metal Métal > Third Eye Machine

Biographie > ouvrez votre troisième oeil...

C'est Mr Paak (chanteur) qui est à l'origine de la formation du groupe dés 1996, il s'entoure de Duzz (guitariste), Loot (bassiste) et Nerik (batteur), la machine du troisième oeil est lancée... Le quatuor basé à Chambery sort un premier CD en 1999, cette autoprod leur permet de faire des concerts et de se faire remarquer par David Weber (producteur de Shovel, Lofofora...). Le suisse va produire leur premier album qui sort chez Thundering Records en 2002 : Lookin' for cure. Le groupe n'est pas totalement satisfait est se remet illico presto au boulot, ils sortent un deux titres "West Balkans project" enregistré par Sam Albert (Nostromo, Bumblefoot...), fait une apparition sur la compil Metal area et retourne en studio, cette fois-ci avec Laurent Vernier, Third Eye Machine montre son vrai visage avec Romkert, l'album qui sort au printemps 2004 toujours chez Thundering Records.

Review Concert : Third Eye Machine, Coolness'tival à Montdidier (nov. 2005)

Third Eye Machine / Chronique LP > Romkert

tem : romkert Belle pochette, beau digipak, beaux verts, Romkert en impose au regard comme au toucher, qu'en est-il de l'ouïe ? Et bien Third Eye Machine s'en sort plutôt bien également ! Leur métal très sombre est assez éloigné des clichés de notre temps même si les rythmes cassants et les phrasés alternent mélodie, rage et parlé ("Cutting"). L'état d'esprit, la science du détail et le souci de la présentation tout comme les ambiances et les directions musicales rapprochent TEM (l'accronyme des initiés) de Life-Kit, c'est même la seule comparaison qui s'impose... Car si le groupe est amateur de Tool (et de son "The third eye"), cela ne se ressent pratiquement pas dans leurs compositions (peut-être la douceur partielle du chant de "Soulmate" ? Peut-être l'ambiance étrange de "Armada" ? Peut-être les breaks épurés de "Battle" ?). Ils penchent davantage dans le lourd, le massif, le destructeur, rythmes incisifs et gros riffs n'étant pas de sortie pour plaisanter ("Romkert", "Pathetic"), d'ailleurs Romkert se traduit en hongrois par "jardin de ruines" (merci le press-kit !), c'est un peu ce que doit laisser le groupe derrière lui en concerts ! Même si c'est certainement plus pour le sentiment de désolation qu'appelle ce terme qu'ils l'ont choisi... Malgré quelques passages tempérés, l'album aurait pu tomber dans la monotonie sans l'intervention divine de Clem sur "Abszint", son chant clair vient nuancer la noirceur de celui de Mr Paak (pas toujours convaincant).
Avec Romkert TEM a quand même de quoi rallier de nombreux amateurs de métal sombre et réfléchi, s'ils ont le même souci du travail bien fait sur scène, il ne faudra pas les rater...