metal Métal > Underschool Element

Biographie > élement sous l'école ?

On connaît bon nombre de groupes suisses (non, on ne refera pas la liste ici !) et ce dans pas mal de styles, du rock garage au brutal métal en passant par l'électro-pop-indus mais le "néo-métal" était peu ou peu représenté (et si on vient me dire qu'Unfold fait du néo, ça va pas aller !!!). Bref, voilà Underschool Element, des suisses francophones qui font du métal avec pas mal d'accents néo ... en d'autres temps, on aurait appelé ça de la fusion ! Ils sont quatre, Grégoire au chant, Fabien à la gratte, Romain (le frère de Grégoire) à la basse et Yvan à la batterie. Ils sont ensemble depuis janvier 2000 et ont déjà assuré pas mal de concerts du côté de Bulle. C'est à la couveuse digitale (!) à Fribourg qu'ils enregistrent ce premier maxi masterisé à Genève. Ils sont également "le talent le plus prometteur" de la Demotape Clinic du M4Music (Zurich), un tremplin de jeunes pour les jeunes qui veulent être trempolinisés, mais vu (ou plutôt écoutée !) la démo, on se demande s'ils ont besoin de ça pour faire parler d'eux !
Ils nous reviennent en 2004 avec un album 10 titres : Rien de plus. Aprés une centaine de concerts, ils livrent un DVD Energhumains (2006) puis retournent en studio avec le renfort de David (guitariste). Au printemps 2007, ils sortent Tango.

Underschool Element / Chronique LP > Tango

Underschool Element - Tango Toujours chez Saïko Records (Manimal, Psykup en Suisse mais aussi Brazen, Berserk For Tea Time...), les Underschool Element ont abandonné leurs lutins sur la pochette mais pas leur joie de jouer et de faire partager une ambiance de fête métallique. Le tout avec un son super propre signé Sacha Ruffieux (Tasteless) et emballé dans un joli digipak aux taches de couleurs à moitié tango (il n'y a que peu de noir). Comme pour les précédents efforts, l'ennui est proscrit chez Underschool Element et pour ceux qui s'étaient habitués au mélange de textes en français (majoritaires et assez poétiques) et en anglais (plus ancrés dans la réalité comme s'il était plus simple d'exprimer des sentiments clairs dans une autre langue) découvriront avec plaisir "El dragon negro" et l'emploi de l'espagnol. Si l'on sent bien que ce n'est pas leur langue natale, voilà une tentative réussie et une énième bouffée d'air frais bienvenue de la part du groupe.
Les onze titres et le morceau caché sont tous excellents, l'album dans son ensemble est une jolie bombe mais, car oui il y a un "mais", certaines compositions sont au-dessus du (gros) lot... "Tango" fait dans la douceur, installe l'intimité avant que l'on ne tachycardise et qu'au deuil suive la quiétude éternelle. La construction est inverse pour "Funambule" avec une basse en folie au début et à la fin et un break paradisiaque au milieu, le pont qui l'amène est complètement barré, la relance à la guitare qui nous en fait sortir est d'une grande efficacité. Avec "184", c'est tout autre chose, une intro complètement rock n roll surexcité et en enchainement de rythmes, de riffs, d'attaques et de matraquages qui plairont aux fans de System Of A Down. 3 titres assez différents mais qui sont tous accrocheurs et ont en commun de mettre la technique et l'intelligence au service de la composition et donc aux oreilles de l'auditeur qui prend un plaisir fou à les écouter. Et il y a fort à parier qu'Underschool Element s'éclate également à jouer ses titres.
Maintenant, c'est sûr, on est dingue de cet album et des précédents mais quelle souffrance que de ne les connaître qu'en version studio et de les écouter chez soi, allez, venez jouer près de chez moi !

Underschool Element / Chronique LP > Rien de plus

Underschool Element : rien de plus Ceux qui ont décovuert Underschool Element avec The 8th dwarf ne seront pas destabilisés par cet album puisqu'ils retrouveront la même inventivité, la même joie fusionnelle et surtout deux titres qui étaient déjà présents sur le maxi précédent : "Psalmatic" et "Petit Tom". Mais Rien de plus apporte quand même bien plus que la production précédente (sauf peut-être en terme de prod'... c'est bon mais ça pourrait être mieux...), ne serait-ce qu'en durée de CD puisqu'on se frotte ici à un Long Play qui montre que les Suisses tiennent la distance (prés de 50 minutes !). On a plus de titres et plus de titres en français (6/10), les sujets tournent autour du mal être et de la prise en main personnelle de son destin (à moins qu'un être suprême ne doive nous guider ??? Les remerciements à Dieu et le texte un peu préchi précha "Tête à terre" laissent dubitatif). On a plus d'ambiances travaillées avec des sonorités réfléchies ("36"), plus de rythmes syncopés slapés funky ("Psycho gig"), plus de gros refrains à pogo ("Last flight"), plus de jeux sur les tempos ("Plastic duck"), bref, plein de petits trucs en plus !
Désormais signé chez Saïko Records, les Underschool Element vont peut-être enfin pouvoir traverser les frontières et se construire un public en France, ceux qui apprécient Body Fluids, System Of A Down ou Watcha devraient trouver leur bonheur dans ce Rien de plus qui en apporte un vrai.

Underschool Element / Chronique EP > The 8th dwarf

Underschool Element Les quatre Element sont ces petits lutins verts qui sautillent et font les cons sur la pochette, sur le CD, c'est pareil, ça sautille de partout, ça fait le con, mais ça le fait de façon ultra rigoureuse techniquement et avec une pure énergie. Faites la fête, vous écoutez Underschool Element ! Le groupe met à l'honneur le terme "fusion" qui semblait un peu de désuet et mis au placard puisqu'aujourd'hui tout est néo-métalisé, les Underschool Element mixent le métal avec un tas d'autres choses, alors oui, ça sonne parfois néo, mais c'est avant tout de la fusion, et elle est chaude bouillante ! Bien posée sur l'intro "The 8th dwarf" qui sort du bois dormant de la belle blanche-neige pour nous faire péter de la basse en pleine tronche, de la basse, on va en avoir sur ces 4 titres, toujours juste, toujours excitée et excitante, en un mot : excellente ! Le refrain est tiptop et le chant anglais assez bien maîtrisé, le "Blanche Neige" à la place du "Snow white" de la VO ressort et pimente ce titre emmené par des guitares très mélodiques et une batterie bien pesée. La classe, la grande classe. La grosse surprise du maxi est ce "Psalmatic" ultra country qui s'emboîte et déboîte avec des riffs noisy métal ! Surprenant et marrant, c'est super bien ficelé et force le respect. L'accent américain est maintenu (voire forcé) sur "A musical morning", toujours en anglais, avec de nombreux breaks et une guitare qui joue avec ses aigus. La prod' est très bonne pour une démo même si cela manque parfois de reprise sur certaines accélérations délirantes. "Petit Tom" achève bien trop tôt le disque, son hisoire nous est contée en français avec un accent assez particulier (pas évident de trouver une comparaison, peut-être SOAD ... en français ?). Une fois de plus, la basse fait la différence et s'impose comme une des bases d'Underschool Element, groupe très groovy qui sait aussi être lourd (dans le bon sens du terme) et accéléré son rythme de croisière. Vive la fusion ! Surtout celle d'Underschool Element !