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Biographie > The Kantian Metaphysic


Mis à part le fait que le groupe soit basé sur Rodez, dans l'Aveyron, peu d'infos filtrent autour de TKM. La formation, composée de Flo (chant), Boniz (basse), Mike (guitares) et Tib (machines), a sorti cet été Generation, un 6-titres mixé et masterisé par Yannick Tournier (ex-Psykup, puis producteur de Khemeïa, Leiden, Agora Fidelio).

TKM / Chronique EP > Generation


TKM - Generation Tout d'abord, une petite mise au point, presque technique, s'impose. Le groupe a qualifié ce disque de LP, mais avec ses 6 titres ne remplissant pas la demi-heure, il est plutôt recommandé de le faire rentrer dans la case "EP", n'est-ce pas ? Une fois ces considérations faites, il serait bon de découvrir le contenu de cette galette, n'est-ce pas ?
TKM veut faire de ce disque une sorte d'hommage à une décennie passée à écouter de la musique, réunissant la finesse d'un bon Cave In, la loudeur éléphantesque d'un Pelican, le velour d'un Interpol ou encore la mélancolie d'un Radiohead (dixit la fiche promo), et des années à en jouer, quitte à élargir son spectre d'influences jusqu'à Cult Of Luna, The Cure, Tool, Rage Against The Machine, Unfold ou Rammstein. Autant dire que les bougres n'ont pas mauvais goût. Mais formulé ainsi, on pourrait croire que les Aveyronnais ne savent pas où orienter leur boussole et risquent même de s'enliser dans d'affreux plagiats, n'est-ce pas ?
Et TKM a fait de Generation un disque très "senti-métal" (l'influence de Deftones saute aux oreilles notamment sur "Long hair") mais en plus d'offrir de grosses parties émo comme savent ou savaient le faire des frenchies comme Feverish ou Tang, il ouvre des opportunités à des tranches plus chaotiques et d'autres, orientées post-hardcore ("Double vie"), ainsi qu'une phase totalement dénudée ("Thank you all") mais nullement dénuée d'intérêt. On soulignera l'effort apporté au chant, aussi bien exécuté en français qu'en anglais.
Il est seulement dommage que certaines des références citées précédemment viennent frapper l'esprit, une dose de personnalité supplémentaire n'aurait rien gâché à ce disque. Mais vu que le son envoi du steack, que le groupe (se) procure énormément de plaisir et que le tout est livré à un prix défiant toute concurrence, on aurait tort de s'en priver, n'est-ce pas ? D'autant plus que TKM semble avoir accompli sa mission : nous laisser encore adolescents devant les "Back to school" et autres "Bulls on parade", n'est-ce pas ?