metal Métal > Void Thru Materialism

Biographie > Void thru materialism

Void thru materialism, drôle de nom pour un groupe, aux consonances nihilistes, un poil pessimiste, ouvre une brêche dans l'univers métal/hardcore. Créé fin 2001, sous la forme d'un projet solo, Void thru materialism est composé de 5 musiciens aux influences différentes mais réunis sous une bannière métal. Void thru materialism est la suite du projet de Steve Cheney (Innerchaos), de métal instrumental, présentant déjà les caractéristiques de rythmes non naturels et de construction musicale comme on le perçoit actuellement au sein du groupe. Mi-août 2004, le reste du groupe débarque, Antoine à la batterie, François (Inspekt) au stick Chapman et Manuel à la basse. Début 2005, c'est R. (Proton Burst) qui prend la place derrière le micro. Chaque membre apporte une caractéristique différente, jazz et hadcore pour François, R. ou antoine, death metal et rock pour Steve ou Manuel.
Converge (Into unquiet spaces) est le premier EP de Void thru materialism, autoproduit et enregistré aux studios Luna Rossa.

Void Thru Materialism / Chronique EP > Converge (into unquiet spaces)

Void thru materialism : Converge into unquiet spaces 4 titres soniques et cosmiques, où se mêlent hardcore, métal, free métal et jazz métal. Comète sonore à l'égal de Down to earth, Fantomas ou Manimal, Void thru materialism cherche à se détacher des clichés, des sentiers balisés et des raccourcis faciles. Rythmiques bétonnées, structures alambiquées, le train Void thru materialism ne passe qu'une fois dans chaque gare.
"Engage" et "Divided" restent accessibles, guitares médusées et chauffées à blanc, batterie volubile, riffs hydrophoniques, chant déchiré, solo endiablé, passage mélodique découpé au scalpel, une voix qui s'énerve, s'aliène, un grain de folie type SOAD ou 3 stages of pain. Sur "Divided", la guitare prend un air ostensiblement binaire, rythmique lente et compressive, l'effet est efficace, solo un peu banal, mais qui s'emballe et donne son plein effet, la rythmique suit, le tout est à des lieux, des années lumières de Korn, mais deux passages font penser à "Helmet in the bush" [NdR: On a pas toujours les références qu'on voudrait...], le tout avec le son Void thru materialism, bien joué. "Fear is four elements" ou le bien-nommé "Converge (into unquiet spaces)", donne dans la longueur et l'instrumental, pour notre plus grand plaisir. Envolée jazzy, un stick Chapman toutes griffes dehors, le marteau-piqueur est de sortie "Fear is four elements" au pilonnage incessant, une batterie qui ne faiblit pas. Le titre éponyme étend son spectre sonore, éléments de programmation, guitares avec un brin de phazer, tirs de mortiers en règle, un brin de folie lui aussi réglementaire, guitares qui évitent l'embourbement et s'en tirent à merveille entre quatres coups de médiators vers le bas, voix grave dans le fond, l'ambiance s'élargit petit à petit pour nous conduire vers des espaces justement tout sauf calmes et inertes, l'effet Casimir se fait sentir, ubiquité quantique, une ligne hypnotique en fil d'Ariane, une guitare en roue libre...