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Biographie > Tristania in tears

Tristania voit le jour en 1996 avec Einar Moen et Morten Veland qui quitte le groupe Uzi Suicide et parviennent à convaincre Kenneth Olsson de les rejoindre.
Juste avant l'enregistrement d'une démo en mai 1997, le groupe recrute Viben Stene pour s'occuper des choeurs pour les sessions studio, le courant passe et le groupe garde la belle Viben. La démo se trouve distribuée par Napalm Records et sort sous le nom Tristania.
Le premier album voit rapidement le jour grâce au volubile Moen Veland, Widow's Weeds sort ainsi début 1998. Associant gothic-rock, métal symphonique, ainsi que des éléments de death metal et de classique, Tristania se classe dans la lignée de Leave's eyes ou Therion, dont ils ont d'ailleurs assurés la première partie sur leur tournée 2005. A ses compositions le groupe rajoute également des violons (Pete Johansen) que l'on retrouvera dans les enregistrements suivants.
Après une tournée avec Lacrimosa, le groupe sort en 1999 Beyond the veil, leur deuxième album, composé majoritairement par Moen et Veland.
Le groupe enchaîne alors de nombreux festivals en 1999 et 2000, mais à la fin de l'année Morten Veland quitte le groupe surdes raisons "sociales et musicales".
Østen Bergøy, le chanteur prêtant sa voix claire pour les 3 albums du groupe, intègre le groupe après l'enregistrement de World of glass, et compose par la même occasion certaines des paroles du groupe. World of glass sort en 2001.Après presque 10 ans de carrière, une réédition du premier EP Tristania accompagné du single Angina et d'un DVD live Widow's tour, reprenant la tournée Widow's Weeds, voit le jour sous la forme de Midwinter tears. [ Napalm Records: site du label (11 hits)External ]

Tristania / Chronique EP > Midwinter tears

Tristania : Midwinter Tears Premier jet éponyme de Tristania, ce Tristania renommé Midwinter tears pour l'occasion, fait découvrir les particularités de Tristania à un plus large public. "Sirène" ouvre le bal, discret et juste introductif avant l'avènement de "Midwintertears" regroupant la chimie de Tristania, un chant assez guttural, une ambiance de métal symphonique, un peu plus dark qu'Euthanasia, des cordes éthérées, des guitares accérés, qui acrochent parfois, l'ensemble prend son envol avec lenteur et constance, jusqu'au break ou Vibeke Stene fait son entrée toute vibrante, fragile et délicate, piano régulier, soudain accompagné de cordes, marche au pas, cris glacés.
"Pale enchantress" démarre plus lentement, avec un violon assez agaçant, la progression est assez régulière, mais rompt parfois avec ce rythme interne, choeurs, synthés, cymbales, le titre aurait sans doute gagner àêtre un peu plus dense, moins dilué, le contraste entre Vibeke et Morten étant particulièrement interessant. Les choeurs et l'orchestration de "Cease to exists" rapproche Tristania de Therion, avec cette touche rugueuse qui les particularise, chuchotement, guitare acoustique, ambiances électriques, coups de tonnerres guitaristiques.
La partie Angina, elle, part de manière plus dynamique, incorporant plus rapidement les choeurs féminins, et un chant masculins clairs, l'ensemble est plus rapide, pas forcément moins dark, mais beaucoup plus alerte, hurlements, batterie volubile, en deux minutes c'est un tout autre Tristania qui se découvre, avec un violon beaucoup moins tapis dans les ombres sur "Angina" avec un accent folkorique mais moche du tout. Ambiances de maisons hantés sur "Opus relinque", Tristania fait remonter ses influences de black-métal, en y mettant une couche orchestrale et une manière d'assembler les différentes parties assez succulente, le patchwork sonore qui en ressort fait se dresser l'oreille, le synthé à cependant une petite couche de poussière, mais s'enchaîne rapidement, accords furieux sur un violon, choeurs latins, voix de zombie, un écroulement sonore, un peu de profondeur et de puissance à la Darzamat, et il renverse les haut-parleurs.
On aurait pu en rester là, mais c'était sans compter l'hallucination qu'est "Saturnine", maëlström sonore, mi acoustique, mi électronique, c'est le Casse noisette de Tchaïkowski qui rencontre un courant dark et obscur, une piste B de Cornu à la sauce électro-dark, enfin un orgasme acoutique...