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Biographie > WMU

Né né en novembre 2008 du côté d'Albi, (accessoirement mère-patrie de notre Charlotte nationale), WMU évolue dans un registre post-metal influencé par l'astronomie et la mythologie, le voyage entre l'espace et le temps. Rapidement, le groupe livre une première démo éponyme, avant de sortir, en totale autoproduction, un EP intitulé Aldebaran (2009). L'année suivante, le groupe publie son premier album, long-play, via Apathia Records (Lyan, Blien Vesne, Öxxö Xööx...). Intitulé A cosmic chapter with Gaia, il est suivi en 2011 par l'EP Head of column.

What Mad Universe / Chronique LP > A cosmic chapter with Gaia

What Mad Universe - A cosmic chapter with Gaia La hantise du chroniqueur : écrire sur un album sachant que le groupe a entre-temps déjà publié un autre enregistrement, intrinsèquement "meilleur" que celui sur lequel il doit écrire et dont il (ledit rédacteur) sait pertinemment qu'il répond a posteriori aux critiques formulées dans son texte. A cosmic chapter with Gaia par What Mad Universe donc, WMU pour les intimes, première sortie du label Apathia Records dont nous avons déjà parlé dans ces pages (à l'occasion de la seconde production, chroniquée avant celle-ci, la logique chronologique n'est pas notre fort, c'est un fait), est un disque de post-rock trèsmétallisé ou de post-metal à tendance "rock" qui cherche encore à trouver sa place dans des sphères musicales extrêmement balisées.

Un (post) truc spatial exclusivement instrumental, serti de mélodies efficaces et appuyé par une production tout à fait honorable : les premiers morceaux défilent, se laissent écouter ("And the sun's still silent", "Eris in the sky", "Mu area D") et What Mad Universe pose tranquillement son jeu. Problème, le groupe sonne rapidement assez répétitif, la faute à une mécanique instrumentale, parfaitement en place certes, mais qui a du mal à évoluer sur la durée. Et sans chant, l'aspect déshumanisé de structures trop récurrentes est d'autant plus flagrant lorsque le groupe "ose" un éponyme-fleuve (plus de neuf minutes) naviguant à vue entre ambient narcoleptique et minimalisme, qui se pose en sustentation au dessus de l'auditeur. Là encore, c'est loin d'être mauvais mais ce n'est que lorsque les guitares entrent en scène pour sortir de la torpeur ambient que le morceau "existe" réellement. Techniquement, rien à redire, c'est plus en termes d'émotion que WMU peine à trouver sa place.

Pas un mauvais album en soit. Pas non plus un vrai bon album quand même. Le premier effort long-play de What Mad Universe navigue, comme son contenu, entre deux eaux, troubles, et se laisse un peu trop aller au beau milieu de courants bien incertains, là où sa séquelle, le mini-EP Head of column sorti un an plus tard, est parvenu à rectifier le tir. Ne reste plus qu'à voir quelle voie le groupe empruntera par la suite.