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Superbutt se forme en février 2000, en direct de Hongrie, et leur premier enregistrement apparaît sur un tribute album à AC/DC.
Après quelques festivals et pas mal de concerts, Superbutt signe sur la division hongroise de Warner et sort son premier album 2 minutes for roughing en février 2001.
Après une tournée européenne et la sortie de leur premier album en france, Superbutt revient avec The unbeatable eleven en novembre 2004. A cette occasion le groupe tourne aux côtés de Enhancer, Tagada Jones, Skull et S-Core. Deux ans plus tard, les hongrois sortent Black soup via le label Dirty8 (Sikh, S-Core, Housbound, X-Vision...) puis participent notamment au Dirty8 tour en 2007 aux côtés des 4 autres groupes du label.

Review Concert : Superbutt, Dirty 8 Tour 2007 / Episode 9 : Aix-en-Provence

Superbutt / Chronique LP > Music for animals

Superbutt - Music for animals Sorti à l'automne dernier un peu partout en Europe via Sonic Attack ... mais jusqu'à alors pas officiellement dans l'hexagone (on ne se demande même plus pour quoi), Music for animals des toujours burnés Superbutt a finalement le droit à sa petite distribution frenchy par le biais du toujours affuté label Dirty8 (Housebound, S-Core, X-Vision). Un cinquième album pour le plus francophone des groupes hongrois (ce qui explique aussi cette sortie, sinon c'était mort hein...) et une nouvelle rasade de ce groove-metal toujours charpenté et efficace qui vient brutalement faire l'amour à nos tympans aiguisés.

Premier titre et déjà, le groupe tape dans le mille. Grosse montée au front des guitares, la batterie en appui et une mélodie qui ne tarde pas à dépoussiérer les enceintes : c'est toujours aussi énergique, drôlement bien foutu, d'une efficacité groovy métallique assez redoutable et accessoirement bien rock'n'roll. Superbutt est prévisible certes, mais en même temps, vu que ça fait une tripotée d'albums qu'ils ont tout compris, pourquoi se priver ? "Cleaver" est donc une belle rouste d'entrée et "Best plays" qui place le climax un peu "marshmallow" en début de titre pour ensuite brutalement déballer le matos, ne fait que confirmer l'évidence. Ces hongrois savent y faire. D'autant que techniquement, c'est plutôt pas mal branlé quand même, avec en sus quelques friandises death qui font du bien par où ça passe.

Une première volée de titres qui démanchent quelques vertèbres sans trop forcer ("The devil you run with" et sa basse fracassante, "Natasha" qui rentre dans le gras de l'auditeur sans prévenir, "Out of reach" et ses pics de pressions bétonnés à coups de soli mastoc et ravageurs), ce Music for animals a déjà allègrement rempli son cahier des charges. Mais le hongrois n'est pas un petit joueur alors, il en rajoute une deuxième couche, avec un "Of this gloom" qui démarre la fleur au fusil, sans pour autant s'éteindre quelques minutes plus tard, ou un "Ugly head" gueulard à l'image du titre (même si on aurait aimé un peu plus). Là est sans doute le défaut évident de l'album (le seul ?), à savoir le côté un peu trop uniformisé d'un ensemble que les Superbutt maîtrisent certes à la perfection, mais sans se fouler à prendre quelques risques un peu casse-gueule (à l'exception peut-être de "The murder of Socrates").

Pour le reste, rien à redire, c'est solide, toujours aussi bien foutu et même un peu plus ("Evil blues", "Revolting kids"). Peut-être pas l'album de l'année mais qu'est-ce que ça défoule bordel...

Superbutt / Chronique LP > You and your revolution

Superbutt - You and your revolution Avec un artwork assez explicite, tu aurais pu craindre que les Superbutt n'aient changé de registre après deux albums bien groovy et sévèrement burnés. Tu peux être rassuré, le nouveau cru des Hongrois te mettras une bonne claque sur tes p'tites fesses en respectant à la lettre les dogmes du groove-metal qui démonte... Exemple avec "Last call" : grosses guitares, breaks décalés, rythmiques qui pulsent dans les tuyaux et mélodies béton, pas de doute, on est chez Superbutt. La recette ? Un Andreas (le frontman fou) charismatique à souhait, une puissance de feu incontestable sur laquelle viennent se greffer des éléments musicaux à la fois efficaces et furieusement cool, comme sur "Killer". Zéro mise en abîme égocentrique ou réflexion abstraite sur le moi profond et les tourments insondables qui hantent une âme torturée, on n'est pas vraiment là pour ça. You and your revolution est un album qui s'écoute d'une traite, une bière fraîche dans la main, l'esprit complètement pris par la tornade hongroise. Qui s'amuse avec quelques samples rigolos sur "Figure" et qui envoie son armada métallique se mettre en branle pour brûler le studio (au choix : "In vain").
Riffing mastoc, des compos qui sentent la poudre ("Lift her", "With nails"...) et un petit côté Clawfinger/Downset revival en mode "bûcheron" pas mal foutu. Certes, il était difficile pour le groupe de passer après l'excellentissime Black soup, mais finalement, Your revolution... se laisse quand même gentiment dévorer non sans un plaisir carnassier évident. Certes, c'est sans grande surprise mais comme c'est bigrement efficace..., surtout quand le Superbuttcrew se met à attaquer les enceintes à coups de "You and your revolution" aussi éponyme qu'incisif ou de "Mother's day", qui y va gaiment lorsqu'il s'agit de distribuer les avoines en même temps que le colossal frontman balance son flow rageur et ses mélodies carnassières à la face de l'auditeur (sur "Gone far" notamment). Forcément de grosses baffes en live. Pas d'énormes claques à l'horizon cela dit mais des titres toujours impeccables qu'on empile encore et encore jusqu'à plus soif. Comme d'hab', il n'y a pas la moindre faute de goûts mais plutôt une flopée d'hymnes groove-metal taillés pour la scène, une sacrée énergie déployée pour faire heabanguer les masses et un savoir-faire irréprochable. En clair : un nouvel album à l'image du combo hongrois. Sympa, frais et absolument imparable. Presque trop facile.

Superbutt / Chronique LP > Black soup

Superbutt : Black soup Avec un petit sample en guise d'intro et toute de suite les guitares qui entrent en fusion, Superbutt ne perd pas son temps en futilités et autres politesses d'usage, il fonce droit dans le tas et taille dans le gras sans coup férir. Un groove métallique qui fracasse, un chanteur au charisme incroyable (en live, c'est du reste un festival à lui tout seul) et des compos qui font mâl(e), le combo hongrois livre d'entrée de jeu, une solide entrée en matière avec un "Broken nose" à l'imparable efficacité. "Better machine" et sa frénésie rock'n roll façon System of a Down puis "Mother goose" et son riffing implacable. Le folklore groove-metal des hongrois fait ici des ravages ("Flipover", "Delusion day"), ceux-ci insufflant dans ce Black soup une bonne dose d'inventivité et de second degré qui fait que l'album est un vrai divertissement haut de gamme. Du bon gros son qui tâche et nous fait headbanguer comme des demeurés dans le salon... Un petit blockbuster rock/metal pur et dur en sommes, mais à la hongroise.
Les titres s'enchaînent et les Superbutt font ce qu'ils veulent. Un peu de punk-rock en intro, du gros riff qui déboise dans la suite, des mélodies émo sorties de derrières les fagôts ("Wounds to heal"), une section rythmique qui frappe sec (la basse volubile de "Here and now"), une prod bien clinquante, tout est là pour combler les amateurs du genre. Et comme le bûcheron hongrois est du genre excellent technicien, on s'incline devant la démonstration de ces gaziers qui s'imposent de par leur feeling comme les dignes alter-ego balkaniques des frenchies de Sikh (leurs camarades de jeu au sein du label Dirty8). Après cinq titres, on est déjà conquis, comme on l'avait déjà été par The eleven unbeatable et le pire, c'est que ça continue comme ça dix titres durant... ("Washaway", "Johnny Bravo"...). Des litres de liquide inflammable, une belle cargaison de riffs déchargée directement dans les enceintes, Superbutt craque une allumette et enflamme le tout sans sourciller. Impossible d'extraire un morceau plus représentatif qu'un autre, Black soup est une collection de tubes groove metal, une série plutôt brûlante de compos incendiaires et joyeusement amplifiées. Jouissif et sévèrement burné.

Superbutt / Chronique LP > The unbeatable eleven

Superbutt : The unbeattable eleven Superbutt avec son The unbeatable eleven frappe un grand coup.
Le premier titre donne le LA, met la barre à des hauteurs hymalaiennes, le manque d'oxygène à les effets totalements opposés à ceux escomptés, "Pionneer" est impressionnant à la fois dans sa fusion d'influences, dans son énergie mais aussi dans sa production, clean et puissante, impossible de reprendre son souffle, les guitares déboulent à toute allure, la batterie est jouer par Shiva et ses multiples bras, le chant est carré et propulse le refrain sur des rails huilés, le -hou la la la-, ridicule sorti de son contexte, est doté ici d'une puissance de feu incroyable. "Pionner" serait-il juste le titre phare placé en tête d'album pour convaincre de la crédibilité du reste et faire pencher la balance ?
Non, malheuresement, The unbeatable eleven mérite bien son titre, puisque les 10 titres restant sont de la même veine, du même acabi, de la même trempe, "Fishmachine", "Eat my brains", même le très atmosphèrique et lyrique "Bonestar", sont autant de clous plantés un à un dans les tympans. Cet album mérite le clou que l'on trouve sur le côté de la boîte, à l'instar de Stud, même si les titres et leur puissance sonore se suffisent à eux-mêmes.
Entre paroles censés -I pumped up my head and now it's all so big- et paroles étendards -I can piss in the pool, I can break any rule-, Superbutt évite la simplicité, tout en gardant quelques paroles simplissimes qui s'incrustent dans le subconscient comme autant de munitions musicales.
Une basse qui claque, entre cocotte funky sur "(Joe de Miro's) Concrete shoes" et quelques gros rythmes binaire à la Godsmack sur l'ensemble de l'album, des guitares qui font barage, l'artillerie des hongrois Superbutt vaut largement celles de groupes américains tel que Chimaira ou American Head Charge.