metal Métal > Vola

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Si en géographie, situer le Danemark ne pose pas trop de problème, sur la carte du monde musical, c'est moins évident... On peut penser aux vieilles gloires King Diamond ou Mercyful Fate et un de leurs rejetons qu'est Volbeat, mais ensuite c'est moins évident d'en citer (Hatesphere ?), même pour nous qui les avons chroniqués (Mimas, Lack, Hexis ou plus récemment Tvivler, LLNN et Yung). Les quatre gars de Copenhague, qui nous permettent de faire le point, ont formé Vola à la fin de la décennie 00, un groupe mêlant rock et métal sur une toile prog'. Auteurs de 2 EPs restés assez confidentiels (Homesick machinery en 2009 et Monsters en 2011), Asger (guitare & chant), Martin (machines), Nicolai (basse) et Felix (batterie) se font pourtant remarquer par Mascot Records (Black Stone Cherry, Volbeat mais aussi Flying Colours, Joe Bonamassa, The Jelly Jam, De Staat... sur des labels cousins) ce qui leur permet d'enregistrer un premier opus intitulé Inmazes, disponible depuis septembre 2016, date du début de leur tournée européenne avec Katatonia.

Vola / Chronique LP > Inmazes

Vola - Inmazes "Enlabyrinthés", voilà une traduction possible de ce premier album qui offre de nombreuses fausses pistes mais finalement peu d'impasses. Avec des titres entre trois et six minutes (seul l'éponyme dépasse les sept minutes), Vola donne dans un rock-métal progressif option expédition expédiée, les riffs s'entremêlent, divaguent, serpentent à droite à gauche mais ne s'étendent jamais vraiment, ne permettant ni à la lassitude, ni aux ambiances de s'installer. Le groupe préfère mettre en avant le travail sur le son (très pur sauf le chant qui est souvent filtré), les mélodies (certaines sont presque trop belles comme celle de "Stray the skies") et donc nous hypnotiser en vitesse rapide avec un combo riff/rythmique ultra captivant ("Starburn", "A stare without eyes"). L'amalgame de parties ultra sèches, saccadées, cliniques et industrielles à d'autres soyeuses, chaloupées, pop et cajoleuses peut mettre mal à l'aise mais c'est cette ambivalence et cette alchimie réussie qui forgent l'identité du groupe qu'on a du mal à comparer à d'autres (à titre indicatif on peut citer Porcupine Tree / Steven Wilson, Riverside, Empty Yard Experiment, Opeth...).

Et c'est bien parce qu'ils sont difficilement comparables et si immédiatement attachant malgré une vraie complexité dans l'écriture que Vola s'impose comme un groupe à suivre.