metal Métal > Tayobo

Biographie > Cabaret Core

Un beau jour de 1999, Sam (batterie), Guillaume (basse et chant) et Fred (guitare) montent ensemble Quidam. Ce trio situé en pleine campagne à St Yrieix La Perche (pas très loin de Limoges), leur permet de goûter à la joie de jouer en groupe et de parfaire un style rock alternatif fusion. Puis, tout s'accélère. Sam quitte la formation, remplacé par Sébastien, et Tayobo voit le jour. Alors que la formation essaie de mettre sur pied un style brassant le métal, le hardcore, le jazz, le funk et j'en passe et des meilleurs, elle se retrouve plusieurs fois modifiée avec notamment l'arrivée d'un sampler. En 2002, un EP intitulé Paradize voit le jour et permet à Tayobo de partager la scène avec la crème de la scène rock et métal française : Lofofora, Psykup, AqME, Watcha ou No Return. 2006 est l'année du premier album, Django bang, suivi 3 ans plus tard de K-barré core, enregistré et mixé par Cédric Soubrand, avec le line-up suivant : Guillaume Anténor (voix lead, basse, sanza, vibraslap, piano), Jonathan Prigent (voix, chœur), Vivien Charrier (batterie, chœurs), Frédéric Célérier et Matthieu Sauriat (guitares).

Tayobo / Chronique LP > K-barré core

Tayobo - K-barre core Autant vous le dire dès maintenant : préparez vos oreilles ! Car nous tenons un O.M.N.I. (Objet Musical Non Identifié) ou presque en la personne de Tayobo. Le titre de l'album aurait d'ailleurs dû nous mettre la puce à l'oreille avant d'insérer dans le lecteur ce K-barré core, deuxième album des Limougeauds - Ici dans le cabaret core, il y a des cas barrés et des corps qui se traînent en vrac. - Toute une histoire ! A la manière d'une pièce de théâtre, cet opus s'ouvre avec une "entrée" ambiancée et décousue pour laisser place ensuite à la fureur du riff de "Bob triquard" ou l'histoire d'un mec froid et bizarre au teint blafard. Tayobo se met en scène avec son métal fusion un peu fourre-tout, rappelant les grandes heures de ce style en France vers la fin des années 90 et du début 2000. C'est d'ailleurs ce qui frappe de prime abord, d'autant plus qu'un fumet de néo métal s'exhale par à-coups de l'enceinte. Ont-ils un train de retard ou bien loupé la vague ? Question d'époque sans doute et loin de moi l'idée de m'en plaindre. Inévitablement, le fantôme de Psykup est palpable surtout lorsque la voix criarde du chanteur, pas très éloigné de celle de Julien, se fait entendre. Et puis, Tayobo joue sur le terrain humoristique avec un côté enjoué qui rappellera à la fois l'Autruche Core mais également les Marseillais de Tripod, époque Lèche. Parler de ces derniers sur cette chronique n'est au final pas si anodin au vu des points communs : un bassiste-chanteur magnant son instrument avec brio (avec un slap délectable), des suites d'accords et de notes tranchantes et efficaces et des rythmiques désarticulées, variées et éprouvantes. La maîtrise technique est incroyable à la manière d'un System Of A Down où les ambiances sont riches et multiples. Il est conseillé de s'accrocher pour arriver à capter les changements d'humeurs car ça va vite, très vite. Et comme Tayobo est d'un caractère taquin, c'est le président qui en prend pour son grade sur "Sarkophages show" (notez le jeu de mot avec "Sarko facho") - Je voudrais dire au Front de Libération des Nains d'Jardins qu'il en reste un ! - Et encore un groupe français qui devrait faire parler de lui très bientôt, un !