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Début 2008, du côté de Long Island, From Autumn to Ashes semble sur la pente descendante et deux de ses membres, Francis Mark et Rob Lauritsen décident de monter un nouveau groupe. Pour se faire, ils prennent le patronyme de Warship et balancent rapidement un peu de son sur MySpace. Alors que leur premier album est en cours d'enregistrement, le duo signe un deal avec Vagrant (Alkaline Trio, Protest the Hero, The (International) Noise Conspiracy, Thrice...) chez qui sort le 4 novembre de la même année Supply and depend...

Warship / Chronique LP > Supply and depend

Warship - Supply and depend Incisif et rentre-dedans, "Toil" annonce la couleur, comme la quasi totalité des productions made in Vagrant (City and colour, Dashboard Confessional, Electric Owls), le premier album de Warship n'a absolument pas prétention à révolutionner un genre. Mélange de rock, d'émo et de metal tendance "core", le groupe nous accueille avec du gros son et, excellente surprise, met la barre plutôt haut. Instrumentalement, c'est étonnamment varié, le duo à la barre de Warship ne semblant pas décidé à livrer un disque trop prévisible, il varie les styles tout en maintenant un cap très métallique dans l'âme. D'un "Profit over people" très typé punk hardcore, il passe sans coup férir à un "Wounded paw" plus émo-rock/metal, avec une constance de tous les instants. Qu'il accélère singulièrement le rythme ou ralentisse le tempo, qu'il fracasse les instruments contre les murs du studio ou mettent la sourdine (même si ça reste très relatif), les désormais ex-From Autumn to Ashes le font avec un savoir faire qui ne souffre d'aucune contestation. Ce, même si encore une fois, on reste ici dans des voies musicales, relativement balisées.
De "Where's your leash" à "The waiting list", la ligne de conduite de Supply and depend est aisément identifiable. Rugueux, très produits mais bien écorchés, les Warship ne font pas forcément dans la dentelle et, sur des motifs musicaux relativement classieux, brodent quelques arrangements plutôt bien sentis. Grosses guitares tranchantes ("We've never been equal") ou raffinement feutré (excellent "Lousy horoscope"), le duo envoie les guitares mais pas que, joue de son tempérament punk pour cramer les ampli, mais pas que, se montre criard et volubile mais... (on a compris le principe...). Pour faire court, ils besognent leurs instruments bien comme il faut et font parler les décibels. Quelques éclairs screamo intelligement distillés ("Fetus flytrap"), deux ou trop beaux ratés ("Empty vessel", "Indoors"), on parsème le tout de mélodies émo et on obtient un cocktail musical plutôt honorable, évoluant bien au-dessus de la médiocrité crasse de nombre de combos oeuvrant dans le genre. Plutôt pas mal gaulé pour qui est un tout petit peu ouvert à ce style de musique.