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Biographie > Stud, cuvée nancéenne

Issu du vignoble Nancéen, Stud est un quatuor fondé sur les restes de Ess, dissolu en 2000. Moe (chant) et Boub (guitare) rescapés d'Ess, à l'aide de deux nouvelles recrues (les frères Koju et Kothieums) décident de donner un second souffle au groupe. Dès 2001, les 4 se mettent à composer ensemble et sortent un maxi à vocation promotionnelle, L'instant tanné, en 2003. Le groupe continue de composer et enregistre un premier album avec la complicité d'Oliv', leur génie du son qui s'est occupé autant de l'enregistrement que du mixage; le mastering étant accompli par Jean-Pierre Bouquet. La galette est sortie à la fin de cet été mais demande à être distribuer.

Stud / Chronique LP > Transgressif

Stud - Transgressif Avec une originalité en matière de visuel-packaging -on est à cheval entre les deux- car le groupe a inséré un clou rouillé dans la boîte du CD (verticalement dans la niche vide à gauche), et pas une petite pointe, un clou de chez clou si vous voyez ce que je veux dire, comme un clou de tonneau...Reste à savoir si la totalité des disques sera ainsi scellée!
Mis à part cette excentricité, le groupe nancéen délivre à travers ce premier album une décharge de métal et joue avec les divers registres du genre (hardcore, trash, néo...). Côté production, pas d'anomalie à signaler, les gens ont plutôtbien bossé que se soit Oliv' ou le redoutable Jean-Pierre Bouquet au mastering.
Les morceaux sont souvent construits autour de couplets assez violents entrecoupés par des refrains et/ou choeurs aériens. En écoutant ces titres, on cherche les influences, il y en a c'est certain (Sherkan, Watcha ou encore les Red Hot Chili Peppers voire des relents de Black Bomb A) mais aucune ne frappe, comme si le groupe avait butiné de parts et d'autres avant de délivrer leurs compos sacrément décomplexées. Le chant est déclamé clairement et de façon variée au fil des titres, que se soit de manière rauque ou gutturale ("Chief"), mélodieuse (la plupart des choeurs, notons les bons "Words" & "Les gens" , ou rappée "L'embolie"). Cette clarté du chant contraste parfois avec le style du groupe mais permet de mieux le mettre en exergue. "Ombre " à sa façon est un hymne à l'amour! Mais pas de niaiserie puérile ici, plutôt une intelligence scandée sur un bon gros son. Jugez-en plutôt : La peur et la haine poussent les êtres à s'ouvrir les veines / le sang coule pour des motifs futiles, un peut d'amour, ce serait bien utile. Même si le morceau vire de façon brutale au milieu, "Le lien" est construit autour d'une jolie guitare qu'on a la joie d'entendre au début et à la fin de manière très posée. Tout au long de l'album, les compos changent allègrement de rythme allant d'une pop ("Ess") au hardcore haché de "Comme dans un étau". Le groupe sait aussi se faire plus aérien, en témoignent les guitares de "l'Ombre" ou les choeurs des "Gens". La section rythmique sait se faire très pressante ("Chaotique vue d'esprit") et le groupe utilise des riffs terriblement efficaces (sur le triplé "Words", "Ombre" et "L'embolie"). A la fin de cette grosse demi-heure de libre expression, la recette, correctement maîtrisée, peut en laisser quelques-uns perplexes, mais personnellement, j'adhère et espère ne pas être seul.