metal Métal > Underflesh

Biographie > La chair et le sang

Originaire de la région parisienne, Underflesh a depuis ses débuts partagé l'affiche d'Eyeless, Checkmate, Furykane ou Trepalium. En 2009, l'appel du studio se fait ressentir et le groupe s'enferme quelques jours avec Jay à l'Empreinte (Le Noyau Dur) pour mettre en boîte un EP intitulé Black & white. Celui-ci sort en avril 2010.

Underflesh / Chronique EP > Black & white

Underflesh - Black & white Grosses guitares plombées au riff bien saignant qui tranche dans le jarret, "Unnatural dreams", premier titre de Black & white pose le premier parpaing et ne fait pas vraiment dans la douceur satinée. C'est normal, on n'est pas là pour ça. Ici on cause metal alternatif et gros death qui avoine, rythme volontairement lent pour en accroître le côté pesant, massif, hyper solide... Et ça marche plutôt bien. Sauf que ça ressemble un peu trop à un mix évident de Gojira vs Lamb of God (pour faire court) en un peu moins lourd, plus orienté "rock". Rythmique plus percutante domptée par quelques growls des cavernes, "Garuglia" poursuit dans la même veine, faite de gros son capable de concasser les tympans, de quelques joyeuses vociférations death et d'une poignée de plans pas dégueu du tout.
Quelques uppercuts métalliques de plus dans le buffets et les exécuteurs franciliens passent au pilonnage systématique de leur cible. Peut importe la proie, Underflesh a tout un arsenal métallique à sa disposition et si ce n'est pas vraiment d'une originalité folle, ça a au moins le mérite de bien désencrasser la tuyauterie ("Frontier"). Propre, net et sans bavure. Niveau puissance de feu, c'est plus qu'honorable et comme le groupe a le riff qui tamponne dans la peau, on ne reste pas sur sa faim, quand bien même on les sent déjà capables de faire mieux, beaucoup mieux ("Thief in authority"). Il y a certainement encore beaucoup de travail, des milliers d'heures à martyriser ses instruments et à bosser l'écriture des compos avant d'attendre le niveau d'un certain groupe landais (c'est tout le mal qu'on leur souhaite), mais cet Underflesh là a déjà de bien belles qualités. A vérifier dès la prochaine sortie.