WARSAWWASRAW - Sensitizer Derrière ce violent palindrome WARSAWWASRAW se cache un duo parisien (guitare/batterie) tout aussi violent. Sans écouter le disque, la parution de l'album sur Three One G (Zeus !, Rextox...), le label de Justin Pearson de The Locust indique déjà la correction punk-hardcore-noise qui va pointer. Et le nombre de titres ainsi que la durée moyenne des pistes en question, entre 30 secondes et deux minutes, semble afficher un disque cinglant de chez cinglant. Et ce sera foutrement cinglant.

Le premier titre, "Nipplesin", fait l'effet d'un véritable coup de poing dans la tronche : dynamique d'enfer, le propos est pas très loin d'un Nostromo qui aurait bouffé du lion. Oui, c'est possible. Les pistes s'enchaînent, se ressemblent en mode monomaniaque "exutwar", sans pour autant lasser. Grâce à des pistes où le groupe s'éloigne de cette ligne éditoriale de la terre brûlée. Enfin pas trop quand même, faut pas déconner. "Hells angles" fait figure de sommet avec ses 8 minutes qui emmènent le groupe sur le terrain d'un Cortez : il commence comme du WARSAWWASRAW pur-jus puis le tempo subit un sévère coup de frein, le duo se fait épique et tremblement post-harcdore, le riff ralentit et un chant clair arraché apparaît... S'il fallait un argument massue pour te procurer Sensitizer, "Hells angles" devrait parachever le boulot de séduction et te convaincre de la maîtrise du groupe quand il s'agit de doser subtilement un album qui pourrait assez vite être redondant.

Bref, si t'es en manque de sensation forte, Sensitizer remplira parfaitement son office. WARSAWWASRAW a beau avoir perdu quelques membres dans son historique, cela ne l'empêche pas de sonner aussi heavy qu'une armée de 1000 musiciens avides de musique carnassière.