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Groupe suédois fondé par le guitariste Hakan Karlsson en 2003, Warfect pratique un trash métal influencé par l'ancienne école (Slayer, Metallica, Pantera). Il sort deux démos sous le nom Incoma en 2006 et 2007. En novembre 2009, les Scandinaves signent chez My Kingdom Music et sortent leur premier long effort, Depicting the macabre.

Warfect / Chronique LP > Depicting the macabre

Warfect - Depicting the macabre Lorsqu'arrive une nouvelle sortie du label italien My Kingdom Music (et c'est assez régulier !), on sait neuf fois sur dix ce qu'il va nous tomber sur la gueule. Les italiens se sont spécialisés depuis 2001 dans la musique burnée (voire ridicule) où la violence musicale croise parfois le sinistre et, plus rarement, dans le rock posé (rappelez-vous des très bons En Declin). Warfect est l'une de leurs dernières trouvailles et elle est suédoise. Connaissant la réputation de ce pays en matière de métal, on leur ferait presque confiance les oreilles fermées. Le premier album de cette formation débute avec un riff "on ne peut plus Machine Headien" accompagné d'une rythmique calée à la milliseconde près. Pas de doute, cela laisse présager du très bon pour la suite d'autant plus que la production est vraiment au top. Oui, mais voilà, les suédois ont beau jouer de forte belle manière un thrash technique à la fois lourd et rapide entrecoupés de soli inspirés et d'une ballade acoustique, cela manque cruellement d'inspiration. On pourra retourner la galette de long en large, la réécouter, faire des randoms au possible pour se convaincre de l'intérêt musical de ce Depicting the macabre, comment ne pas ressentir l'aura des icônes du métal ? A moins de venir d'une autre planète ou d'être novice en la matière, ce disque aura l'avantage de nous replonger presque naturellement dans nos bons vieux Metallica, Slayer, Exodus ou même Lamb of God. De plus, l'ambition respectable des suédois valorisée par sa maîtrise du jeu et sa volonté de varier les tempos et les ambiances est entâchée par moment par des refrains où la voix frise l'ennui ("Never to return", "Creation", "Heathen reigns"). Un album manquant cruellement de personnalité à écouter (ou pas) mais avec modération, donc.