metal Métal > The Gay Corporation

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Formé en 2003 et rejoint depuis par des membres de General Lee et Shoemaker Levy 9, le groupe pratique un crossover de metal, hardcore et rock'n roll. Après un premier EP en 2005 (Dreams with Alcohol devil in my bed), le combo se lance dans l'aventure d'un premier album intitulé Spit your anger on my face, You are my favourite slave qui voit le jour en septembre 2007 via Head Records (Spinning Heads, Goodbye Diana, Pneu, Superstatic Revolution...). En aout 2008, le groupe nordiste traverse une triste épreuve avec la disparition de Flavien Naspinski, son chanteur et également bassiste chez General Lee.

The Gay Corporation / Chronique LP > Spit your anger on my face, You are my favourite slave

The Gay Corporation - Spit your anger on my face you are my favorite slave Ecouter un album de The Gay Corporation, c'est comme aller boire un verre à votre bar favori alors que le trottoir qui le jouxte est jonché par des fientes de pigeons urbains. C'est à priori pas très ragoûtant et pourtant vous y allez car au bout de ce terrain miné, il y a quelques bières belges et la satisfaction certaine des papilles gustatives. C'est la même chose avec Spit your anger on my face, You are my favourite slave : l'emballage rose à l'effet répulsif fait plutôt irrémédiablement penser à un groupe d'Euro-dance allemand des années 90 (joie...) mais ne vous fiez pas aux apparences puisque les The Gay Corporation jouent une musique qui s'adresse non pas aux mecs en cuirs mais bien aux durs à cuire des oreilles qui engloutissent les déflagrations et le martelage sonore comme d'autres les verres de Coca en période de "chroniquage" intense. Du gros son pour les hommes qui aiment... le gros son en sommes. The Gay Corporation pioche et incorpore autant dans le gros métal qui arrache, que le gros hardcore qui déboîte et le rock'n'roll qui fait des taches un peu partout, à l'image de la pochette maculée d'une substance dont on ne veut pas savoir la provenance.
Au programme de ce Spit your anger on my face, You are my favourite slave : un amalgame de son bien gras donc mais surtout de l'humour (également bien gras) à la manière de "Prohibition priest" en mode redneck américain ou avec "Skirt rising behind lizard" et son chanteur en mode crooner. "Beat me stronger than a horse" vient clore les 9 titres pour une demi-heure à la corrosivité chargée : 9 minutes de décharges... de décibels entre divagations saturées et volonté de ne pas couper les ponts tout de suite avec l'auditeur. Les nordistes vous harcèleront jusqu'à ce que vous soyez convaincu tôt ou tard et il vaut mieux pour vous que ce soit tôt, au risque de devoir raser les murs pendant le reste de la soirée.
The Gay Corporation ou la rencontre improbable de Botch, Kyuss et Wham! (l'illustre ex-groupe de George Michael pour les incultes... parce que oui, on a les références qu'on mérite) ! Foutrement jouissif et originaux, ces types méritaient largement que le W-Fenec s'intéresse à eux, même à retardement, et c'est désormais chose faite donc mission accomplie. Sex, drugs & The Gay Corporation !