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A première vue celà ressemble à un croisement entre Rob Zombie et Slipknot, une mutation génétique batarde qui dégouline d'hémoglobine et qui sévit dans la péninsule ibérique, un métal bien enrobé, cautérisé et qui a un certain mal à coaguler. Terroristars joue dans la cour du métal "in-your-face" (sic) et on peut dire sans crainte que l'appelation est justifiée.
Faisant table rase des vieilles influences métal classiques (genre année 80, voyez quoi...), Terroristars met la barre un cran plus haut, les ricains n'ont qu'à bien se tenir, et réussi la coup de poker de l'attitude de série B qui tient la route et de compositions musclées, gonflés aux protéines (contrairement à certains, suivez mon regard...). Avec un premier album Satanistars sorti le vendredi 13 février 2004, Terroristars pousse le bouchon un peu trop loin, et c'est tant mieux comme ça.

Terroristars / Chronique LP > Satanistars

Terroristars : Satanistars Satanistars suinte, dégouline, exhulte, jouie même sur "Himno de guarro", enfin c'est une galette pleine d'émotions, que l'on aurait tord de mettre au placard trop vite. Eboulements meurtriers, orages métalliques, coups de semonces qui n'en sont plus, Terroristars a toute une panoplie d'artillerie lourde pour arriver à ces fins et mettre l'audition à genoux, ce que Soulfly n'arrive plus. Cet album a plusieurs atouts pour lui, produit par l'espagnol Bigsimon, mixé par Fredrik Nördstrom (In Flames, Dimmu Borgir, Hammerfall), et masterisé par Mika Jussila (Nightwish, Children of Bodom et les excellents Therion), Satanistars part plutôt sur de bonnes bases, avec un son carrément excellent.
Rythme tribal, racines hispaniques, riffs démentiels, des guitares qui ne tiennent pas en place, "Norte errante" et "Choque 2004" surgissent avec violence et distillent un métal sans parcimonie, le tout dans la langue de Cervantès.
"Padre sinfe" s'annonce comme la bombe de cet album incendiaire, un brin d'Aphonnic dans l'air, une décharge électrique qui irrise l'air et lacère le silence, une mise en place minutieuse, (comme quoi on peut être minutieux même avec une tronçonneuse) qui explose et enflamme l'air de manière plus efficace qu'un cocktail Molotov. "Vuela tu cabeza" se développe sur la recette du calme avant la tempête, Terroristars ne convient pas trop pour endormir bébé, mais est parfaitement adapté à une furie qui s'empare des fosses de concerts. Terroristars développe son style tout au long de Satanistars qui est tout sauf monotone, les morts-vivants n'ont qu'à bien se tenir.