metal Métal > Trepalium

Review Concert : Trepalium, Gojiklone, la french métal connection bombarde Londres

Review Concert : Trepalium, pour les amoureux... de Gojira (fév. 2009)

Trepalium / Chronique EP > Voodoo moonshine

Trepalium - Voodoo moonshine Les Trepalium cesseront-ils un jour de nous surprendre ? Si le groupe est connu pour mettre une grosse dose de groove dans son death metal, ici, à l'ouverture de Voodoo moonshine on a l'impression d'être au cirque avec une fanfare télescopant les rythmiques les plus brutales. Cette volonté de foutre le bordel dans son métal, Trepalium l'assume et enfonce le clou avec d'autres surprises comme ce piano impromptu tout droit sorti d'un Charlie Chaplin sur l'évocateur "Blowjob on the rocks" (ou en intro sur la bouillie "Possessed by the nightlife"). L'ambiance est donc au mixage absolu d'un tas de trucs qui ne vont pas forcément ensemble, et c'est un tour de force que d'en faire des titres qui tiennent la route. Ce n'est pas tout à fait en adéquation avec l'artwork (signé Strychneen Studio) mais les Poitevins s'en soucient guère, je les soupçonne même d'avoir voulu garder l'effet de surprise pour décontenancer l'auditeur assoiffé de death metal qui aura vu que Joe Duplantier (Gojira) participait à l'aventure ("Damballa's voodoo doll") ainsi que Matthieu Metzger (multi instrumentiste qui oeuvre à des tonnes de projets dont Klone) et plein de zikos venus d'ailleurs pour apporter des sons différents.

Trepalium / Chronique LP > H.N.P

Trepalium - H.H.P Formation phare (du moins en théorie) de la scène death hexagonale, Trepalium avait jusqu'alors toujours (à tort ?) échappé à une chronique dans nos pages. Mais comme il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, c'est à l'heure de son quatrième album que le groupe vient tambouriner un peu plus fort à la fenêtre du terrier, imposant de fait un décryptage de son dernier-né, H.N.P sorti quelques mois plus tôt. Un disque de metal technique pur qui s'évite les poncifs du bourrinage alpha/beta/gamma intempestif pour se trouver un propos cohérent et plutôt bien ficelé. Par contre pour l'originalité ou l'inspiration débordante d'inventivité on repassera quand même plus tard.

Pilier du collectif/label Klonosphere (Klone, Jenx, Memories of a Dead Man...), le groupe livre ici un condensé de death groovy, assez puissant et parfaitement cohérent ("Let the clown rise"). Des morceaux d'une belle efficacité (auxquels on adjoint une très solide reprise de Pantera ("I'm broken")), plutôt très bien produits mais qui souffrent quand même un peu de la comparaison avec ce que nos voisins européens (et notamment nordiques) ou nos amis d'outre-Atlantique peuvent régulièrement nous balancer dans les conduits. Notamment avec toute la scène Djent/metal technique qui déverse sa technicité de pointe depuis quelques temps, mais également une puissance de feu suffocante et pas mal de variations innovantes.

Pour celle death-metal franco-française, c'est suffisant et au final, H.N.P s'écoute sans déplaisir. Et s'il a du mal à soutenir la comparaison avec nombre de contemporains étrangers (plus puissants ou plus efficaces ou plus virtuoses ou tout simplement les trois à la fois les rendant plus brillants), Trepalium reste propre, net et sans bavure, quoiqu'un peu fade tout de même sur la durée. Mais sait-on, en France tout du moins, réellement faire beaucoup mieux à l'exception près d'un certain groupe natif de Bayonne et trônant actuellement au sommet de sa catégorie musicale? Pas si sûr.