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Tristania > Chronique EP / Midwinter tears
Premier jet éponyme de Tristania, ce Tristania renommé Midwinter tears pour l'occasion, fait découvrir les particularités de Tristania à un plus large public. "Sirène" ouvre le bal, discret et juste introductif avant l'avènement de "Midwintertears" regroupant la chimie de Tristania, un chant assez guttural, une ambiance de métal symphonique, un peu plus dark qu'Euthanasia, des cordes éthérées, des guitares accérés, qui acrochent parfois, l'ensemble prend son envol avec lenteur et constance, jusqu'au break ou Vibeke Stene fait son entrée toute vibrante, fragile et délicate, piano régulier, soudain accompagné de cordes, marche au pas, cris glacés.
"Pale enchantress" démarre plus lentement, avec un violon assez agaçant, la progression est assez régulière, mais rompt parfois avec ce rythme interne, choeurs, synthés, cymbales, le titre aurait sans doute gagner àêtre un peu plus dense, moins dilué, le contraste entre Vibeke et Morten étant particulièrement interessant. Les choeurs et l'orchestration de "Cease to exists" rapproche Tristania de Therion, avec cette touche rugueuse qui les particularise, chuchotement, guitare acoustique, ambiances électriques, coups de tonnerres guitaristiques.
La partie Angina, elle, part de manière plus dynamique, incorporant plus rapidement les choeurs féminins, et un chant masculins clairs, l'ensemble est plus rapide, pas forcément moins dark, mais beaucoup plus alerte, hurlements, batterie volubile, en deux minutes c'est un tout autre Tristania qui se découvre, avec un violon beaucoup moins tapis dans les ombres sur "Angina" avec un accent folkorique mais moche du tout. Ambiances de maisons hantés sur "Opus relinque", Tristania fait remonter ses influences de black-métal, en y mettant une couche orchestrale et une manière d'assembler les différentes parties assez succulente, le patchwork sonore qui en ressort fait se dresser l'oreille, le synthé à cependant une petite couche de poussière, mais s'enchaîne rapidement, accords furieux sur un violon, choeurs latins, voix de zombie, un écroulement sonore, un peu de profondeur et de puissance à la Darzamat, et il renverse les haut-parleurs.
On aurait pu en rester là, mais c'était sans compter l'hallucination qu'est "Saturnine", maëlström sonore, mi acoustique, mi électronique, c'est le Casse noisette de Tchaïkowski qui rencontre un courant dark et obscur, une piste B de Cornu à la sauce électro-dark, enfin un orgasme acoutique...
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