionnels (Katie Jones, Stevie Floyd - Dark Castle, Taurus et Dorthia Cottrell de Windhand), ce second volume, bien que disposant d'un casting un peu moins prestigieux sur le papier, a quand même déjà fière allure. Et lorsque les premières notes de la petite dizaine de titres que comptent l'album viennent effleurer l'épiderme de l'auditeur, l'évidence se fait jour d'elle-même, l'héritage du maître est toujours entre de très bonnes mains. Que ce soit avec un Mike Scheidt en solo sur l'inaugural "To live is to fly" puis sa réponse immédiate orchestrée par Nate Hall lui aussi en solitaire (le somptueux et fragile "Pancho & lefty"), les compositions ténébreuses et leurs brisures mélodiques de Townes Van Zandt trouvent ici un nouvel écrin à la classe intemporelle.

Lorsque le duo Katie Jones/John Baizley prend possession du morceau "St John the gambler" pour lui donner une seconde vie, le rendu à deux voix frôle le sublime, cristallisant par la même occasion tout l'intérêt qu'offre un album hommage aussi respectueux de l'œuvre originelle (et son esprit surtout), en la sublimant sans jamais la dénaturer (l'intense "Rake" par Mike Scheidt encore en solo, "Waitin' around to die" par le duo Nate Hall & Stevie Floyd). Au détour de ces petites merveilles country/folk bluesy aux confins de l'americana crépusculaire, on trouve quelques associations d'idées absolument exquises comme celle de faire collaborer une nouvelle fois Katie Jones et John Baizley pour "For the sake of the song" (poétique) puis "If I needed you" (lumineux) ou la paire Nate Hall/Dorthia Cottrell sur le très beau "Our mother the mountain". Encore un sans-faute pour conclure ce Songs of Townes Van Zandt Vol.II idéalement placé dans le sillage de son prédécesseur. Grande classe.

YOB / Chronique LP > Atma

YOB - Atma Il y a de cela un peu plus de deux ans maintenant, The great cessation marquait le retour, très remarqué de YOB, reformé après bien des péripéties et ouvrait la voie à une suite... qui débarque aujourd'hui sous la forme d'Atma, toujours via Profound Lore Records. Forcément attendu. Fatalement décevant. "Prepare the ground", morceau inaugural de l'album est un ratage total. Le groupe tente de faire sonner ses riffs doom/stoner bien comme il faut, sauf que le chant, heavy old-school et pas du tout raccord avec le reste, prend toute la place et que lorsque interviennent les quelques rares moments de "respiration" instrumentale, ceux-ci ne parvient même plus à retrouver du souffle. Pire, la prod' sonne particulièrement datée donne l'impression de se retrouver face à une vieille démo d'un obscur groupe de doom biberonné au vieux heavy metal des 80's tout droit sorti de son garage de repet'. Dur.

Heureusement, la suite immédiate est bien "meilleure" ; ou disons moins mauvaise. L'éponyme "Atma" sonne lui aussi très DIY (c'est apparemment volontaire) mais là au moins, le rendu tient artistiquement la route en termes de cohérence musicale. Riffing acéré, section rythmique mastodonte et un chant écorché vif qui a retrouvé son cannibalisme vocal par la même occasion. Le YOB que l'on a toujours connu semble sur le retour et si ce n'est pas encore transcendant, les quelques growls posés sur les amplis qui grésillent à mort laissent entendre que la suite va envoyer du gras... Sauf que non. Ou vraiment trop peu selon que l'on soit plus moins exigeant en la matière. "Before we dreamed of two mastered" est ainsi le deuxième flop de l'album (qui ne compte quand même que cinq titres) : un titre qui cherche à mettre l'auditeur sous pression mais qui ne suscite au mieux qu'un ennui poli, des ruptures de rythme du coup mal venues, le groupe essaie de façonner ses morceaux de manière à créer un climat, une atmosphère propice à la sublimation du doom. Mais rien n'y fait. C'est chiant à mourir.

Même cause, même effet avec "Upon the sight of the other shore mastered". C'est lent, c'est doom oui, mais seulement en surface. Zéro intensité en profondeur, on a l'impression que les YOB se traînent en studio pour essayer de nous pondre quelque chose de monstrueusement intense sans que l'inspiration, ni la fougue nécessaire ne soient au rendez-vous. Et si l'on sent bien où a voulu nous emmener le groupe, il a complètement calé en chemin, ne parvenant plus à trouver les ressources pour imposer sa griffe comme à l'époque de Catharsis (qui semble ici à des années lumières), voire de The great cessation. Enfin jusqu'à "Afrift in the ocean", ultime tentative des américains pour faire exister un peu Atma sur l'échiquier doom/stoner ou au sein de leur pourtant courte discographie. Intro délibérément interminable et languissante, les riffs sortent du bois, le "chant" émerge des ténèbres et par instants le groupe semble sur le point de renouer avec le caractère épique et abrasif de ses précédents efforts... et puis finalement à peine, sur les ultimes instants de cet épilogue un peu bancal. Frustrant, poussif et ennuyeux (oui tout ça en même temps, ça fait beaucoup), le nouveau YOB est certainement l'un des flops discographiques du moment.

YOB / Chronique LP > The great cessation

YOB - The great cessation YOB is back ! Remember : en 2006, trois ans après avoir enfanté du monumental Catharsis, deux (Travis Foster et Isamu Sato) des trois membres du groupe, exténués par les tournées et le quotidien passé sur les routes, décident d'arrêter les frais. YOB s'arrête là et le troisième larron, en l'occurrence Mike Scheidt trouve refuge au sein de Middian. En 2008, Middian splitte après un seul et unique album (Age eternal paru l'année précédente). Scheidt se met alors en tête de convaincre ses anciens compères de reformer YOB. Sato refuse mais Foster accepte. Le duo recrute Aaron Reiseberg au poste bassiste et se remet sur les rails. Le groupe signe chez Profound Lore Records (Atavist, Cobalt, Nadja) et publie aujourd'hui The great cessation.
Alors verdict ? Doomesque. Pas même le temps de se poser de question que déjà "Burning the altar" nous plaque au sol. Englué dans ce magma doom metal, on est complètement pris au piège d'un groupe qui assène des riffs en forme de parpaings sonores avec une méticulosité qui frise l'obsession. Niveau chant, le résultat est incroyablement déviant, quelques growls death issus des profondeurs de la Terre et des aigus qui sonnent comme si Mike hurlait en s'écorchant les cordes vocales avec du verre pilé. 12'37 d'une démonstration de force doom/sludge/metal. Abrasif et d'une lourdeur extrème. Un peu comme si Burning Witch frayait avec Sleep pendant qu'Electric Wizard venait lustrer ses instruments. YOB enchaîne avec "The lie that is sin" plus Sabbath-ien dans l'esprit puis avec l'effrayant "Silence of Heaven". Ironique et torturé comme jamais, le trio livre ici un titre complètement psychotique à la bestialité oppressante et à la sauvagerie sans nom. Le groupe nous emmène aux portes de l'Enfer.
Retour à la normalité (chez YOB tout est relatif...) avec "Breathing from the shallows"et une atmosphère plus aérée, nappée d'effluves stoner doom évoquant un croisement contre nature de Neurosis et The Obsessed avec toujours ses riffs qui encore et encore viennent s'enfoncer dans la roche et laisse des traces indélébiles dans notre esprit. YOB a été trop longtemps absent, alors pour compenser, le trio il nous sert un The great cessation de très haut niveau. Six titres heavy doom metal dissonants que l'on ingère avec l'impression d'être enfermé six pieds sous terre, dans un caisson métallique subissant l'assaut discontinu de riffs des cavernes qui s'entrechoquent sans fin. Ajouté à ce disque une production quatre étoiles signée Sanford Parker (Minsk, Pelican), un final grandiose dépassant les 20 minutes (avec intro aérienne et apaisée avant que le mur de son ne se dresse une ultime et dernière fois devant nous) et nous voici avec une grosse heure de musique à déconseiller aux âmes et tympans sensibles. Pour les autres, c'est évidemment à dévorer de toute urgence...

YOB / Chronique LP > Catharsis


yob_catharsis.jpg Waouh ! C'est pas tous le jour qu'on se prend des baffes musicales pareilles ! Après avoir sorti une démo stoner-rock plus qu'honorable en 2000, un excellent premier album stoner-doom Elaboration of carbon en 2002, YOB nous revient en 2003 avec un monstre : Catharsis. 50 minutes de musique d'une lourdeur à faire pâlir de jalousie Electric Wizard, Sleep et autres Weedeater, et qui en seulement trois titres marathons mettent à genoux le plus endurci des fans de musique lourde. N'ayons pas peur des mots, nous avons ici affaire avec un véritable chef d'oeuvre.
Ce qui frappe de prime abord dans cet album, c'est son côté accrocheur. Les riffs sont proprement excellents et vous restent dans la tête dès la première écoute. On sent bien ici que la bande à Mike Scheidt ne se contente pas de balancer illico sur CD les premiers riffs sortis d'un jam. Certainement pas. Comme toujours chez YOB, chaque effet de guitare, chaque break de batterie, chaque petit son semble prévu et calculé (ce qui n'est pas toujours franchement le cas dans la sphère stoner-doom), et le résultat s'en ressent.
La première piste, "Aeons", en est l'exemple parfait. Tout commence par l'entrée lente et progressive de la basse et de la batterie sur lesquelles vient se poser un génial solo de gratte, blindé de reverb et de delay, semblant provenir du fin fond de l'espace. L'ambiance est posée, atmosphérique et psychédélique. Puis la guitare se fait plus menaçante, se joignant à la basse le temps de quelques riffs, quand tout à coup elle lâche la disto. BOOOOM ! Le soudain changement de gravité nous aplatit comme les misérables insectes que nous sommes. Nous sommes entrés en collision avec une planète, et une grosse qui plus est ! Il apparaît clairement ici que YOB joue désormais dans la compétition des groupes les plus lourds de l'univers. D'ailleurs le rendu est assez proche de ce que pourrait donner une rencontre apocalyptiquement groovy entre Electric Wizard et Sleep (période Dopesmoker) ayant troqué leurs traditionnels bangs pour un festin de champis arrosés de LSD. Honnêtement, que celui qui arrive à résister à l'envie de headbanguer sur cette musique leur renvoie leur CD pour remboursement. (Ne vous inquiétez pas pour eux, ça ne risque pas d'arriver !)
Et puis il y a la voix reconnaissable entre mille de Mike Scheidt, qui vient ajouter encore au caractère épique et mystique de cette fabuleuse chanson. Son chant alterne entre une voix claire assez hard-rock, comparable à un Geddy Lee (Rush) sous reverb, des vocaux susurrés et de monstrueux growls death-metal (pas très loin de ce dont est capable Mikael Åkerfeldt de Opeth quand il n'est pas content, par exemple) qui ajoutent encore du poids à cette musique. Dès l'explosion des vocaux, on passe du génial au transcendental ! Il vient alors une furieuse envie de lever les bras au ciel pour capter le plus possible de cette énergie cosmique qui s'abat sur votre être. Et c'est comme ça durant 18 minutes de pur bonheur. La seconde piste "Ether" est plus traditionnelle. YOB nous délivre ici un gros stoner-metal, mélangeant la nonchalance géniale d'un Kyuss avec l'efficacité destructrice d'un Down, tout en gardant l'aspect psychédélique propre à la voix de l'ami Mike. On a troqué ici la transe mystique contre une bonne grosse salve heavy rock qui fait bien plaisir par où elle passe. Mais ce petit interlude (de "seulement" 7 minutes) ne servait qu'à nous laisser respirer avant la suite. Car les 23 minutes suivantes de "Catharsis", la piste éponyme clôturant cet album, ne vous feront aucun cadeau. YOB nous montre ici un visage très différent des deux titres précédents, supprimant progressivement presque tout ce qu'ils avaient de groove et de stoner. Les dix première minutes sont pourtant assez tranquilles et lumineuse. Mais progressivement, sans qu'on ne s'en rende vraiment compte, le ton va se durcir et tout va s'obscurcir. On savait YOB capable de nous en mettre plein la gueule, ils nous l'avaient déjà prouvé avec "Pain of I" sur le précédent album Elaboration of carbon, mais alors là on passe clairement au niveau supérieur. Le final de "Catharsis" est une pure agression sonore. Soudainement, les YOB nous envoient un ignoble magma doom "dronisant" à donner envie de prendre une douche à n'importe quel fan de Burning Witch ou d'EyeHateGod (à supposer que les fans d'EHG prennent des douches, héhé...). Et ils font monter l'intensité encore et encore, à un niveau presque insoutenable, jusqu'à la libération, qui se matérialise par une cavalcade épique et jouissive où se côtoient Capricorns et Neurosis. Final à couper le souffle pour un disque grandiose, dont les échos vous hanteront certainement un bout de temps, et album de la consécration pour ce groupe on ne peut plus talentueux qu'est YOB. A acquérir absolument ! Et à écouter fort pour en faire profiter les voisins.

Version anglo-saxonne
Ouch ! It's not everyday that you get your ass musically kicked like that ! After releasing a quite nice stoner-rock demo in 2000, and an excellent first album Elaboration of carbon in 2003, more stoner-doom oriented, YOB is back on track in 2003 with a monster : Catharsis. 50 minutes of music heavy enough to make crazy jealous any Electric Wizard, Sleep or Weedeater, and that can, in only three interminable tracks, bring to his knees the toughest metal head. Let's talk straight, we are facing a masterpiece here.
What strikes you first with this album is its catchiness. Riffs are just brilliant and stick to your mind at the very first listening. We clearly see here that Mike Scheidt's gang are not the kind of guys to throw on the CD the first riffs that came out from a jam. Definitely not. As always with YOB, every guitar effect, every drum part, every little sound seems to have been carefully planned and wanted (which is actually not often the case in the stoner-doom scene), and the impact on the result is great.
The first track "Aeons" is the perfect example of this. First of all, there is the slow and progressive entry of the bass and drums on which is laid a first-class guitar solo, full of reverb and delay, that seems to be coming from the far deep outer-space. The atmosphere is laid-back, cool and psychedelic. Then the guitar becomes slightly looming, joining the bass for a few riffs, when suddenly it sets the distortion free. BOOOOM ! The sudden change in gravity is literally crushing the poor bugs that we are. We've just been hit by a whole planet, and a big one ! It clearly appears that YOB is competing now for the price of heaviest band in the universe. Speaking of which, the music is fairly close to what could be an apocalyptic and groovy jam session between Electric Wizard and Sleep (Dopesmoker era) that would had left their usual bongs for a fest of mushrooms marinated in LSD. Honestly, if you manage to resist the urge to headbang, you can just send them back the CD and ask for your money back ! (Don't worry for them, that just won't happen). And then comes the so recognizable voice of Mike Scheidt, which adds even more to the epic and mysticism of this fabulous song. His singing alternates from high pitch hard-rock voice, kind of Geddy Lee (Rush) style, whispered vocals and gruesome death metal growls (not so far from what can achieve a pissed-off Mikael Åkerfeldt from Opeth) that add even more weight to this music. As soon as the vocals explode, everything highs up from brilliant to transcendental ! You get a furious need to raise your arms open to the sky to catch as much as possible of this cosmic energy that falls down on you. And this lasts for 18 minutes of pure ecstasy. The second track "Ether" is more traditional. YOB gives us here a good old-fashioned stoner-metal, mixing the awesome laid-back and groovy sound from Kyuss with the destructive efficiency of Down, while keeping their own psychedelic touch. The mystic trance has been traded here for a burst of a loud and heavy rock. But the point of this little interlude ("only" 7 minutes) was to let us prepare and catch our breath for what follows.
Indeed, the 23 next minutes of the last track "Catharsis" will have absolutely no mercy. YOB shows us here a very different face compared to the two others songs, progressively taking away all their groovy and stoner aspects. The first ten minutes are still quite laid-back and luminous, but step by step, without really noticing, everything becomes much darker. We knew that YOB were capable of smashing us right on the chin, they already proved it for example with the song "Pain of I" on Elaboration of carbon, but here they really step up to the next level. The final of "Catharsis" is pure sonic aggression. Suddenly, YOB vomits an ignominious magma doom and drony, bad enough to make any Burning Witch or EyeHateGod fans want to take a shower (provided that EHG fans actually take showers, hehe...). And they make the intensity rise again and again, to an almost impossible level, before the liberation : an epic climax where Capricorns and Neurosis are riding side to side. A breathtaking final for a grandiose album that will probably haunt you for a long time, and a first chef-d'oeuvre for this incredibly talented band. Highly recommended acquisition ! And last advice : listen to it loud, your neighbours will eventually thank you.