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C'est depuis 2004 que les WardHill ferraillent plus ou moins discrètement, dans leur coin ou non, leurs instruments de manière à aboutir au son stoner/hardcore/punk ultime. Une première démo, Motherfuckers complètement autoproduite pour se faire la main, une flopée de concerts histoire d'écumer sa Suisse natale et voici qu'en 2009, le trio enregistre son premier effort "officiel". Un disque éponyme 100% DIY qui sort à l'automne 2010 via GPS Prod en vinyl 10'' limité à quelques 200 copies. Le croisement idéal entre Kyuss, Victims, Black Sabbath et Kylesa.

WardHill / Chronique EP > A pledge to lava

Wardhill - A pledge to lava
Il y a juste deux ans, on chroniquait l'EP éponyme du trio genevois estampillé "stoner/hardcore/sludge braillard" par Aurelio, on reprend les mêmes et on recommence... Ou presque parce que c'est moi qui m'y colle et me fait décoller les tympans cette fois-ci. Les concerts avec Red Fang, Baroness ou Eyehategod n'ont pas calmé le groupe qui avec A pledge to lava aime toujours autant chevaucher les graves et envoyer un rock seventies qui aurait pris son bain dans un cratère volcanique en activité. Riffs en fusion, basse vrombissante, batterie magmatique et éruption de textes venus des tréfonds de la mésosphère, WardHill ne dévie pas de son thème et joue à la strombolienne : mixant tout son savoir-faire pour nous fasciner. Le concept annoncé promettait du gros et du chaud, on est servi !
Le bémol dans ces cas-là, c'est que les six nouveaux titres (qui portent tous les noms de charmants volcans actifs) sont pyroclastés en moins de 20 minutes et comme on est aussi gourmet que gourmand, on en voudrait plus, toujours plus...

WardHill / Chronique EP > WardHill

Wardhill Imaginez Kyuss copulant joyeusement avec Kylesa dans les dunes du royaume ensablé des seigneurs Black Sabbath. Maintenant visualisez que des coreux du genre Rise and Fall ou Victims viennent prêter vocalement prêter main forte au résultat, histoire de donner une tonalité foncièrement HxC à un ensemble diaboliquement stoner metal. Quelques relents de sludge et de punk plus tard et on tient à peu de choses ce qu'est WardHill, un combo suisse qui facture du riff qui déboise au kilotonne et envoie de la rythmique qui ponctionne les lombaires bien comme il faut, pendant que le chant s'époumone à tout va histoire de rester au niveau. Là ça y est, vous saisissez et si ça ne suffit pas, pour les lents à l'allumage, une petite session intensive d'écoute avec les deux premiers titres de ce LP éponyme devrait suffir à joyeusement désencrasser la tuyauterie.

"Once upon a time in North" puis l'annonciateur "V-Thunder" posent donc les fondements de ce que sera ce premier effort des suisses sorti en édition limitée (200 copies seulement) via GPS Records, le label qui n'en perd jamais une en route dès lors qu'il s'agit d'épauler du très lourd en devenir (Generic, Red Back, Sons of Buddha...). Pourtant la structure donnait surtout dans le "punk rock" à visée large jusqu'à maintenant, avec WardHill, ça tape deux ou trois crans au dessus rayon puissance de feu. Niveau précision de frappe également. Parce que sur "Davidson of a bitch" ou "Watch my Pichet", le groupe arrose au lance-flamme, ralenti ou accélère les tempi selon son bon vouloir et envoie un gros crossover BIM BAM BOOM stoner/hardcore/sludge braillard et guerrier ferrailler en corps à corps avec les enceintes. Une certaine idée du DIY qui dépouille les tympans (et les neurones avec), une énorme envie d'en découdre, un feeling au service d'un groove éléphantesque qui s'abat sous un déluge de mitraille ("This fear", "Our life in game"), WardHill fait le job en bétonnant à sa sauce et après une ultime cavalcade punk aussi concise que foudroyante, conclue les ébats comme il les avait entamé. Avec force, maîtrise et efficacité plus que redoutable. HARD.

PS : si tu n'as pas de platine vinyle, le machin est en téléchargement libre ci-dessous. Avec les compliments d'Hadopi.

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