metal Métal > Unjust

Biographie > injuste ?

Unjust sort son troisième album et pourtant le groupe est encore assez peu connu, originaire de la région de San Francisco, le groupe est formé de 5 membres (Paul Mendoza au chant, Mike Merino à la guitare, ERic Wong à la basse, Brian Palkowski à la batterie et Thom Tucker aux machines). Ils sortent leur premier album en 1999 This line emotions, en Europe le nom circule dans les milieux autorisés, ils jouent au Dynamo Open Air Festival mais ils restent un groupe de métal parmi tant d'autres. Makeshift grey, leur deuxime album voit le jour en 2001 et le groupe s'affirme comme plus mélodique, Billy Gould (Faith no More) décide de les signer sur son label Koolarrow, Glow, troisième opus bénéficie du passé actif du groupe et sort dans de nombreux pays le 22 mars 2004, aux USA bien sûr mais également en Angleterre chez CoPro Records et en France via le label Sriracha.

Unjust / Chronique LP > Glow

unjust : glow Du métal avec beaucoup d'émotions chantées et pas (trop) de gros son néo, voilà ce que nous envoie Unjust, un style très en vogue en Angleterre et qui a semble-t-il du mal à se faire entendre ailleurs (Blindside, Epidemic ne sont pas des groupes "leaders"), la perfide Albion nous a tellement envoyé de bonnes choses dans ce registre (Funeral For A Friend, Forever Until October, Fony...) que je me suis demandé si le groupe était vraiment américain ! Tout cela n'est pas fondamental mais il est bon de savoir que les anglais ne sont pas les seuls à surfer sur la vague émo-néo, "Throwing pennies" donne le ton de Glow, une batterie un peu étouffée par la prod, des guitares alertes qui montent dans les aigus, un double chant clair ou ténébreux, des rythmes qui jouent sur les relances, l'utilisation des machines est assez discrète, on pourrait peut-être s'en passer vu qu'elles n'apportent pas grand chose quand elles se font entendre ("Way out", "Notes from a sunday morning"...), enfin, cela leur permet de se différencier des autres combos du genre ("Meantime" est alors un bon exemple d'utilisation concrète des sonorités de piano). Depuis cette base, Unjust fait varier ses compositions vers plus de douceur (mélodique sur "Facepaint", pesante sur "Closure") ou davantage de puissance ("Knuckels", "Myron") en gardant la même ligne directrice : un chant qui nous touche directement sans en faire des tonnes, Unjust sait trouver le ton juste pour charmer l'auditeur. Les Californiens ont du talent, ce trés agréable à écouter Glow nous donne envie de creuser leur discographie et de les découvrir sur scène, espérons qu'ils ne rencontrent pas les mêrmes difficultés pour traverser l'Atlantique que tous ces excellents groupes anglais qui ont encore du mal à traverser la Manche...