Wars - We are islands, after all Bon titre, superbe artwork (signé Costin Chioreanu), nom accrocheur, les jeunes Anglais ont mis le paquet pour ce premier album, s'ils ont signé chez Spinefarm Records (36 Crazyfists, Atreyu, Shvpes pour n'en citer que quelques uns ...), c'est forcément que leur screamo tient la route. Car oui, la Perfide Albion n'a pas terminé de nous sortir des groupes de screamo metalcore dans la lignée de Funeral For A Friend avec comme cerise sur le gateau, une cérémonie d'adoubement menée par Colin Doran (Hundred Reasons) sur "That by discord things increase". Pas leur meilleur titre (écoute plutôt "Salt flat sailing") mais rien que sur le papier, il y a de quoi faire la conquête de pas mal de coeurs outre-Manche. Vu d'ici, We are islands, after all tient la route avec un son très travaillé, des riffs qui attaquent les graves, des structures assez réfléchies (moins simplistes que les classiques du genre), des parties mélodiques aussi bien tenues que les parties hurlées et surtout quasiment pas de ces pleurnicheries qui ont tendance à saborder le boulot de bûcherons des zicos. Dans un tiroir qui déborde déjà de prétendants à la relève dans cette vague de revival emo-screamo (putain déjà 15 ans pour Between order and model), Wars attire et mérite de l'attention.