Teamkiller - Bound to Samsara Hardcore metal punkoïde old-school que ça envoie dans les écoutilles ce truc. Ok soit, vu le nom en même temps fallait pas s'attendre à un truc marshamallow... Mais là, on n'a pas le temps de se caler confortablement dans le fauteuil que le son des Teamkiller matraque déjà les tympans façon HxC américain typé 80's/90's. Ok soit (bis). Et pourtant au fil des morceaux, plutôt compacts et bien rugueux, en collant quelques tampons bien sentis dans la carrosserie de leurs auditeurs, les allemands parviennent à trouver leur voie, l'air de rien. Enfin un peu. Car, s'il est signé chez l'un des plus éminents spécialistes du genre sur le vieux continent, en l'occurrence l'italien Let it Burn Records (Poison My Blood, Scars of Tomorrow, To Kill...), le groupe n'est clairement pas du calibre de ses voisins de label.
Malgré tout, en délivrant sur ce Bound to Samsara une dizaine de brûlots bien virils et qui dépouillent ("No more", "Wolfmen"), des compos rythmées, bien maîtrisés techniquement et produits correctement, l'album se laisse dévorer entre deux poids lourds du genre, juste comme ça, pour digérer. Entre un metal assez véloce ("Eye of wisdom") et un hardcore résolument frontal, voire même parfois un peu bas du front, le tout doublé de quelques petits soli old-school bien sentis ("Face of glory"), Teamkiller harangue et fait fumer les amplis ("Illusion & reality") avant de balancer du gros son bien punk dans les tuyaux ("Wage of existence"). Et s'ils ne parvient pas complètement à convaincre, la faute sans doute à des morceaux qui manquent parfois un peu de coffre ou d'un petite zeste de folie qui rendrait l'ensemble furieusement subversif, les bûcherons restent solides, droits dans leurs bottes. Malgré cela, au bouclage et même si dans un registre bien balisé, "Take it to the streets" ou "Show no fear" assurent le minimum syndical, voire un peu plus...