metal Métal > Super Fudge Chunk

Biographie > SFC ou la montagne Pelée...

L'Auvergne est une terre volcanique, et si un volcan peut dormir durant pas mal de temps, le jour où il se réveille (ou se révèle), ça fait mal. Super Fudge Chunk est un groupe volcan... Une sorte de montagne Pelée qui s'est construit lentement pour nous péter à la gueule aujourd'hui. C'est en 1996 que le groupe se forme dans la région de St-Etienne, ils sortent une première démo en 97 histoire de faire davantage de scènes et de se faire connaître pour apparaître sur diverses compilations (Forez live, Si t'es musique). En 2001, ils bossent sérieusement sur un maxi (L'instinct éternel) mais leurs routes ne croisent la mienne qu'à l'occasion de la sortie de la compilation Boukan #2, le titre "Nostalgic" y est une des bonnes découvertes. Mais de bons titres sur des compils, on en entend souvent et on ne retient pas toujours tous les noms... Le volcan de type peléen continue donc de bâtir sa cheminée, Super Fudge Chunk change de guitariste, en 2002 Thomas rejoint Jonathan (chant, guitare, machines), Emmanuel (basse) et David (batterie). Ensemble ils composent et enregistrent de nouveaux titres au studio E, ils sortent en juillet 2003 sous le nom de Zoanthropy, et c'est là que le volcan explose. Il risque de ravager tous les auditeurs qui s'y frotteront... (pour plus d'infos sur les volcans, suivez des cours de collège ! Et oui, je sais, les volcans auvergnats ne sont pas de type péléen).
Leur premier album sort en avril 2006, Raising from ashes a été enregistré, lui aussi mixé et masterisé au Studio E (Ecotay) par Bruno Preynat.

Super Fudge Chunk / Chronique EP > The first... short stories

Super Fudge Chunk - The first... short stories Depuis un peu plus de 5 ans et Raising from ashes les Super Fudge Chunk étaient un peu sortis de nos écrans radars... Ils sont allés draguer en Angleterre (et ont pour cela sorti l'EP The fall of Babylon en 2008) mais c'est bien sur notre territoire qu'ils préparent leur retour : l'album The first and the last étant prévu pour les semaines à venir (fin mars si tout va bien). Histoire de refaire parler d'eux en amont, ils proposent un EP un peu particulier parce qu'il comprend 3 titres qui seront sur l'album dans des versions "short radio edit", un quatrième en version "acoustic mix" et un dernier remixer option "dance together". Cette déclinaison du LP intitulée The first... short stories reprend ses belles couleurs et permet de nous faire patienter ou plutôt saliver...
Alors même si on prendra certainement plus de plaisir à écouter les versions retravaillées en connaissant les titres originaux, "Blood red sky" en acoustique est très accrocheur grâce à la chaleur dégagée par la guitare et les sons environnants. Le bidouillé pour les dance-floors "Together we cry" est plus qu'intéressant car ce n'est pas un simple remix avec du "boum boum" bonus, il y a un gros travail sur les sons électroniques et c'est un plaisir de découvrir le morceau comme cela... Il faut certainement féliciter Jonathan pour cela car c'est lui qui en plus de son travail de musicien, compositeur, chanteur s'est également chargé d'enregistrer, mixer et produire les galettes ! Les trois premiers morceaux sont moins retouchés, ils sont présentés en format "short radio edit" et donc certainement écourtés. On a quand même bien le temps de profiter des ambiances qui oscillent entre Faith No More (effets, bidouillages) et Filter (attaques du rythme, clarté du chant, impact des mélodies) avec pour moi un titre qui se détache du lot en l'occurrence "The sky is open" tout simplement rendu fabuleux par une construction qui permet au chant comme aux instruments de se mettre en valeur avec une grande pureté (ce qui me rappelle les grandes heures de Title of record).
Te voilà prévenu, Super Fudge Chunk est de retour et il y a fort à parier que The first and the last nous impressionnera encore, en tout cas, c'est ce que laisse penser cet EP éclaireur...

Super Fudge Chunk / Chronique LP > Raising from ashes

Super Fudge Chunk : Raising from ashes Aprés Zoanthropy, un EP plus que prometteur, la sortie du premier album Super Fudge Chunk était sur nos tablettes et une fois la serrure du digipak forcée, le groupe nous surprend à nouveau... Leurs côtés sombres présents sur le maxi se sont dissipés au profit d'envolées lumineuses. En effet les riffs charbonniers sont rangés au placard et si l'influence de sieur Patton (plutôt période Faith No More) est toujours présente (l'énormissime "The fall of Babylon"), tout en gardant sa force rythmique le groupe a évolué vers davantage de calme et de volupté, en témoigne "Yael" où le chant complètement pop n'est pas sans rappeler le Radiohead de Pablo honey ! L'autre comparaison qui s'impose à mes oreilles est celle mettant Jonathan au niveau de Richard Patrick, et oui, certains passages de compos (et pas seulement de par le chant) font clairement penser à Filter ("Pushing away", "Miracle"). Pour en terminer avec les ressemblances, je rangerais "Conte de fée" dans le même tiroir que le "Lobotomie Sporting Club" des Kerplunk, un titre de poésie hallucinée chanté en français, la façon d'envoyer le premier couplet tout comme celle dont se termine le titre en font un ovni rafraichissant... L'utilisation du français apporte aussi un certain plus, un avis renforcé par "Les larmes", si au premier abord, les textes semblent être un handicap (Il y a des gens qui pleurent (...) Ce ne sont que des gouttes d'eau (...) qui finissent par sécher), on se laisse ensuite emporter par la dynamique et le sample... Transition simple pour noter (à nouveau) l'importance des machines qui font plus qu'assister les guitares dans leur entreprise de création d'ambiances (cf leur travail commun sur "Titanium") en terminant l'album de fort belle manière ("Miracle").
Et si tu n'en avais pas assez des 10 titres de cet excellent Raising from ashes, le code fourni sur le digipak t'offre un titre bonus en ligne. L'étape suivante pour nous c'est de vérifier tout le bien que l'on pense des SFC sur scène...

Super Fudge Chunk / Chronique EP > Zoanthropy

super fudge chunk zoanthropy Après les premières secondes de "The fall of Babylon", on se dit "encore un clône de Coal Chamber", riffs plombés, voix filtrée, rythmiques lourdes, la prod' est impeccable (bravo au studio E et à Bruno Preynat) mais on n'a pas le temps d'évaluer la qualité de l'enregistrement que notre esprit remplace Coal Chamber par Faith No More au rayon "associons ce groupe à un autre". Super Fudge Chunk est sur la durée difficilement incomparable, ils puisent avec brio dans plusieurs rayons ce qui les intéresse pour écrire leurs compos. Jonathan et ses comparses sont néanmoins forcément fans de Mike Patton, il est à l'aise dans tous les registres et s'amusent comme le maître à surprendre son monde. Comme Mike, il est fan de machines et s'en sert très bien, en témoignent les loops de "Dunes (calling you)" ou "Purple", les ambiances s'installent et le mixage avec les autres instruments est très fin. Les ligne mélodiques ("Closer to god") du chant contrastent avec les guitares qui nous entaillent profondément, appuyées par une rythmique sans faille et quand la voix s'obscurcit elle aussi, on a de très bons passages, surtout s'ils sont adossés à des breaks tueurs ("Black mood").
Les 6 titres et le petit bonus sont tous de très très haut niveau, si Super Fudge Chunk était un groupe parisien, il serait certainement déjà connu et admiré de tous, à l'écart du microcosme médiatique parisien, ils ont su se construire doucement (mais très sûrement !), sortir une démo au son énorme (sans star derrière les manettes) et se faire distribuer nationalement par Musicast, on les attend maintenant sur scène hors de leurs bases... Pour le moment, on ré-écoute avec joie ce qui est certainement le meilleur EP sorti cette année en terme de métal français.