Throneless Pas toujours facile de faire des chronique et d'argumenter. Notamment quand on tombe sur des formations qui, 90 % du temps, jouent quelque chose de déjà maintes fois entendus jusqu'au plus petit détail. Throneless ne dérogera pas à la règle, cependant ils pourront se targuer d'avoir bien exercé leur mission. Quatre morceaux pour trente-six minutes de musique : tu l'as compris mon ami, ces Suédois-là font du Doom. Un bon vieux doom bien haineux et dégoulinant comme il faut avec une vieille prod dégueulasse à la Electric Wizard face à qui Throneless n'a pas à pâlir niveau lourdeur et apport en calories, un chant lointain et incantatoire et une batterie aussi pachydermique qu'un diplodocus complètement défoncé.

Et ? Et ben c'est a peu près tout, tu peux retourner écouter Electric Wizard quand même, Throneless n'essayant pas réellement de sortir des sentiers battus (et là quand on dit battus, c'est à coup de massue) et rebattus du doom à la sauce stoner 70's. Encore une fois si c'est indéniablement bien exécuté et en accord avec les canons du genre, il faut avouer que le headbang a rapidement tendance à céder la place aux ronflements, la faute à un manque claire de variété.

"Reaching for the dead" tente clairement de proposer autre chose, mais son riff acoustique lisse nous ramène plus à du doom gothique à la Paradise Lost, et alors ça c'est vraiment pas ma tasse de thé mais c'est surtout un peu hors de propos avec le reste de l'album, sans parler du blast beat qui clôture le schmilblick un peu a coté de la plaque. Bref, d'un coté ça sonne pas de manière très originale, de l'autre, le groupe se plante dans le fossé quand il essaye des sorties de route. Quid du classicisme et de l'originalité.