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Biographie > Tom est fou ?

1998, ouverture des hostilités pour TomFool. En région parisienne, Ludo et Tonio, dont le groupe vient de splitter donnent naissance à la formation qui sortira son premier album moins de 4 ans plus tard. Un des moments décisifs du jeune groupe est bien la rencontre avec un batteur désireux de se reconvertir au chant, Fabien. Bonne initiative pour ce dernier qui séduit les deux acolytes. Très rapidement, une première démo voit le jour. Blockhead, c'est son nom, est rapidement épuisé. Les concerts s'enchaînent logiquement. Alors que le batteur quitte le groupe, Keuj des Watcha effectue un intérim en attendant de recruter Nico qui ne quittera pas les fûts des TomFool . Les compos se précisent, le groupe bosse dur. Stéphane Buriez est contacté pour produire le premier vrai album du quatuor. Ca le fait, 6 titres sont enregistrés au studio LB LAB et mixé chez Kraemer. Un single, "Ca l'test", voit le jour avant que 4 nouveaux titres ne soient ensuite bouclés chez Jordan Master. Et voilà dix titres pour un album explosif, Lift, qui sort en mars 2002 distribué par Musicast. On n'a pas fini d'en entendre parler…

Tomfool / Chronique LP > Lift

tomfool : lift Pas de suspense, ce premier effort de TomFool est une réussite. En 10 titres, le groupe francilien nous propose une visite guidée de son univers parsemé de surprises et d'influences plus que digérées. Car TomFool ne se limite pas qu'à un style, ce qui est malheureusement le cas pour beaucoup de groupes ! C'est simplement une formation piochant dans plusieurs courants musicaux. Et ce sans jamais faiblir. La diversité est le point fort et le maître mot de cette galette. Sans perdre de crédibilité, TomFool enchaine avec habilité métal, passages néo, pop, funk, mais toujours dans cet esprit d'avoir un gros son et de ne pas sombrer dans les clichés ridicules du bourrin. Le son est monstrueux, surtout pour les morceaux enregistrés chez Stéphane Buriez. De ce coté-là, pas de problème. Les compos, quant à elles, se suivent et ne se ressemblent pas, en ayant tout de même un dénominateur commun : bousculer l'auditeur. A l'écoute de ce disque, on sent que les TomFool ont usé leurs productions de Faith No More, Limp Bizkit, Downset, Pearl Jam, Helmet sans jamais les plagier. Les guitares sont puissantes et délicates dans certaines occasions, la section basse batterie est dans tous les cas efficace et la voix de Fabien oscille entre les hurlements et les parties mélodiques. En variant les ambiances, TomFool marque par ses compo simples et efficaces : l'exemple est révélateur avec "Elite", conjuguant guitares acoustiques au thème arabisant, break à la Downset, refrain power mélodique. D'entrée de jeu, ça calme. Histoire de confirmer la donne, TomFool enchaîne avec le single de l'album, le titre qui met tout le monde d'accord : "Ca l'test" est lent, pesant, hypnotique, puis quand la machine s'emballe, les riffs métal s'enchaînent à outrance. Le reste du disque est une continuité, avec des morceaux plus posés comme le magnifique "Who'll get screwed" aux rythmes funk en entrée, et notamment une voix féminine pour soutenir Fabien. La pop au gros son et à la mélodie prononcée est efficace, on a du mal à croire que le même groupe soit affilié métal. "Betray", premier morceau composé par le groupe, avec son intro funky beat limite jazz, ne fait que confirmer l'ouverture vers la pop de TomFool , avec cependant ses passages musclés jamais bourrins. Mais TomFool est majoritairement un groupe de métal variant les plaisirs , passant du stoner croisé Helmet au refrain sublimement hurlé ("Refused") au métal indus expérimental mélangé au funk ("I will") en prenant un détour vers le métal tribal sauvage ("Incomplete", morceau le plus agressif de l'album). A noter l'excellent "Kick" avec Olive ancien vocaliste des tant regrettés Call Us As You Wish !, dans une veine rap métal, pour le bonheur des amateurs de fusion.
TomFool , avec ce premier album, va en étonner plus d'un et nous conforte dans l'idée que le "rock" en France a de beaux jours devant lui ! Un petit bijou à ne consommer sans aucune modération en ce début d'année 2002 qui pourrait bien être l'année "TomFool ".