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Ultra Vomit est né à Nantes au début des années 2000. Dès le début, le groupe balance un métal "humoristique". Après une première démo en 2002 et "M. Patate", leur premier album deux ans plus tard, voilà que le trio devenu aujourd'hui quatuor met en boite Objectif : Thunes, album comprenant 24 pistes parodiant métal, death, black et punk. Mais c'est sur scène qu'Ultra Vomit fait ses classes et convainc aussi bien le public que les programmateurs qui leur ont fait partager la scène avec Slayer, Gojira et Corbier (cherchez l'erreur). Plus métal tu meurs !!

Ultra Vomit / Chronique LP > Panzer surprise !

Ultra Vomit - Panzer surprise ! Presque 10 ans après leur remarquable Objectif : thunes, les Ultra Vomit ont remis ça, il était temps ! La modif de line up (Pierre Jacou (Black Bomb A) laissant sa place de bassiste à Matthieu Bausson), les autres projets (Andreas & Nicolas, Justin(e)...) et les tournées à rallonge peuvent expliquer qu'ils ne soient pas aussi présents dans les bacs mais la principale excuse reste la qualité de ce qu'ils nous proposent parce que là encore les 22 pistes sont autant de pépites (même les petites). Et des titres aussi ciselés, réfléchis aux textes soignés et aux styles variés, ça se travaille ! Surtout pour atteindre un tel niveau de connerie hilarante.

Embarquement immédiat pour 40 minutes de sourires, de franche rigolade et de "putain, ils sont forts quand même" avec le générique des Looney Tunes brutalement métallisé ("Entooned" / Entombed), le premier vrai titre est "Kammthaar" et on se dit qu'on tient le méga hit de l'album (je divulgache mais en fait, y'en aura plein). Il faudrait faire le texte avec des non francophones mais même avec l'insertion de la tirade "yeux revolver", ça peut passer comme un inédit de Rammstein tant tout y est ! Forcément, quand on capte les textes, on ne peut que reprendre les paroles à la con et se rouler sur l'autoroute par terre de rire. Mate la classe du clip et tu comprends tout de suite à quel niveau Ultra Vomit se situe. Ça enchaîne (vite, trop vite car les titres sont courts, trop courts) avec "Un chien géant", clien d'oeil appuyé aux Tagada Jones dans le son et le ton plus que dans les textes ("Un chien géant, c'est comme un chien mais en plus grand", d'ailleurs, je vais y aller mollo avec les citations sinon, l'article va faire 4 pages). Autre grand moment de parodie, c'est "Takoyaki", la célèbre pieuvre grillée, spécialité d'Osaka, est chantée à la mode Babymetal et c'est bien plus drôle que l'original (qui est déjà marrant sans le vouloir). Après une escapade chez nos cousins québécois (quel accent !) et un titre qui parle de "sexe" en long plus qu'en large ("Hyper sexe"), on passe à table pour une première rasade de "La bouillie" (sauce Lofofora ou MetallicA ?). "E-Tron (Digital caca)" est un excellent morceau électro-scato-indus alors que "Le train fantôme" tacle la SNCF (et David Gilmour qui s'inspire de son jingle ?). Nouveau tube international avec "Calojira" qui comme son nom l'indique mixe Gojira (un peu de "Vacuity" mais aussi un peu de "Stranded" alors que Gojira l'a composé après !) et Calogero (qui semble avoir un sacré sens de l'autodérision si on écoute "Je fais de la musique"). Enorme. Nouvelle ration de "La bouillie", mêmes paroles mais cette fois-ci, l'écho cathédrale fait penser à du Ghost. On reste dans la culture religieuse avec "Jésus", un gospel marqué par la touche AC/DC. "Anthracte" (coucou Anthrax) permet de présenter le groupe comme les amateurs aiment le faire mais avec un effet vendeur de supermarché et des textes, encore une fois, rigolus voire rigolards et même rigolos même quand ça se bastonne et qu'intervient Fred Duquesne (à quand une parodie de Mass Hysteria ?). Hommage ensuite à Ken le survivant qui n'a qu'un seul idéal "boire de la Keken et se mettre minable" (avec de la 'Ken, il faut en boire quelques litres...), retour à la bouillie façon heavy puis c'est "Noël". Plage skate-core speedée avec Papa Noël au chant, pas la plus excitante. Le titre suivant est encore très évocateur : "Pink Pantera" où la Panthère Rose croise Pantera et le "Pink power" scandé tacle à la gorge Anselmo et ses délires facho. De la déconne et du message. Comme pour "La ch'nille" où le tube honteux est passé à la moulinette grind Cannibal Corpse et s'accouple avec la quatrième part de "La bouillie". Petit détour instrumental par des références cinématographiques ("Batman vs Predator") avant un nouvel élan scatologique ("Pipi vs Caca" qui pourrait parodier Kinito si le groupe avait eu un semblant de succès pour mériter ça). C'est déjà la fin mais Ultra Vomit ne nous lâche pas sans un dernier hit intergalactique : "Évier métal" : textes et musiques sont juste exceptionnels (encore) et pourtant, je n'aime pas le heavy.

Indispensable oeuf aux 22 petits jouets, Panzer surprise ! est tout en finesse même si semble un peu lourdaud de prime abord. (Oui, comme ta bite et toi).

Ultra Vomit / Chronique LP > MAG #29

W-FENEC MAG 29 COUV W-FENEC MAG 29 COUV Comme le rock ne prend pas de vacances, on se retrouve avec à nouveau près de 100 pages d'articles pour ce MAG #29 et une tripotée d'interviews dont celle d'Ultra Vomit, Death Valley High, The Algorithm, Ending Satellites, Pastors of Muppets et Smash Hit Combo. Il y a encore des reviews de festivals (Rock In Evreux, Main Square Festival, La Ferme Électrique), les rubriques habituelles et plein d'articles pour des groupes dont les albums étaient attendus (ou pas) comme Royal Blood, Stone Sour, Nickelback, Adagio, Suicidal Tendencies, Deliverance, Akroma, Harmonic Generator, The Decline!, Triggerfinger, Rancid, Grit, Carpenter Brut, Nick Oliveri, Tang,Betraying The Martyrs, Primal Age
... mais aussi des artistes qui feront peut-être la une demain comme Lysistrata, ONLAP, Bare Teeth, Pamplemousse, Hey Ginger !, Oddisee, Sleep Token, Wicked, Dead Cross, The Celtic Social Club ...
Enfin, si tu veux vivre des sensations fortes, va aux concerts, en plus t'es invité pour les soirées de la JIMI et du Week-End Sauvage !

[fr] Mag #29: pdf (339 hits)External ]

Ultra Vomit / Chronique LP > Objectif : Thunes

Ultra Vomit - Objectif : Thunes Ultra Vomit fait couler beaucoup d'encre dans le microcosme métal français. Funeste plaisanterie ? Vrai groupe talentueux ? Escroquerie scandaleuse ? il y a un peu de tout ça chez Ultra Vomit. A l'écoute de ce deuxième album du groupe nantais comprenant 24 pistes, l'absurde et le burlesque des textes et les plans ultra clichés côtoient une parfaite maîtrise des instruments des trois musiciens. Le panel de styles développé par le trio nantais est des plus vaste, lorgnant aussi bien du coté du grindcore, du death metal, du heavy ou du rock tout court. Vous connaissez les goûts de votre chroniqueur préféré, les trucs exécutés par les gusses maquillés, pleins de clous et égorgeant des poulets sur scène, c'est pas vraiment ma came. Sauf que là, les textes hyper compréhensibles se révèlent tellement savoureux que l'ensemble passe comme une lettre à la poste. Les références à leurs aînés sont nombreuses (Motorhead avec le splendide et époustouflant "Quant j'était petit", le hardcore ricain avec "Pour un mosh",...), les foutages de gueule sont omniprésents aussi bien dans les titres que dans l'interprétation (Coal Chamber et la bande Pleymo - Watcha dans "Darry Cowl Chamber" , l'ignoble Marilyn Manson et "Mechanical Chiwawa", Guns 'n' Roses et "Welcome to the Jingle"). Tout au long des quarante minutes que dure Objectif : thunes, c'est une succession de fou rires qui rende l'écoute de cet album vraiment plaisante. Les gars ont de l'humour, c'est incontestable, mais ils ont surtout du talent, car l'ensemble est vraiment bien foutu. Les mélodies présentes sont imparables ("Je collectionne des canards (vivants)"), les gimmicks propres à chaque style exécuté sont vraiment bien envoyés, à croire qu'Ultra Vomit peut jouer tous les styles tellement sa multi-aisance est incontestable. Les voix collent parfaitement au concept, et la technique propre à chaque musicien est impressionnante. Les morceaux sont ultra courts, ce qui dynamise ce disque, et la variété des styles joués et des textes pas toujours raffinés mais tellement drôles font de Objectif : thunes un disque à ne pas laisser de coté. Il ne vous rendra pas indifférent. Vous détesterez ou vous adorerez. Choisis ton camp camarade. Moi, en tout cas, c'est fait.