tal k mas : le fils des cendres Ambiance post-apocalyptique pour les images et les textes, rage fusion/nu-métal bien sentie, revoilà Tal K Mas avec cette fois-ci un album bien plus abouti que l'EP prometteur mais perfectible 2050 qui nous avait permis de découvrir ce groupe il y a déjà 4 ans. Et disons-le tout de suite, les quelques remarques négatives écrites à l'époque n'ont pas lieu d'être sur Le fils des cendres, les textes sont plus réfléchis, mieux écrits et la voix est bien plus qu'un vecteur de messages (pessimistes). Et il semblerait que Tal K Mas ait nettement progressé dans tous les domaines, pour peu qu'on aime la fusion et décortiquer les influences, les multiples provenances de leur métal permet de faire fonctionner ses sens et sa mémoire pour retrouver à quoi raccrocher tel ou tel passage. Jouant aussi bien sur la puissance que la nervosité, ajoutant parfois un grain de folie rappelant Biocide ou Tripod, les guitares s'en donnent à coeur joie pour nous déboussoler. Les ambiances sont donc assez variées et la richesse des sonorités est mise en avant par la prod' de Baptiste Bouchard (guitariste de Aeria Microcosme et Simone Choule qui s'est déjà illustré en produisant les débuts de My Own Private Alaska !), nouvelle preuve que les "petits studios de province" peuvent envoyer du lourd ! Bien que l'ambiance ne soit pas propice à la fête, les membres du combo ont fait participé leurs potes sur cet album, au premier rang desquels on retrouve Guilhom, l'ex-Ipecacuana (à moins que le groupe ne reprenne ses affaires) et actuellement chez Bran Terror qui vient donner un coup de main pour trafiquer "Carrie" (un titre inspiré de celui d'Ipecacuana justement... Sur "Bachyd", ce sont entre autres Yann, Melvil ou Shen2 qui le rejoignent. Cette effervescence contraste avec les titres interludes ("Nyamba", "Ode ordinaire") où parties électros et sons plus clairs sont à l'honneur.
Tal K Mas nous propose une pro-fusion d'idées toutes bien maîtrisées et donc un album costaud à tous les niveaux.