metal Métal > TwentyInchBurial

Biographie > six pieds sous terre

TwentyInchBurial est un groupe portugais qui semble avoir perdu l'utilité de sa barre d'espace... Si je ne les découvre qu'en 2007 avec Radiovenom, le groupe émo qui aime les mèches existe bel et bien depuis 2000 et sa formation à Lisbonne. En 7 ans, ils sont plusieurs à avoir participé au projet et aujourd'hui, il en reste 4 à savoir le guitariste Ricardo Correia (notons que sur l'album João Pedro Fulgêncio en joue également), le bassiste Rubén Vilas, le batteur Paulo Silva et le charismatique (ou pas) chanteur Ricardo Moreira. Après une première démo (History of a lifetime, 2000) le groupe enregistre un split avec PN puis trois EPs (The sand crystal, 2001; The void we carry, 2002; Heavy metal is the law, 2003) avant de s'attaquer à un premier album chez Raging Planet en 2004 : How much will we laugh and smile. Aprés un nouveau split avec With Resistance (2005), c'est le label portugais qui sort leur deuxième opus en 2006, ce fameux Radiovenom, tellement abrasif que GSR music intègre à son catalogue et fait connaître à toute l'Europe. Entre temps, TwentyInchBurial a eu le temps de mettre le Portugal à ses genoux en jouant notamment avec Mastodon, Chimaira, Hatesphere, Soulfly ou encore Hell is for Heroes. Et oui, ce ne sont pas des émo-kids...

TwentyInchBurial / Chronique LP > Radiovenom

twentyinchburial : radiovenom Enregistré au Danemark par Tue Madsen (Sick of it All, The Haunted...), Radiovenom ne fait pas dans la dentelle en terme de puissance mais laisse s'exprimer tous les musiciens et toutes les finesses voulues par les Portugais. Car TwentyInchBurial oscille entre hardcore et mélodie (qui a dit métalcore ?) et hardcore et émo qui fait mouche (qui a dit émo-core ?), bref, ça fait du émo-métal-core ou du métal-émo-core ou tout ce que tu veux qui fait passer quelques émotions avec un chant percutant, une rythmique massive et un son bien lourd pour les riffs qui défrisent.
Personnellement, j'accroche directement.
Comment ne pas avoir le sourire en recevant les uppercuts charmeurs de TwentyInchBurial ? Si on ne fait pas trop attention ou qu'on se focalise sur les coupes de cheveux, on en reste à l'image emo-kid et on passe à côté du truc, assurément. Les Lisboètes viennent du HardCore et ne font pas de concessions, toute l'intro de "You know so much about nothing at all" est là pour montrer que le groupe, avant de lacher un refrain enchanteur, est à prendre au sérieux. Ca joue fort, ça joue vite, ça envoie du mosh et des harmoniques en fin de mesure, les émotions passent au second plan même si les textes sont eux aussi marqués par l'air du temps ("My heart in the wrong hands", "Amo-te", "I don't know if i'm going to regret this for the rest of my life"). Et s'il fallait marquer le coup/enfoncer le clou/blaster une fois pour toute, il suffit de prendre le joker "appel à un ami" et de choisir Jacob Bredahl de Hatesphere. Il est donc en renfort sur "Wrong move great falls" et "All hell breaks loose", son timbre plus grave se marie bien avec celui de Rui Miguel. Mais il y a un mariage encore plus intéressant sur "History repeating" qui nous permet de découvrir la charmante voix de Sofie Christensen (qui jour dans un petit groupe pop au Danemark, Sofie), ses phrases filtrées apportent une grande douceur et accentuent encore le contraste avec la musique. Les tempos jouent aussi sur ces écarts, avec quelques passages calmes et mesurés sur "Mayem with no bullets" (également dispo en clip en bonus sur le CD) et le plus profond et torturé "Bleed me", un instrumental qui saura convaincre les derniers dubitatifs.
Si sur ton étagère, tu trouves déjà des skeuds de The Haunted, 36 Crazyfists, The Gaia Corporation, Poison the Well, 37 StabwoundZ, Caliban, Bleeding Through, ... il doit forcément rester une place pour TwentyInchBurial !