metal Métal > Tao Menizoo

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Polymorphic-métal, kézako ? En effet, le secteur primaire de Tao Menizoo, c'est le métal musclé, mais son spectre s'étant un peu plus, voir beaucoup plus que ça. Death, progressif, un peu de goth et un peu plus d'indus, voilà ce qui donne au groupe sa couleur musicale et sa ligne directrice.
Formé en 1997, Tao Menizoo a du subir deux refontes totales du répertoires après le départ de deux chanteurs consécutifs, difficile de trouver ces marques dans ces conditions, mais le noyau se stabilise courant 2000. Groupe à l'origine du collectif Wormcast, le groupe s'est produit mainte fois avec les autres membres du collectifs (C4, Ratamahatta, Sherkan, Bad Taste Family).

Tao Menizoo / Chronique LP > So blind

Tao Menizoo : So Blind Tao Menizoo revient pour son deuxième album, encore plus d'avalanches binaires, de déluges trashcore, de pistons industriels et de soupapes de sécurité relâchant la pression à tout instant. Le polymorphic-métal de Tao Menizoo c'est fait renommer modern-trash par certains, mais sûrement par des mecs old-school. Pas de ça chez nous. So Blind est auto-produit et à part le mastering qui a subi un outsourcing en belgique (et pourquoi se priver au prix du mastering de nos jours), ce sont 13 titres d'un métal infâme et sulfureux qui s'abattent sur la platine.
Une basse bien ronde, à faire se déplacer le caisson de basse, un chant hargneux, légèrement saturé, cette voix assez particulière que l'on a mis du temps à apprécier sur l'album éponyme du groupe, des guitares à la précision psychopathe, ce "So blind" gronde et ondule, titre éponyme, cataclysme ambient, passage atmosphérique futuriste, l'intérêt du Tao Menizoo c'est cette faculté à intégrer les influences mais en les utilisant d'une manière subtile et contrôlée, sans jamais sacrifier leur identité musicale personelle. Titre lent et à la limite de ce que le métal peut avoir de majestueux, "My funeral" se déroule avec confidence, léger changement de rythme, les guitares se font inquiétantes, voir même oppressantes, un arrangement de corde pour peaufiner l'atmosphère avec beauté, c'est un Tao Menizoo d'une autre dimension qui apparaît ici.
"Obey" ou "My reign" coulent avec un groove saturé hypnotique, "Crushed by illusion" est presque à la limite d'avoir des influences dub sur l'intro, entre Clone Inc. et Ekova version thrash, "Southern cross" déboule à cent à l'heure avec une rythmique qui rappelle un Zao ou un Zuul FX avec plaisir. Titre qui clôt l'album, "Mind control cross" explose de mille feux, lent crescendo métallique, c'est une perceuse à percussion qui ouvre le bal, bal à tendance sado-masochiste, lente oppression sonore, claustrophobie mélodique, atmosphère étouffante, le genre de titre qui ne se révèle qu'aux initiés, avec ses courants mélodiques sous-jacents subtils, ces mouvements de politiques rythmiques intérieurs, pour finir sur un apex atteint après une longue et lente agonie. Tao Menizoo a mis les petits plats dans les grands avec ce So Blind cataclismique, treize titres compacts et suaves, où la saturation croise le fer avec les rythmiques plombées et des mélodies hypnotiques.

Tao Menizoo / Chronique LP > Tao Menizoo

Tao Menizoo : Tao Menizoo Avalanche binaire, violence à la limite du hardcore, Tao Menizoo est loin de faire dans la dentelle, double pédale, basse vrombissante prête à tout pour accentuer l'effet massif, chanteur à la voix profonde, les influences death-métal sont là sans aucune discussion possible.
Atmosphère enlevée, comme sur "thorns" et ses oiseaux qui sifflotte, ce premier album présent un aspect massif avec des bords fignolés doucement avec affection. "Paranoid crisis" déboule comme un boulet de canon, fumant, comme "Innerängst" et son beat survitaminé. Aux rayons des influences, passons en revue Sepultura, Neurosis, mais on pourrait aussi bien les comparer à Noxious Enjoyment dans un registre plus sombre.
Riff qui groove avec violence, dans un registre plutôt basse que ténor, Tao Menizoo dépoussière les caves, avec des titres comme "Victims" ou "Belief", barrages de guitares, choeurs malsains, une section rythmique qui matraque, retourne le couteau dans la plaie avec délectation. "Sin of flesh" déverse aussi son content de décibels, de la même manière que "D.N.A." à la tendance binaire et primaire, à la subtilité lointaine, qui s'enflamme sur un trémolo saturé de guitare, qui lui est divin.
Pour résumé, Tao Menizoo c'est massif, un mur de guitare claqué contre le mur (le sang sur la pochette, hein ?), avec une lointaine influence death qui transparaît sur le chant rauque, "Come inside my hell" vaut son pesant de cacahuètes ou sa barique de sang, c'est selon...