metal Métal > The Third Memory

Biographie > Crust à chat ? Crust sympa !

The Third Memory, un combo screamo HxC marseillais que rien n'arrête pas même la défense catenaccio du Milan AC des années 90 (une référence dans le milieu footballistique...). Dans le genre pressés, les Sudistes se posent là, dans le genre prolifique, ils sont plutôt pas trop mal dans leur genre. Jugez plutôt : deux démos, une tripotée de splits dont un avec Dominic (sorti chez Denovali Records/Impure Muzik) et un autre Only For The Sake Of Aching et deux albums "long-play" (Et de cela rien ne ressort en 2005 et The third memory en 2009), le tout depuis 2004, il y en a que ça laisse songeur. Pas les Third Memory qui foncent dans le tas, balançant à qui en veut bien leur cocktail sulfurique de screamo/hardcore underground et virulent.

The Third Memory / Chronique LP > The third memory

The Third Memory - S/t On plante le décor : une cave assez large pour contenir un groupe, les amplis et une poignée d'irréductibles, de la sueur, des décibels qui amplissent l'atmosphère et les organes qui se contractent. Des déflagrations screamo/punk qui viennent éclabousser les murs, une batterie frénétique qui imprime sa marque par la force si nécessaire, une audience qui se laisse gagner par la fièvre hardcore et sur scène, des mecs qui se déchaînent à n'en plus finir. Voilà, sur CD, The Third Memory, c'est à peu près ça, mais sans le côté visuel de l'expérience. On n'aura ici que le son mais déjà, ça nous laissera déjà une idée assez précise de ce que vaut le groupe. Production très sèche, crue et aride, mise au service d'une suite de morceaux qui se vivent autant que s'écoutent, The Third Memory, c'est de l'underground, du glaviot screamo/hardcore qui ne s'embarrasse pas des convenances. Une violence éructée dans un micro transformé en véritable messager des soubassements de la musique punk. Viscéral.
Une agression permanente, des guitares qui vont saigner les tympans, quelques moments de calme au milieu de cette tornade auditive avant une nouvelle décharge de riffs qui transpirent la haine. Lesquels se révèlent comme autant de défouloirs alors que rotules et clavicules cèdent sous les coups de boutoirs.The Third Memory ? Un crust punk sauvage et abrupt qui sonne comme un cousin éloigné et décadent de Kylesa, l'aspect métallique en moins. La haine en plus. Dès le départ, furie qui s'empare de ce disque éponyme n'en demeure pas moins vénéneuse et contaminatrice, malgré ce côté "arraché" qui peut parfois un peu rebuter. Car cet album sent le DIY à plein nez, la rage presque maladive de celui qui veut tout balancer, sans ce soucier des conséquences. L'l'insoumission hardcore, écorchée vive dans toute sa splendeur poisseuse. Eruptif et parfois rock'n roll, ouvertement exacerbé dans sa manière d'asséner son propos encore et encore, le combo marseillais pose là une belle mine sur la scène screamo/punk hexagonale. Alea, jacta est.