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Biographie > White trash

En septembre 2002, deux musiciens italiens - le guitariste Filippo "Ciccus" Buzzi et le chanteur Enrico "Depa" De Pascalis - décident de fonder un groupe de métal nommé Morpheus. Après plusieurs essais autour d'autres musiciens, le line-up prend une forme complète en 2003 avec notamment l'arrivée du batteur Stefano "Safi" Savi. Pendant l'été 2004 le groupe devient Vehement mais laisse partir "Depa" et accueille le bassiste Michele "Mike" Cordioli prenant ainsi sa place au chant. Grands fans de trash des années 80, les trois italiens décident de poursuivent le travail entreprit par des groupes légendaires comme Slayer, Kreator ou Metallica. Une première démo intitulée Needless to oppose fait son apparition mi-2005 et permet à Vehement d'entreprendre une tournée à travers l'Italie. L'arrivée en 2007 du guitariste solo Alberto "Tode" Todeschini à la place de Massimo "Drago" Cavallini apporte aux italiens une nouvelle personnalité musicale. En 2008, les Veronesi préparent scrupuleusement leur premier album qui est mis en boite au début de l'année 2009. Alors que l'album s'apprête à être terminé, "Tode" quitte ses partenaires et laisse sa place à David "Gira" Girardi. All that's behind sort chez My Kingdom Music en octobre, quelques mois après que Michele "Mike" Cordioli ait laissé sa basse à Damiano "Butch" Residori. Le groupe compte désormais cinq membres.

Vehement / Chronique LP > All that's behind

Vehement - All That's behind Introduction en langue espagnol à l'univers flippant entrecoupée de cris bizarres, Vehement n'y va pas par quatre chemins et annonce la couleur d'emblée avec un riff thrash des plus directs qu'il soit. Là, on se dit que si ca reste comme tel jusqu'à la fin, impossible d'en sortir indemne. Les Italiens ont baigné dans la grande ère du métal eighties, celle de Metallica, Slayer ou Exodus et le moins que l'on puisse dire est que cela s'entend. All that's behind, premier album pour cette formation venue de Vérone, puise dans les racines du thrash métal tout en y apportant un son moderne. Une production en béton armé signée Mirko Nosari alias Bunkker, guitariste de Mothercare et Fear of Fours qui démontre aisément que l'Europe peut largement rivaliser (ayons une petite pensée pour la Suède) avec le Nouveau Monde. En parlant de ce continent, certains pourront aisément comparer Vehement à Lamb of God ou Grip Inc. (notamment sur la chanson éponyme) où la magie des guitares acérées et des frappes chirurgicales font bon ménage. Même si la formule est bien connue des fans du genre, il est toujours appréciable de tomber sur des groupes rendant un si bel hommage à cette musique hargneuse. L'agression verbale, de temps en temps sur le fil du rasoir par une voix souvent poussée (notamment sur "Preachers of warfare"), colle néanmoins avec le reste. N'hésitant pas à alterner cris et chant, Mick déverse sa rage avec consistance en frôlant l'"explicit lyrics". Au final, rien de bien surprenant dans ce domaine quoique nous ne sommes jamais trop loin d'un groupe à la combinaison surprenante (rappelez-vous du Christian metal). Dans l'intensité et la frénésie d'All that's behind se cache également quelques mélodies bien inspirées avec des soli exécutés du feu de Dieu à la manière des plus grands guitaristes dans ce domaine (jetez donc une oreille sur "No reason to fight for" ou "Preachers of warfare"). Vehement m'a projeté des années en arrière, là où l'insouciance et la frivolité étaient le crédo absolu et où les cheveux longs étaient encore de mise. La musique est restée d'actualité et pour mon plus grand plaisir.